
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Rien qu'un simple passant.
L'attente dans la gare sans jamais "perdre son temps". Le voyageur sans but qui était trop resté là , avait sans doute appris à étirer le temps pour lui faire épouser les contours de l'ennui.
Révélations encore.
Ces bouts de certitudes qu'on décrouvre bancales, ces murs qui nous préservent, qu'on disait sains et clair comme un mausolée neuf, et qu'on retrouve bâtis sur de traîtres marais.
Le Refus qui échappe, alors qu'il soutenait l'édifice, limitait la parole à quelques gestes maladroits qui jamais n'exprimèrent autre chose que le Doute perpétuel et des questions trop vagues.
L'étonnement...
même pas...
Claquemurré dans la cellule à brasser le vide. Oscillant constamment entre manque et oubli.
Joie et effroi...depuis...
L'orgueil des lâches qu'on oublie quelques fois.
On surprend les lézardes, soupçonne la Faille, quelque part, inconnue et jamais colmatée, pourtant si étroite! qui n'a laissé passer que quelques parasites venus creuser ces plaies qui ne se fermaient pas.
Pour faire grossir la crainte et s'enfoncer les murs.
Interstice meurtrier que la boue répandue semble dissimuler, mais sous lequel pleurent encore les souffrances passées qu'on s'est promis de se rappeler toujours.
Nouvel enjeu.
Décider de participer, cette fois-ci. Pour ne pas perdre le fil.
ou le lien.
Balaie, balaie mon gars.
Ne pas persister dans la grande négation.
Ne pas s'obstiner à enfouir le museau entre ses bras crispés, respirant les odeurs fanées des histoires révolues qu'on ne rejouera pas, quand même on en a peur.
Mais les murs...
Le voyageur au chapeau s'apprêtait à partir...
Publié par Super Pépin à 03:02:52 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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