
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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S'abîmer...
Rien qu'un passant.
Un étranger, toujours, partout, un voyageur dans l'âme qui n'a que faire d'un but.
Peut importe où l'on va. L'important c'est le départ. C'est que la plaine défile, que les déserts se meuvent, que la mer accompagne.
L'abscence.
Quand tout est rendu sourd par ce mouvement de l'âme qui s'échappe, et se pose, quelque part dans le vide.
Assister à la pièce, sans broncher, sans se faire remarquer. Tout, tout petit dans un coin du néant, se pose et observe la vie qui se déplie.
Sans participer.
Jamais pour de vrai.
Publié par Super Pépin à 12:27:42 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) | Permaliens
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