
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Je veillerai la cendre, puisque j'ai oublié de raviver les braises, et serai celui-là , qui ne voit pas le ciel
et oublie de nager.
Je serai le marcheur, le vagabond sans but qui cherche en vain la route.
Je prierai les nuages, et attendrai des astres un signe
que je fabriquerai.
Je serai celui qui, toujours couvert de boue, poursuivra les orages pour rincer ses poignets.
J'attendrai la tempête,
saurai parler aux chiens.
Je serai celui-là , qui dérivera sans mots, sur un radeau blessé, repoussant les rivages et s'éloignant toujours,
sans jamais protester.
Je vivrai nez en l'air, guettant l'étoile malade qui se consume, faible,
piteuse,
au-dessus du long chemin.
A jamais suspendue dans l'oubli.
image : kubin
Publié par Super Pépin à 22:54:27 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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