
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Parce qu'après tant d'efforts, les mensonges du vent lacèrent encore la gorge, et qu'encore on voudrait croire de toute son âme les promesses du ciel. Les chants et les sourires que louaient les étoiles et le murmure de l'eau.
Et une fois encore, on a fait de sa force une méchante plaie.
Car nous ne sommes pas ceux qui bravent les tempête sans frémir de terreur.
Nous sommes de ceux-là qui, rompant sous l'épreuve, mendient sans se l'avouer la parole qui assure que l'on comprend leur peine ; de tous ces pauvres diables qui rencontrèrent l'Ennui et ne surent s'en défaire.
De la race des couards qui ne peuvent admettre qu'il ont froid en dedans.
Nous sommes de ceux qui, toujours avant la fin, se brisent en mille larmes sur les rochers coupants qui gardent les falaises.
Alors, tout redeviendra froid.
Publié par Super Pépin à 22:39:23 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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