
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Androgyne tu sais trop bien qui tu es...
Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde.
Etranger, fantôme insaisissable qui se désintéresse de la chair, tu connais trop bien ta place.
Fils et fille de Rien, progéniture de l'ombre qui ronge tes entrailles, rejeton du néant, craché sur un tableau noir qui ne porte même pas ton nom, combien de temps erreras-tu dans ces eaux qui t'étouffent et gonflent tes poumons...?...
Tu ne fais pas partie de ce monde, donne tant que tu veux, n'aies pas peur de te perdre, tu es déjà foutu, n'aies pas peur de donner, ta vie est dans la fuite et tu es déjà loin... Ce n'est pas ton époque, pauvre créature de la nuit, ce n'est pas ton sang ni tes aïeux, ce n'est même pas ta faute si tu es un monstre au yeux du monde, fais-ton chemin puisque tu sais, et si tu pleures ne tombe pas.
Nul ne te relèvera, monstre, pauvre être pluriel qui meurt frappé par ses contradictions.
Pauvre animal fait du sang de la terre, ta face est celle d'un enfant prépubère mais ton coeur est fané, fatigué; n'espère plus rien pauvre diable , tu n'es que poussière d'étoiles et tes semblables crèvent, comme toi dans tes questions...
Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde, progéniture de l'ombre, rejeton du néant, craché sur un tableau qui ne porte même pas ton nom, ta place n'est autre que l'oubli, reste-donc digne puisqu'il faut t'y noyer...
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"J'aime bien la pluie, mais par-dessus tout, c'est la mer qui me manque."
Et elle faisait tourner son verre entre ses doigts noueux.
Il n'est rien qu'elle aime plus que la pluie sur la plage. Mieux : une tempête en mer.
La corne de brume qui retentit dans le brouillard, s'il est un son qui glace le sang c'est bien celui-là . La plainte déchirante dans l'air opaque serre le coeur et retourne les tripes, et l'on voudrait s'enfuir, sauter par-dessus bord.
Elle n'aime pas ces fantômes qui s'éveillent en pleine mer ; qui ne sont guère aimables et n'ont rien à donner.
Rien que de vieux pendus qui s'accrochent au plaies, de vieilles ombres pourries dont on n'apprend jamais rien.
Des soupirs de noyés qui s'élèvent sur le pont, elle préfère se tenir éloignée ; ils sont plus dangereux, pour les coeurs malheureux, que le chants des sirènes qui perdaient les marins. C'est du moins ce qu'elle pensait, quand les yeux grand ouverts au hublot, elle contemplait l'épaisse haleine de la nuit, qui semblait révéler le néant, derrière de trop vieux décors. Le coeur battant, la pupille retractée, le souffle court, elle se laissait aller à ses rêveries morbides qui peuplaient chacune de ses traversées.
Et la corne de brume ouvrait le passage.
A chacun de ses râle il lui semblait que son coeur allait défaillir, ses jambes s'agiter seules et la précipiter sur le pont, par-delà la rembarde invisible...
S'enfuir, sauter par-dessus bord...
Publié par Super Pépin à 02:55:56 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (2) | Permaliens
17-10-2007 13:04
De Super Pépin
Sujet:
'tain Url: [Liens]
17-10-2007 01:41
De europa's Inc Sujet:
ce qui m'empechera pour toujours d'oser traiter de l'androgynie
De quoi?