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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...


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... | 27 septembre 2007

 

Les coeurs maudits qui errent, loin des routes aux abords des falaises, se connaissent tous déjà...
Dans les bras de l`Immense Solitude, dans l`ombre caressante de la grande dame grise, ils sont du même bois, quelque soit le chemin que les coeurs tendent a suivre.
Partager le néant et contempler le vide ; entendre les pleurs obsédants dont sont faits les silences...
Bousculés par les ombres visqueuses qui s`accrochent aux plaies et s`attardent longtemps à élargir les trous dans les âmes meurtries, ils s`étonnent des rumeurs qui s`élèvent au loin, complainte des fantômes qu`ils ne seront jamais, mais qui
pourtant éveillent quelques mélancolies...
L`ombre ronge les coeurs, mais qu`il est doux parfois, le fragile interdit qui empêche de Suivre et les condamne à se perdre en des terres innondées...
Douce malediction qui fait sourire la mort, car les cailloux tranchants qui parsement les sentiers ne sont guère qu`illusions comme le reste.
Et par delà les marais bouillonnants d`espoirs deçus et d`étoiles éteintes chues du ciel de novembre, par delà les cieux calcinés peuplés de chimères boiteuses, le grand rêve s`étale, sans pitié et sans but...

...

Publié par Super Pépin à 01:30:44 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 27 septembre 2007

 

Et cette odeur encore...
Cette odeur qui surgit parfois si soudainement de l'indifférence, au coeur de ses déserts gris...
Cette odeur...
Celle que souffle le coeur quand, trop gros, il s'épanche.
Comme à chaque fois qu'une chose meurt.
Cette odeur de parquet, celui de sa vieille chambre, du bois melé au plomb de la mine sur le papier, lorsqu'à plat ventre par-terre il se racontait des histoires sans couleurs qu'il a depuis oubliées...

Polichinelle et son diamant...
L'odeur du feu de cheminée à la tombée des soirs d'hiver, et des chataîgnes grillés qu'il émiettait consciensieusement par crainte des vers... L'odeur du carton à dessins de papi, de ces fusains tendres qui meurent entre les doigts en crissant doucement...
Celle du petit port, témoin de ses premières errances mélancoliques, sous l'oeil menaçant et presque paternel d'une pendule de clocher, et sous les rires des pêcheurs attablés au bistrot... Du goudron de la cour de l'école, lieu tant aimé, peuplé de chers platanes et de vocations folles. De la pluie dont il écoutait les histoires à travers les murs humides de la salle de classe, les soirs de novembre qu'il chérissait tant...
L'odeur de l'encre sur les doigts, quand la plume lui tenait tête, ces soirs d'automne magiques en salle B20, quand les murs se paraient de feu au soleil couchant ; baignés dans la lumière chaude, tous se laissaient ennivrer par la beauté d'un monde qui éclate en couleurs pour ne pas mourir fade... Et les cahiers ressemblaient soudain à des livres précieux qui contiendraient un jour leurs vies...
L'odeur de l'attente de Noël avant qu'elle ne soit maudite, quand, même après que le père Noël se fut tué, on a su demeurer enfant...
Celle du temps qui passe, des souvenirs, des vieux greniers... des choses mortes qu'on se rappelle vivante comme un précieux trésor du creux de son âme, là où l'enfant qu'on était veille fièrement sur ce que nous fûmes, et ce que nous voulions devenir.
........ Et l'odeur de Son Livre sous l'oreiller...
L'odeur d'une salle d'arts-plastiques remplie de mille fusains comme ceux de papi... il en avait gardé quelques
miettes grises dans une boîte noircie, avec quelques crayons à la mine encore usée...
L'odeur des peaux de tambour, l'odeur du cuivre, l'odeur des rêves nouveaux et de projets qui devraient bientôt avorter.
L'odeur de ce matin où sa vie entière changea, sous les embrins qui sèchent les lèvres... Celle de la peur de l'avenir, des possibles regrets, des choses inévitables et qui arrivent à tous. De ces nouvelles joies et des peines qui suivraient. De ce fol espoir de "toujours" que l'on se force à nourrir, en vain...
L'odeur des souvenirs encore trop frais pour se baigner dedans...
Mais puisque même les étoiles s'éteignent, puisque tout s'apaise toujours, un jour il n'en pleurera plus.
Puisque même ses crépuscules fabuleux, dans lesquels il fuyait sur ses fougueuses chimères, là où le tableau noir s'habillait d'arcs-en-ciel, dans cette salle où il décida de laisser son coeur... puisque même ces soleils là peuvent mourir sur des pupitres vides derrière une porte fermée...
Alors il guérira... Il rangera tout dans sa boîte en couleurs -qui jure si fort dans ses paysages monochromes!- pour que tous les maux laissés par les choses perdues se transforment en sourires tristes, et ressuscitent un jour comme tant de poésies dansant dans le parfum de ce qui a été.

