
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Parce que je ne veillerai jamais sur aucun enfer...
Publié par Super Pépin à 22:54:54 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Quelque part tout au fond, il doit bien demeurer quelques larmes à verser ; de celles qui, sans sanglot, à l'heure de disparaître, s'échappent brusquement, impatientes et téméraires, pour mourir bien trop vite, en semblant s'excuser de n'avoir su que faire.

Ce ne fut qu'une larme, ô combien douloureuse.
Pour les vastes solitudes et leurs silences éclatants....
images : google
Publié par Super Pépin à 20:57:47 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
« Sais-tu chanter ?
- Oui.
- Où as-tu appris ?
- Dans les sapins centenaires de mon île natale.
- Quels ont été tes professeurs ?
- Le soleil rouge. Les torrents glacés qui roulent du tambour entre les rochers ronds. Les cerfs et les rennes qui brament dans les nuits froides et claires. Les loups qui hurlent sur la neige. Les vents qui sifflent dans les arbres morts. La mer aux bruissements innombrables. Les oies sauvages qui pleurent les pays bleus.
- Oui, Oui, Oui, ! dit le Rossignol de Mamiteroumi. Autant dire que tu as fait l’école buissonnière. Sais-tu le chant de combat, le chant de prière, le chant de victoire ?
- Mon chant n’a pas de nom… Ceux qui l’entendent l’appellent comme ils veulent.
- C’est un illettré ! C’est un illettré ! murmura la cour des rossignols.
- Ecoute, reprit le rossignol de l’île des fleurs, si tu dois troubler nos chœurs par une musique barbare, certes, il vaut mieux que tu retournes tout de suite à tes cerfs, tes loups, tes sapins, tes oies, ton tambour et ton soleil rouge. Ici, on ne tolère point de fausses notes. Toutefois, pour te marquer notre bienveillance et pour être agréable à notre chère rossignolette, nous te permettons de te faire entendre une fois avant de t’en aller. »
Hototogisu le Rossignol de Minuit
L.Bourliaguet
Publié par Super Pépin à 01:19:45 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis déjà loin.
Fébrile, le souffle court, parti bien avant l'heure ; et je perçois déjà les paysages brouillés par la buée, défilant de l'autre côté d'une vitre un peu sale.
Et ce sera comme ça. Toujours.
Cet élan comprimé, l'excitation amère du départ repoussé, attendu, du voyage jamais consommé, la route insatisfaite.
C'aurait dû n'être plus qu'un nouveau souvenir. Je ne m'en serais pas trouvé plus aise. Souvenir ou devenir, c'est toujours ce qui n'est pas ou plus qui accroche mes soupirs, et les regrets souvent accompagnent ces ternes rêveries...
Je dénigre volontiers ce que j'ai trop vu, à tort c'est certain ; et colore souvent à outrance ce que je vis passer comme un éclair, qui n'était même pas enchanteur mais sait le devenir, avec un peu de temps.
Je me souviens pourtant de l'instant suspendu ou j'annonçai que non, je ne vivrai pas là , et que sans doute d'ailleurs, je n'y reviendrai plus. Mais ce n'était pas moi, ou bien cet autre est mort.
Puisque oui, j'y retourne, et encore une fois, ne ferai que passer, pour qu'encore dans mes rêves se parent de pieux mensonges les coins de rues trop propres et les silences dans l'air, les ice breakers endormis, les marches toutes blanches, les vagues glauques et froides...
Et je dirai encore à qui voudra l'entendre que ce sera la dernière, et que lorsqu'on y est, ailleurs, on trouve à ces lointains rêvés, un goût bien fade et une odeur trop lourde... quelque chose de fané qu'il eût mieux valu ne jamais contempler.
Et je dirai peut-être, mais seulement à moi-même, que ce qui fut nourri ne serait-ce qu'une fois de rêves et de douleurs, ne peut finalement souffrir aucun retour.
Publié par Super Pépin à 21:18:47 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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De quoi?