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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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Insomnie | 14 octobre 2007

Le sommeil réparateur.
Encore une imposture.
Rien qu'une nouvelle farce dans la grande farce...
Comme des poupées russes...

Quelque chose s'est brisé, définitivement, une connection rompue. Il sombrera encore, mais ne dormira plus.

L'inconscience.
Peuplée peut-être encore de rêves dérangés, mais quelque chose en moins... ou en plus...
Le sommeil des fous...

Il aura dans la bouche l'infâme goût d'acétone à chacun de ses réveils, et dans son esprit embrumé, les mêmes colères rentrées, le souvenir amer du repos perdu.

Et l'odeur agressive des cendres refroidies, trop près de son visage.

L'inspiration qui fait défaut. Qui bouillonne et s'enfuit, au tout dernier instant...
La frustration suprême...

Les vapeurs de l'alcool qui atténuent un peu... et qui frappent un grand coup, le calme revenu...

Remettre à demain... et croire à ce mensonge...

On n'oublie jamais rien, et l'on supporte tout.

 

Publié par Super Pépin à 03:12:20 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

Titre | 13 octobre 2007

 

Les bruits blancs.
Les trous d'eau qui nous font trébucher.
Suspendus au-dessus des marais mortels, des bruits blancs, continus, lourds...
L'absence.
L'absence encore...

"Rien n'est plus terrible que l'absence d'émotions"

Quand les souvenirs gèlent et se raidissent, comme autant de cadavres tout au fond de l'oubli. Quand le coeur ne bat plus pour les pages tournées, quand les mains cessent de trembler lorsque l'on s'épanche...

Lorsque les ombres qui serraient les tripes se dissipent dans les tempêtes monotones de l'Indifférence...

L'absence encore.
Le vide. En-dedans, en-dehors.
Eteintes ces flammes vacillantes.
Etouffées les mélodies harmonieuses...

Des bruits blancs sur un d'accord triton, des plaintes dissonnantes de fantômes maudits...

L'oubli.
C'est donc ça n'est-ce pas? Lorsque rien ne frémit plus au son des voix d'antan, lorsque l'oeil reste sec à la vue de photos cornées, fanées, jaunies...
C'était seulement cela...
Aussi inéluctable et simple que de cesser de vivre.

Publié par Super Pépin à 00:37:29 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

vodka | 11 octobre 2007

"La Terre te convient, à toi. Elle, elle est ailleurs. La terre ne suffira jamais. Elle sera toujours loin."

Il y avait cet homme. Voyageur de toujours, amoureux des eaux qui jamais ne sut nager. Les mers lointaines, les océans, il les avait tous parcourus. Et si les blattes couraient sur son visage durant les nuits de veille dans son padock, les pays visités en valaient bien la peine. Les naufrages et le froid, l'errance des voyageurs clochards, qui courrent le monde sans un sous en poche et qui s'en sortent toujours...
Pour atterrir en pleine réalité. Enfin, pas vraiment la sienne. Une vie de rien, une vie "normale", une vie "de merde".
Les neiges des pôles, les ice-breakers brisant la banquise, les falaises des Assors, la pampa, et les plaines du canada... Il en avait plein la tête, des couchers de soleils de tous les coins du monde, il en gardait les stygmates, dans son esprit, loin de tout, même s'ils ne comprennent pas... Les autres...

 Parce qu'ils ne savent pas...

Loin. Loin de tout, loin l'un de l'autre. Des milliers de mondes les séparaient, pourtant ils étaient faits du même bois. Jamais là, jamais vraiment présents.
L'absence.
La quête de l'autre, même sans illusion, portant malgré tout, ce vieil espoir qui nécrose le coeur... Des milliers de mondes... Pourtant de loin, ils sont pareils, de loin il l'aime et l'admire...
L'étranger...

Il le déteste autant qu'il l'aime, parce qu'il sait que le même feu consume son âme.
Lui, il n'a rien vu de tous ces rivages. Lui, il a peur des eaux il faut le dire.
Ce n'est pas parce que ses rêves sont submergés de vagues noires qu'il s'embarquera pour nulle-part, il le sait bien, et c'est son drame.
Le rêve ne suffit pas.
Mais dans le fond tout est là. "le diamant de Polichinelle"...
"Trop de saletés, trop de poussière"

"BALAIE,  BALAIE MON GARS..."

