Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Equi-Libre

Nous devons nous-mêmes incarner les changements que nous voulons voir se réaliser. મોહનદાસ કરમચંદ ગાંધી . Le Mahatma Gandhi

Journée mondiale de l'eau 2008, la petite voix du 20 mars... | 20 mars 2008

Ode à la vie...

Un milliard d'humains n'ont pas accès à l'eau

Source vérifiée

LIBERATION.FR : mardi 18 mars 2008

L'ONU consacre jeudi une journée mondiale à l'eau, qui fait défaut à plus

d'un milliard d'humains et manquera plus cruellement encore à l'avenir sous

la double pression du réchauffement climatique et d'une demande

exponentielle de la population mondiale.

Reconduite d'une année sur l'autre, la célébration permet de mesurer

l'absence de progrès: à ce jour, un tiers de l'humanité (2,4 milliards

d'individus) continue de vivre sans accès à une eau de qualité ni de simples

latrines, et chaque jour 25.000 personnes en meurent, essentiellement des

enfants.

D'ores et déjà, le septième objectif de développement pour le millénaire

adopté en 2002 au sommet de Johannesburg - réduire de moitié d'ici à 2015

par rapport à 1990 la part d'humains privés d'eau potable - est pratiquement

hors d'atteinte. Il aurait fallu que chaque année jusqu'à l'échéance, 100

millions de personnes supplémentaires soient équipées, soit 274.000 par

jour.

Or l'eau est inégalement distribuée sur la planète, et pour fournir une eau

de qualité, il faut en payer le prix. «Globalement, elle est abondante là où

il n'y a personne», relève Pierre Chevallier, spécialiste des ressources en

eau à l'Institut de recherche pour le développement (IRD): la partie

amazonienne du Pérou ou de l'Equateur, peu peuplée, est abondamment arrosée,

alors que toute la côte Pacifique, poumon économique et siège des grandes

villes, est asséchée, jusqu'au Chili.

Pour Pierre Chevallier, «ça ne va pas s'arranger avec le réchauffement

climatique, qui va accélérer les phénomènes d'évaporation et de fonte des

glaciers et réduire encore les quantités d'eau disponibles. Et encore moins

avec la pression démographique: non seulement la population mondiale

augmente, mais aussi les exigences de cette population avec l'amélioration

de ses conditions de vie dans les grands pays émergents».

http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/chiffre/316306.FR.php


Arc-en-ciel'ment vôtre

Romano

________________________________

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée,

parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales,

d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux

écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation,

surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples

premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles

menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En

prendre soin donne un sens à la Vie.

Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner

gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.

Groupe de discussion : http://terresacree.org/groupe.htm

Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou

faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm

Publié par s.allende à 23:49:39 dans 2. Environnement & Développement durable | Commentaires (0) |

Journée de la Femme 2008, la petite voix du 8 mars | 10 mars 2008

 

Suite à la "Journée de la femme" 2008, je voudrais vous présenter certains chiffres et statistiques sur la condition de la femme dans le monde.

Mais contre toute attente et au risque d'en décevoir plus d'un, il ne sera pas question de la femme musulmane, dont plusieurs états du monde, soucieux de leurs bien-être, s'occupent d'ailleurs tous les jours très "démocratiquement", comme par exemple en Irak ou en Afghanistan, en ayant déjà provoqué des centaines de milliers de victimes civiles sur à peine 7 ans....

Non, il ne sera pas non plus question de la femme africaine que ces mêmes états "protègent" depuis si longtemps en soutenant et en installant militairement et financièrement les dociles et complaisants régimes, dictatures ou guérillas qui servent leurs propres intérêts....économiques. Le tout démocratiquement, of course..

Non, pour une fois, je vous propose de parler de nos femmes, de nos mères, de nos filles...occidentales, chrétiennes...celles d'Europe et d'Amérique.

