
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Publié par Super Pépin à 23:35:35 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 19:54:33 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 21:55:54 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) | Permaliens
Sens dessus dessous. Et des cris et des rafales.
Des insectes volants aux allures de faisans, aux armes de mantes religieuses, brisant carreaux et portes, et bourdonnant trop fort. Des meutes de chiens errants qui dévorent les passants, des hordes de chats fous, des oiseaux assassins...
Le rêve gris dans le ciel. Ils se rapprochent, à présent, à présent je peux voir : ce ne sont plus des oiseaux...
Mais les chiens se tairont sur le passage de ceux qui ont cessé de les craindre.
Serai-je donc un jour prêt à sortir de la cave, juste avant que les monstres ne viennent me dénicher
Seront-ils silencieux comme il me l'assura, sagement indifférents pourvu que je sois brave
...
Publié par Super Pépin à 22:07:19 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Moi, je ne vois rien ; jamais.
Les pays que je rêve, les pays que je porte, je ne peux pas m'y rendre rien qu'en fermant les yeux.
Des neiges éternelles et des sapins gelés, de la mer sérieuse sous les braises de l'aube, j'ai peut être l'odeur, le souvenir du vent et le poids sur le coeur...
Surtout ce poids, qui fait enfler le coeur et donne mal au crâne.
Mais dès l'instant enfui, lorsque tombe la nuit, elle mange les images qui auraient dû brûler ma rétine pour y rester toujours... mes images... et je me trouve aveugle, pour jamais dépouillé de tous mes souvenirs.
Je peux bien les conter, je peux les griffonner, mais il m'est interdit de voir encore une fois, tout seul dans le silence. J'ai beau brasser le vide, écarquiller les yeux, le fond de mon esprit est noir comme l'oubli...
Mes images perdues qui jamais ne me bercent avant de m'endormir...
Publié par Super Pépin à 21:08:52 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
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