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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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... | 14 novembre 2007

L'envie de partir...

Elle demeurera, toujours, tenace, menaçante, pressante aussi, parfois...
C'est elle qui se posera la nuit sur ma gorge déjà serrée, avant même que ne s'élève ce chant improbable et maladif, celui des oiseaux fous que les réverbères détraquent... Elle attendra ainsi, emplissant mes rêves d'étendues vides et belles, désolées et vibrantes...

La Sournoise, avide, qui n'est jamais repue et qui aura mon âme... Chef d'orchestre nerveux de mes réveils chaotiques, elle attendra toujours de pouvoir me manger, lorsque la honte de n'avoir pas bougé, aura changé mes rêves en milliers de sanglots et de devoirs bâclés.

Alors comme chaque matin, il faudra se résoudre.
Regarder la fenêtre en ayant oublié depuis quand, et pourquoi, mon coeur soupire ainsi.
Chasser d'un geste vague les fantômes qui s'attardent...
Déglutir bruyamment...

Et refermer la Boîte.

Publié par Super Pépin à 01:34:29 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

euh... | 13 novembre 2007

Prendre son élan et fermer les yeux.

Hatons-nous ma vie, ce ne sont que les ombres qui gémissent à nos pieds, qui engluent nos pensées et troublent le fond du lac...
Hatons-nous, rien ne sert de savoir si les murs sont derrière les portes, heurtons la brique s'il le faut, tombons de haut... même de trop haut... Frappons le sol, redressons-nous, et subissons, et survivons....

Nous ne pourrons mourir d'avoir pleuré de trop.

Hatons-nous sans regrets, même s'il faut nous vautrer dans cette nouvelle illusion criant que nous parviendrons bien à apprivoiser le Vide...
Marchons, ma vie, sans regarder la Route, laissons la raison en chemin, à quoi peut elle servir à travers le désert? Renonçons sans soupir, et avançons, dans les marais ou dans les ronces, jusqu'à la dernière falaise...

Nous ouvrirons les bras pour mieux sentir les vents et étreindre la Nuit...

Et nous n'aurons pas peur...

 

Publié par Super Pépin à 00:58:17 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

..... | 11 novembre 2007

Des fenêtres fermées aux vitres embuées. Fermées sur une nuit opaque au silence étouffant. Fermées sur un monde tout à fait inconnu... le seul, l'Hostile, où nous fûmes jetés, et sur les chemins duquel nous demeurerons à jamais de parfaits étrangers.
Pour celui qui s'étonne, le temps n'existe guère, même si les fantômes semblent tous si pressés. Pour celui qui attend, s'interroge, finit par sangloter de ne rien retenir, l'horizon semble jouer un jeu bien cruel. La Folie s'agglutine aux pieds des arbres calcinés, milliers de dionées monstrueuses et avides, qui guettent patiemment les vagabonds qui soupirent.
Et l'on entend ces voix converser entre elles d'une chose qu'elles se plaisent à nommer "réalité".
La Farce est partout.

 

Publié par Super Pépin à 06:15:44 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

....0..... | 07 novembre 2007

mlpkojiLe silence avait été brisé par un éclat de rire dément. L'ascension si pénible ne pouvait s'achever qu'en une chute magistrale.
Qui avait affirmé qu'il ne pouvait voler, finalement..?
Personne. La foule nourrit des espoirs ridicules, pourtant elle ne croit pas aux choses simples, qu'elle ne nomme jamais comme il faut.
Elle, elle aurait appellé cela "tomber".
La foule, est, au fond, bien bête...
Il s'écrasera peut-être. Qu'importe.
Lorsque l'on ne nourrit plus l'illusion de "posséder", on n'a plus jamais peur. Son pays ne se noiera pas sous la pluie, le deuil n'est pas éternel, et la terre ne le porte jamais, quand même on y a des racines. Lui n'en avait même pas, Ã©ternel Ã©tranger.
Les gens vont et viennent, comme tant de figurants dans une trop longue pièce mal jouée. Ils oublieront bien vite.
De toute manière, impossible de reculer dès lors qu'on touche le ciel.
Le refus de Suivre ne conduit qu'à cela. Mais au moins, durant un court instant, lui, il aura volé.

Publié par Super Pépin à 14:21:35 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

novembre | 06 novembre 2007

Novembre traîne dans son sillage des odeurs venues de loin et, presque tendrement, étend sur ses enfants son linceul humide et froid. C'est que ce Mal-Aimé chérit les êtres maladifs qui vivent dans son lit et se vautrent dans son silence.

Ses bruits de talons qui claquent dans les ruelles vides aux pavés brillants, ses feuilles qui crissent dans les caniveaux gluants.

Sa lugubre magie est poison adoré, recherché, tant attendu l'année durant.

C'est un geste du Néant envers ceux qu'Il condamne, une caresse indifférente qui fait trembler la lèvre et se serrer la gorge.

Le sursis.
L'absence.
Le renoncement.

On ouvre un peu les yeux et l'on se trouve changé, encore une fois.
Un peu plus étranger. Un peu plus loin.
A chaque fois.

On y a goûté de nouveau, on s'y est plu finalement, on s'y est trouvé si bien...
Le silence absolu... la solitude profonde qui ne trahit jamais...
On y a une vraie place, un creux dans le noir où se lover, derrière un rideau de pluie qui éloigne les voix du rêve.
De l'autre côté tout est tellement surfait, avec ces spectres ridicules qui reviennent frapper aux carreaux pour vendre leurs rêves fanés...

On a fermé la porte sur les jolis chemins qu'on voulait verdoyants.
Refermé les tiroirs peuplés de chants d'oiseaux.
Et fait face au miroir et à tous ses mensonges.

Mais la morsure du gel n'est plus insupportable...
L'esprit s'engourdit et l'on s'endort ainsi.

Réconforté de se savoir n'être rien.

 

_______________________________________________

 

Il est un temps où l'on prend ses névroses pour des amies fidèles, un temps où l'on exhibe ses plaies comme on le ferait avec des trophées.
C'est un mécanisme vicieux dans lequel on s'englue.
Les taches de moisissure sur le plafond sale me parlent des heures perdues à contempler. J'y ai vu s'étaler cette grangrenne, semblable à celle qui a finit de ronger mon coeur et mes espoirs.
Le plafond avait été blanc.
Et je ne peux m'empêcher de comparer.
Naît une nouvelle illusion, celle qui convainct l'esprit de se retirer au fond du gouffre, comme si le Néant méritait encore un bout d'âme... Comme s'il devait tout obtenir de moi, tout, jusqu'à la plus faible pulsation.
L'amertume est un puits au fond duquel il est facile de se terrer.
C'est étrange, comme le silence remue la boue du fond de l'être, comment les voix du passé peuvent se transformer en cris déchirants..
Comme il est naturel de laisser les monstres ravager notre conscience, lacérer nos intentions, mettre en pièces l'illusion de notre vie...
On ne peut crier. D'ailleurs pourquoi crierait-on?
Ce n'est que le désert qui vient chercher son dû.

Publié par Super Pépin à 05:33:56 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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