Ceci dans l'unique but d'attirer notre regard sur les souffrances qui sont maintenues dans le silence par la stigmatisations organisées à l'encontre des autres cultures, communautés, religions...

Mais au fait? A qui profite le crime?

...

Et oui, à force de ne systématiquement voir que la paille qui se trouve dans l'œil de notre "voisin", c'est la poutre qui se trouve dans le nôtre, et qui bastonne tranquillement les femmes de nos pays, que nous nous permettons d'occulter...

En voici une démonstration éloquente:

1) En France : égalité, liberté, fraternité. Oui, mais...sauf pour les femmes...

 

Rapport Henrion - février 2001
Ministère de la Santé


Sur 652 femmes victimes d'homicides entre 1990 et 1999, sur Paris et sa proche banlieue, la moitié a été tuée par leur mari ou leur compagnon. Un chiffre terrifiant, révélé par un rapport sur les violences conjugales.
"En France, une femme meurt de violences conjugales tous les cinq jours", explique le professeur Roger Henrion, membre de l'Académie nationale de médecine et responsable de cette étude pour le ministère de la Santé.
L'équipe du professeur a interrogé au hasard un échantillon de 7000 femmes, âgées de 20 à 59 ans, habitant la capitale et sa petite couronne. Il ressort que 10% d'entre elles ont subi des violences conjugales au cours des douze derniers mois. Insultes, harcèlement moral, agressions physiques, viols, la liste est longue de ces sévices commis dans l'intimité des couples.
Les conséquences sont à chaque fois dramatiques. Plusieurs femmes victimes souffrent de troubles émotionnels (dépression, boulimie, anorexie ...), certaines, à bout de nerfs, se suicident. Et une partie meurt carrément sous les coups de leur conjoint. "Parmi les victimes présentées dans le rapport, 30 % ont été poignardées, 30 % ont été abattues par arme à feu, 20 % ont été étranglées et 10 % ont été rouées de coups jusqu'à la mort", précise le professeur Henrion.
Le profil de l'agresseur n'est pas toujours celui que l'on s'imagine.
"Il s'agit en majorité d'hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d'un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de membres de la police ou de l'armée", commente Roger Henrion.
Ces violences conjugales restent bien trop souvent taboues et franchissent peu les murs des domiciles familiaux. Mais quand les femmes parlent, elles s'adressent en premier lieu à leur médecin. "Ce dernier a un rôle clé dans le dépistage des violences, le recueil de l'histoire et la rédaction d'un certificat, pièce essentielle lors d'un dépôt d'une plainte", selon le professeur Henrion. Mais le médecin est souvent pris en tenaille entre le secret médical et la non-assistance à personne en danger.
Un site Internet (
www.sivic.org) est mis à la disposition des médecins pour se former à l'ensemble de ces problèmes.

La violence conjugale est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans en France...

 

2) En Espagne, ce n'est que depuis 1999 que la femme est légalement libérée de l'obéissance à son mari !... Leur Livre Saint n'est pourtant pas le Coran.

 

En 1997, 75 femmes sont mortes suite à une agression de leur mari.
La révision du code pénal espagnol en 1999 est capitale. Elle prévoit que la femme ne doive plus « entière obéissance à son mari »
. La notion de « violence psychique » est reconnue. La récidive transforme la faute en délit. Enfin ! Mais cela ne suffit pas.
En 2000, 66 femmes meurent à nouveau sous les coups de leur conjoint. Dans l'enquête publiée en mars 2001,
640 000 femmes s'avouent victimes de mauvais traitements, et près de 2 millions d'entre elles le sont (soit plus d'une femme sur dix).

Le pacte du silence autour de la vie privée n'en finit pas de se briser : les plaintes augmentent d'au moins 10 % chaque année, jusqu'à atteindre (en 2001) plus de 20 000 par an. Cependant seules 5 % à 7 % des femmes violentées attentent une action en justice. Elles craignent les représailles, et savent que cela ne servira pas à grand chose : les décisions de justice sont souvent incohérentes et 80 % des cas jugés pour violences bénéficient de l'impunité.

