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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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arf | 22 octobre 2007

 

Elle est l'enfant du silence, la fille maudite d'une mémoire défectueuse.
Elle est le souffle interdit qui émane de l'oubli, de l'autre côté du rêve et des douleurs enfouies.
Le terrible secret qui soulève le coeur et glace le cerveau. L'histoire muette qu'il ne faut pas rejouer, la petite maudite dont le regard glacé  parvient à déchirer les souvenirs éteints.
C'est l'odeur de la cendre et de la peau tanée. L'odeur de la poussière et du feu qu'on laisse mourir.
C'est le vent sur la plaine et la dernière fuite.
C'est la foudre attendue qui n'a jamais frappé.
L'éternel gris du ciel et la dernière pluie.

Publié par Super Pépin à 04:24:06 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 21 octobre 2007

Il paraît que l'on peut voir briller les étoiles bien longtemps après leur mort.
Ainsi il ne pouvait s'empêcher de comparer ce ciel qu'il contemplait, avec sa misérable existence, sa furieuse volonté d'être reconnu, aimé.
Présent...
"Marquer le monde de sa putain d'empreinte."
Certains disent que l'on ne meurt jamais vraiment tant qu'il reste quelqu'un pour se souvenir de vous...
Il avait entendu dire par d'autres que ce sont les enfants, qui, portant dans leur sang les tares de leurs aïeux, leur assurent l'éternité...
Ce n'est pas ainsi que l'on marque le monde. Il ne voulait pas de ces fades consolations, de ces tentatives désespérées d'échapper à l'inéluctable.
Mais que voulait-il laisser au juste, que pouvait-il bien laisser derrière lui qui vaille la peine qu'on s'en souvienne?..
Des questionnements d'adolescent attardé, rien de plus, et c'est tout ce qu'il voyait quand il se surprenait à détailler malgré lui son reflet dans le miroir. A vrai dire, il réprimait toujours ce profond sentiment de dégoût à la vue de ce double qu'il ne parvenait pas à reconnaître.
Il s'embourbait dans l'abîme de ces pourquois qui lui tordaient le coeur, et savait trop bien qu'il s'y enfoncerait encore un peu plus chaque jour, jusqu'à la fin.
Laisser une trace. Ce déchirement entre la certitude ancrée de n'être rien, et ce besoin réprimé, cet espoir ridiculement ''normal'' de valoir "quelque chose"...
Stupide espoir de postérité dansant parmi toutes les Impostures qui accablent les hommes...
Il avait bien tenté de ne pas naître pourtant, mais comme les autres il avait été jeté au monde et voué au même destin. Parce que les sentiers brisés sur lesquels ils s'abîmait les pieds et l'âme mèneraient de toutes façons  au même océan, et qu'il faudrait bien qu'il s'y noie tout à la fin. Comme les autres.

 

 

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Publié par Super Pépin à 04:14:58 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

X | 19 octobre 2007

La violence latente, les sang qui bouillonne quand on quémende un peu d'inspiration.
Ca tourne, ça bout, ça ronge, déchire, tord et écrase.
Et la puissance des cris du silence qui saturent au fond de l'âme et que l'on ne peut comprendre. Trop de voix, trop de cris, qui étourdissent jusqu'au malaise, brisent, frappent et assomment.
C'est le ciel qui Ã©clate, la douleur de l'enfantement d'un monstre, un nouveau, ou peut-être un trop vieux, qui se détache et tombe, et qui prend forme, jeté dans les tremblements nerveux dont il s'est nourri...

J'ai trouvé la roue

 

 

 

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Publié par Super Pépin à 01:50:40 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 18 octobre 2007

Le plus difficile, c'est cette certitude qu'il n'est rien de juste ou d'injuste. Aucune frontière, aucun dieu à blâmer, personne à accuser, à punir, rien à renier.
Le plus difficile c'est de ne rien pouvoir tenter, toute l'étendue de l'impuissance.
Ne pas savoir, ne pas entendre...
Où est-il donc cet endroit, encore plus loin que le bout de la terre?...

