
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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S'abîmer...
Rien qu'un passant.
Un étranger, toujours, partout, un voyageur dans l'âme qui n'a que faire d'un but.
Peut importe où l'on va. L'important c'est le départ. C'est que la plaine défile, que les déserts se meuvent, que la mer accompagne.
L'abscence.
Quand tout est rendu sourd par ce mouvement de l'âme qui s'échappe, et se pose, quelque part dans le vide.
Assister à la pièce, sans broncher, sans se faire remarquer. Tout, tout petit dans un coin du néant, se pose et observe la vie qui se déplie.
Sans participer.
Jamais pour de vrai.
Publié par Super Pépin à 12:27:42 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) | Permaliens
Rien qu'un simple passant.
L'attente dans la gare sans jamais "perdre son temps". Le voyageur sans but qui était trop resté là , avait sans doute appris à étirer le temps pour lui faire épouser les contours de l'ennui.
Révélations encore.
Ces bouts de certitudes qu'on décrouvre bancales, ces murs qui nous préservent, qu'on disait sains et clair comme un mausolée neuf, et qu'on retrouve bâtis sur de traîtres marais.
Le Refus qui échappe, alors qu'il soutenait l'édifice, limitait la parole à quelques gestes maladroits qui jamais n'exprimèrent autre chose que le Doute perpétuel et des questions trop vagues.
L'étonnement...
même pas...
Claquemurré dans la cellule à brasser le vide. Oscillant constamment entre manque et oubli.
Joie et effroi...depuis...
L'orgueil des lâches qu'on oublie quelques fois.
On surprend les lézardes, soupçonne la Faille, quelque part, inconnue et jamais colmatée, pourtant si étroite! qui n'a laissé passer que quelques parasites venus creuser ces plaies qui ne se fermaient pas.
Pour faire grossir la crainte et s'enfoncer les murs.
Interstice meurtrier que la boue répandue semble dissimuler, mais sous lequel pleurent encore les souffrances passées qu'on s'est promis de se rappeler toujours.
Nouvel enjeu.
Décider de participer, cette fois-ci. Pour ne pas perdre le fil.
ou le lien.
Balaie, balaie mon gars.
Ne pas persister dans la grande négation.
Ne pas s'obstiner à enfouir le museau entre ses bras crispés, respirant les odeurs fanées des histoires révolues qu'on ne rejouera pas, quand même on en a peur.
Mais les murs...
Le voyageur au chapeau s'apprêtait à partir...
Publié par Super Pépin à 03:02:52 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Ce n'est pas grand chose, et c'est si loin. C'est tout petit. Tout, tout petit...
Un point de lumière tremblotant sur l'horizon déformé des souvenirs indécis. Une étoile mourante même pas là pour guider.
Les voyageurs ne fuient pas. Ils tentent de nier.
Ils pleurent sur ces pays rêvés, devenus sous leur pied, ternes et semblables aux autres...
Ils pleurent ainsi de ne pouvoir s'étonner, même à l'autre bout de la Terre.
photo chopée sur google
Publié par Super Pépin à 04:44:12 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 03:14:06 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Le courage me manque
Le courage me manque
Pantin brisé de ce qui fut. Désarticulé.
Je n'ai jamais bien compris, on ne m'a rien appris. Il est des choses qui ne s'apprennent pas, des choses que l'on sait.
"C'est ainsi" disent-ils, avec le sourire attendri des imbéciles emplis de certitudes.
Et d'un air entendu ils continuent leur route, posant sur les danseurs leur regard mièvre et faussement bienveillant.
Profondément indifférent.
Je n'ai jamais compris
De mes déserts affligés je ne peux qu'observer. Il semble que je rate quelque chose de crucial, qui ne m'intéresse guère. Quel jeu jouent-ils qui me soit inconnu? Que m'est-il refusé? En souffrirai-je autant qu'ils me le laissent entendre d'une voix presque affolée?
Le courage me manque
...Et je ne comprend rien
Et ils tournent. Ils tournent et je ne comprend rien.
Je devrais deviner je le sens bien. Je devrais deviner et m'élancer aussi. Comprennent-ils vraiment tellement mieux que moi?
Il me manque une partie, un élément vital, quelque chose que jamais je n'ai trouvé en moi... mais qui pourtant, hélà s! n'existe pas ailleurs.
Pantin désarticulé de ce qui faillit être.
De ce qui aurait dû être.
Reste à jouer le jeu, à faire semblant...
Mais ils continuent. Et ils tournent, et je ne comprend rien.
L'improbable interdit! Il est si vaste, qu'il étend sur mon rêve, une ombre grande comme le monde.
Le courage me manque pour faire face à la brique.
Le courage me manque pour abattre le mur.
Le courage me manque
Le courage me manque
Publié par Super Pépin à 02:24:08 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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