Publié par Super Pépin à 01:10:10 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 27 septembre 2007

Tournées les pages, ou en passe de l'être.

Non. Tournées, et définitivement.

Toutes ces chimères restées pendues à ses cieux si longtemps, se décrochent en silence une à une.

La pluie est tombée sur celles qui devaient le tuer, et les mène à présent dans les impitoyables couloirs de l'oubli, dans ce coin de son cerveau que la Grise a laissé ébréché, la nuit où elle le vit tenter de ne pas naître. Et son ciel bas et gris revient peu à peu se reposer sur ses épaules meurtries par les crocs de démons qui n'étaient pas les siens. Comme avant.

Les plaies ouvertes par d'autres se refermeront bien, et il retrouvera ses vieilles ombres-amies, qu'il a osé un temps, croire loin de lui...

Seul.

Les ténèbres sont vraies. Les pauvres soleils morts-nés qu'on espère capable d'éclairer sur le chemin, n'existeront jamais vraiment. Rien ne réchauffe à travers la longue marche.

... Et les coeurs des maudits n'allument aucun soleil...

Il reprendra son chemin loin de la Grande Route, sans plus verser de larmes même si ses mains sont vides, même si son coeur est triste, si ses pieds sont en sang.

Et même s'il se retourne, de temps à autres, même si ces fantômes qu'il a abandonnés, derrière lui le saluent avec regrets, il saura bien apprendre à préserver son coeur, il le gardera froid et sourd à leurs appels, sourd à leurs complaintes, à leurs mélodies douce-amères qui rendent l'âme triste et rouvrent toutes ces plaies qui ne cessent jamais de saigner...

Il trébuchera sur les pierres qui bordent les falaises, se noiera presque dans les marais immondes dans lesquels meurent les rêves, et tracera sa voie au milieu des ronces, sans jamais s'arrêter.

En ayant toujours froid.

Jusqu'à ce que cette nuit qui n'appartient qu'à lui, le reprenne en son sein et balaie souvenirs et tourments inutiles ; il sera pardonné d'avoir trop espéré, et on lui accordera une place où se lover, dans le Noir.

Comme auprès de l'âtre, quand il neige dehors, et qu'on ferme les yeux...

Publié par Super Pépin à 00:50:17 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

Vieux truc... | 27 septembre 2007

...
Crois-tu que je pourrai reprendre enfin ma route,
Sans verser d'autres larmes sur tout ce qui n'est plus?

Suis-je au moins assez fort pour rester à ma place?
Me crois-tu assez brave pour ne jamais faillir?
Pour éviter qu'un jour, au détour d'un échec,
Fatigué des embûches semées sur mon chemin,
Je ne décide soudain d'emprunter la grand Route?
Vois-tu celle dont je parle? celle qui est large et qui trace
Faisant tomber les arbres, mutilant l'horizon,
Celle qui va droit devant, sans cailloux, sans épines,
Celle qui est morne et plate, et qui sent le goudron,
Celle qui décolore l'âme, celle qui fait oublier,
Celle qui rend gris et vieux, et dont nul ne s'écarte...
Vois-tu bien cette route et sa malédiction?

Me crois-tu assez fort pour continuer pieds nus
Sur les sentiers brisés que mon coeur tend à suivre
Sur lesquels vagabondent les coeurs des maudits

Me crois-tu assez fort pour m'y tenir toujours?
Suis-je assez courageux pour garder la souffrance
Et y puiser mon Moi, sans rompre la magie?
Pour qu'à jamais je puisse, malgré mes pieds en sang
M'arrêter un instant, et savoir contempler,
Rester humble et pouvoir m'émerveiller du ciel...
Sans asservir mon coeur et sans jamais vieillir?...

Publié par Super Pépin à 00:41:02 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

Youghal light-house | 26 septembre 2007


Publié par Super Pépin à 23:41:56 dans - Irlande | Commentaires (0) |

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