
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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L'insolvable problème de la peur animale. Et la paresse, la paresse qui conduit à se meurtrir l'esprit.
Le souvenir d'une fine bretelle rose, mal déposée, sur l'épaule délivrée de l'amie devenue alors et pour toujours une part du décor.
Cet autre jour de mai fondu lui aussi dans le fond du tableau. Il n'est même pas certain qu'on y resonge encore en décembre prochain.
J'ai encore cru tout à l'heure que quatre années étaient passées. J'ai ajouté un an au compteur de mon monde, et j'ai tout oublié de cette année rêvée. Il n'est rien qui ne ternisse, aucune couleur assez vive, aucun son, aucune odeur, qui soit assez tenace pour suivre sans faiblir.
Mais tandis qu'ils s'affaissent, ils gravent toutefois leurs noms.
C'est ainsi semble t-il, qu'on tisse la trame des existences. Des balises inutiles, s'offrant en pâture aux misérables tentatives d'identification de chaque figurant.
En mai.
mais nous allons en Grèce...
Publié par Super Pépin à 23:32:00 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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