
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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"Pour prier Rejonik" les loups se sont gardés de toute directive.
Le très Vieux le très Grand, celui qui engendre les mondes, celui qui les dévore ; la rivière-monde qui tend l'infini vide et blanc du rêve, qui touche aux quatre coins du ciel d'Etiloat, qui contient toute chose, toutes les distorsions, et toutes nos essences ; qui nous pétrit et nous brasse inlassablement...
Préparer le long pèlerinage vers les cascades de granit maculées du sang noir de ceux qui en sont tombés, s'y sont meurtri, ont disparu...
Impossible à cerner, impossible à saisir, le Grand Serpent qui tout possède, qui est l'Unité même, et qui
se laisse porter par son propre courant ;
impossible à prier qu'en se
faisant mal ou en se prosternant aux pieds des avatars qu'on avait
reniés.
Publié par Super Pépin à 12:20:32 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) | Permaliens
De quoi?