Survivre à tout alors que plus rien n'a de sens.
Et ces pantins tout entiers affairés à faire battre un coeur vide...
"Si vous voulez transmettre un message, ça pourra peut-être faire avancer les choses, vous savez, un encouragement, une motivation."

Parce que non, ce n'était pas suffisant. Tout ce temps, toute cette douleur... Et ce refus enragé de la Grise qui serait simplement passée... Cette monstrueuse prétention d'affirmer que ce n'est pas cela, l"ordre des choses".

C'est tellement pourri.

Publié par Super Pépin à 21:00:31 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

vodka.. | 16 octobre 2007

Androgyne tu sais trop bien qui tu es...
Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde.
Etranger, fantôme insaisissable qui se désintéresse de la chair, tu connais trop bien ta place.
Fils et fille de Rien, progéniture de l'ombre qui ronge tes entrailles, rejeton du néant, craché sur un tableau noir qui ne porte même pas ton nom, combien de temps erreras-tu dans ces eaux qui t'étouffent et gonflent tes poumons...?...

Tu ne fais pas partie de ce monde, donne tant que tu veux, n'aies pas peur de te perdre, tu es déjà foutu, n'aies pas peur de donner, ta vie est dans la fuite et tu es déjà loin... Ce n'est pas ton époque, pauvre créature de la nuit, ce n'est pas ton sang ni tes aïeux, ce n'est même pas ta faute si tu es un monstre au yeux du monde, fais-ton chemin puisque tu sais, et si tu pleures ne tombe pas.
Nul ne te relèvera, monstre, pauvre être pluriel qui meurt frappé par ses contradictions.
Pauvre animal fait du sang de la terre, ta face est celle d'un enfant prépubère mais ton coeur est fané, fatigué; n'espère plus rien pauvre diable , tu n'es que poussière d'étoiles et tes semblables crèvent, comme toi dans tes questions...

Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde, progéniture de l'ombre, rejeton du néant, craché sur un tableau qui ne porte même pas ton nom, ta place n'est autre que l'oubli, reste-donc digne puisqu'il faut t'y noyer...

 

 

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"J'aime bien la pluie, mais par-dessus tout, c'est la mer qui me manque."

Et elle faisait tourner son verre entre ses doigts noueux.
Il n'est rien qu'elle aime plus que la pluie sur la plage. Mieux : une tempête en mer.

La corne de brume qui retentit dans le brouillard, s'il est un son qui glace le sang c'est bien celui-là. La plainte déchirante dans l'air opaque serre le coeur et retourne les tripes, et l'on voudrait s'enfuir, sauter par-dessus bord.

Elle n'aime pas ces fantômes qui s'éveillent en pleine mer ; qui ne sont guère aimables et n'ont rien à donner.
Rien que de vieux pendus qui s'accrochent au plaies, de vieilles ombres pourries dont on n'apprend jamais rien.
Des soupirs de noyés qui s'élèvent sur le pont, elle préfère se tenir éloignée ; ils sont plus dangereux, pour les coeurs malheureux, que le chants des sirènes qui perdaient les marins. C'est du moins ce qu'elle pensait, quand les yeux grand ouverts au hublot, elle contemplait l'épaisse haleine de la nuit, qui semblait révéler le néant, derrière de trop vieux décors. Le coeur battant, la pupille retractée, le souffle court, elle se laissait aller à ses rêveries morbides qui peuplaient chacune de ses traversées.

Et la corne de brume ouvrait le passage.
A chacun de ses râle il lui semblait que son coeur allait défaillir, ses jambes s'agiter seules et la précipiter sur le pont, par-delà la rembarde invisible...
S'enfuir, sauter par-dessus bord...

Publié par Super Pépin à 02:55:56 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (2) |

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