Ce marin qui balayait la mer...

Le diable Vauvert, il ne le rencontrera pas.

Les rails sur l'eau. Les rails qui tracent sous les embrins. La lèvre sèche, la cornée irritée, le coeur battant, haletant dans la brise il marche.
Parce que l'immobilité le tuera, il s'en doutait, on le lui a confirmé, une fois...
Avancer sous ce ciel plombé, sur les eaux qui ruminent tous les conflits du monde...

 Et les silures tranquilles, au fond du fond des eaux...

"Toujours ailleurs..."


Il y a ceux-là.
Qu'il nomme "amis", les frères de Rien...
Ceux-là qu'il a appris à aimer plus que sa vie. Plus importants.
Plus aptes peut-être, à accomplir une oeuvre qui le narguait depuis toujours...

Il y a celle-là, accrochée à son radeau brisé, cherchant en vain du regard des rivages qu'elle sait inexistants. Qui refuse de voir les silures qui nagent au fond du fond des eaux...
Il y a celui-là, qui erre dans l'ombre de la Grise, qui les a vus souvent, peut être de trop près...
Cet autre coeur maudit, qui converse avec Rien, et qui parle de quarks, mais que l'on comprend trop bien...
Cet autre qui ne dit rien... Mais l'on sait, parce qu'on apprend à comprendre... à force...
A force...


Et les vapeurs qui enivrent, qui perdent l'esprit dans le néant...

 Et les silures du fond du fond des eaux...

"Comment ça, tu as besoin d'eux? En quoi? Pourquoi?...

TOI ?!"

L'éveil du double, le maudit. Celui qui erre au fond de l'oubli et qui dérange, frappe et assome, quand, égaré on baisse la garde...

La Route est longue, semée d'embûches, tu seras seul, quoique tu croies. Quand même ceux-là te salueront; tu seras pour toujours damné.
Tu le sais bien. Aucune porte. Tu avanceras, vide s'il le faut, mais tu iras.
Et finiras comme les autres, les maudits, les incompris...

Les bienheureux...

 

 

 

image : Kubin

Publié par Super Pépin à 06:04:40 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (2) |

......... | 08 octobre 2007

m
 
"Ne faites pas le fier. Respirer, c'est déjà être consentant. D'autres concession suivront, toutes emmanchées l'une dans l'autre."
Henri Michaux

Publié par Super Pépin à 16:36:27 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) |

adieu cohérence...-_- | 08 octobre 2007

Je n'ai pas peur et je ne me réveillerai pas

Et les portes claquent dans la grande entrée froide.
Dressés les escaliers de marbres qui ne mènent nulle part.
-Des fenêtres fermées sur des murs de briques sales-

L'air est vidé, les murmures étouffés, même si le silence continue de gémir...

Fermés les coffres, jetées les clefs, brisée l'échelle pour monter aux greniers. Rien que des ruines, de la poussière, de la poussière, trop de saletés, trop de saletés.

Enterrées les histoires, les rêves et les espoirs. Enterrée l'Histoire, la seule, mortelle, la chaîne, le lien, qui semait la folie et déchainait les eaux. On ne la contera plus, on ne s'y perdra pas, on ne s'y perdra plus, l'ombre demeurera et creusera les plaies. Pour toujours.

Le silence et le froid, les bruits blancs qui comblent les trous d'eau qui n'auraient jamais dû se refermer, l'absence, l'absence.

L'absence

Le froid, l'indifférence, le silence et le vide, les marais qui s'étendent, et toujours le courant qui file entre les doigts.
L'obscurité pesante et les silhouettes fantômes des silures tranquilles au fond du fond des eaux. La solitude et son liceul glacé, ses pièges trop bien pensés et la douce malédiction qui portera le coup. Tout à la fin.

Les gifles des embrins qui sèchent l'oeil, la fuite sur les rails posés sur la mer et qui tracent, et le train pour nulle part qui ne repassera pas. Seul sur les rails, rien devant ni derrière, la mer autour et l'horizon interdit. Rien devant, rien derrière, venu du néant pour aller au néant et s'y trouver toujours.

 

Publié par Super Pépin à 01:47:57 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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