
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Publié par Super Pépin à 05:12:50 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
J'aurais gardé le feu d'une étoile d'en-bas qui guide les navires. J'aurais frémis d'angoisse à chaque longue nuit secouée de tempêtes. J'aurais le souffle long et profond comme l'onde, le regard endurci, comme la crête des vagues qui font le tour du globe depuis l'aube du monde.
Des histoires du ressac et des querelles stridentes des larges oiseaux blancs, mon coeur vieilli trop tôt tisserait des prières, et serait tout tremblant du désir de conter les couleurs des aurores, et les fantômes d'écumes que le vent pulvérise, qui deviennent arcs-en-ciel...
Publié par Super Pépin à 00:44:52 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 00:34:26 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (1) | Permaliens
La foudre est revenue pour fondre sur la mer.
D'improbables lézardes sur le mur de la nuit, et les souffles puissant qui tonnent au lointain.
Je ne sais pas ce que j'attends ainsi ; ce qui me tient crispé, le cou tendu et raide, comme un enfant hissé sur la pointe des pieds tentant d'apercevoir par-dessus la clôture les contrées interdites où courent les chiens errants.
Il me semble pourtant que le calme revient, mes mains ne tremblent plus, mon pas est plus léger et je suis moins enclin à engourdir mes sens au premier carrefour.
Mais il y a toujours cet air, chargé d'ions affolés, que je sens trop sensible au moindre battement de paupières. Qui contraint au silence et noue rigoureusement chacun de mes soupirs en une chaîne de fonte bien trop lourde à traîner.
Je désapprends la parole, et je n'ai plus d'histoires.
Je n'ai plus qu'à tenter d'entrevoir un instant ce qu'annonce la foudre qui vient frapper mes rêves...
Publié par Super Pépin à 20:42:01 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) | Permaliens
Mets tes mains sur tes yeux, et laisse aller le temps ; lorsque tu reverras, tout sera différent.
Publié par Super Pépin à 23:55:38 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
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