 

3) Aux État-Unis, terre des droits de l'homme ET de la femme par excellence? Pas si sûr... :

 

- Plus de 4 millions de femmes américaines sont abusées physiquement ou violentées par leur mari, petit ami ou une personne de leur connaissance chaque année, soit 1 sur 3 qui le sont au moins une fois dans leur vie.

- Aux États-Unis, 7 millions de femmes sont violées ou sexuellement agressées chaque année.

- Toutes les 15 secondes, une femme est abusée ou violentée aux États-Unis.

- De 25 à 30 % des femmes abusées sexuellement ou battues le sont, au moins, une fois par semaine.

- Entre 1983 et 1991, le nombre de cas de violence domestique a augmenté de 117 %.

- 50 % des femmes sans-abri le deviennent suite à des violences domestiques.

- En 1997 et 1998, plus de 2 200 femmes enceintes ont été emprisonnées et plus de 1 300 bébés ont été mis au monde par des détenues.

- 56 % des américains disent connaître au moins une personne dans leur entourage (amis, collègue de travail) qui a été impliquée dans une affaire de violence domestique.

- Pour bien comprendre la portée de ces chiffres, il faut savoir que, par peur des représailles, 59% des viols ou tentatives de viols ne sont pas rapportés à la police.

- Pour information, parallèlement et toujours aux États-Unis d'Amérique, entre 22 et 25 % des hommes en prison sont victimes de viols.

 

4) La prostitution dans les pays de la liberté de la femme :

 

- on estime que, chaque année, environ 200 000 femmes en provenance des pays de l'Est tombent entre les mains des proxénètes européens.

- Selon le ministère des affaires sociales, l'Italie compte environ 50 000 prostituées, dont la moitié sont étrangères. Le chiffre d'affaires qui en découle s'élève, d'après les estimations minimales fournies par la police, à 93 millions d'euros par mois.

- A Paris, la moitié des 7 000 prostituées seraient étrangères - dont 300 Albanaises. En France, la prostitution, qui concerne 15 000 femmes, engendre un chiffre d'affaires annuel évalué à 3 milliards d'euros

- L'Office fédéral de la police estime à 14 000 le nombre de personnes prostituées en Suisse dont 7 050 d'entre elles exerceraient dans les cantons de Zurich, Berne, Bâle, Genève, Lucerne et Tessin. Les personnes étrangères représentent 75% du total de la prostitution, parmi lesquelles on compte beaucoup de Françaises. A ce chiffre, il faut ajouter le nombre de personnes prostituées de sexe masculin, estimé entre 1 000 et 2 000. Les associations d'aide avancent pour leur part le chiffre de 4 000 personnes dont 70% seraient d'origine étrangère.

- Le ministère de la Justice estime que 30 000 personnes se prostituent aux Pays-Bas. Les formes les plus connues de prostitution sont les sex-clubs et la prostitution en vitrine. Selon le ministère des Affaires Etrangères, 25% des personnes prostituées pratiquent ces formes de prostitution. Le nombre de bordels et de sex-clubs est estimé à envrion 7 000 aux Pays-Bas, dont 2 000 bordels. On peut également ajouter à cette liste la prostitution dans les hôtels, les bars, les services de call-girls etc. « Dans de nombreuses communes, la prostitution de rue est interdite en raison du trouble à l'ordre public et des nuisances qu'elle peut causer ».

- Le prétendu « plus vieux métier du monde » servirait de « rempart contre le viol ». Cet argument vise à dissimuler une tragique réalité : 80 % des prostituées auraient subi des abus sexuels dans leur enfance et bien plus nombreuses sont celles qui en subissent de la part de leurs "clients".

Non, la prostitution n'est pas une activité professionnelle; elle est une exploitation de la femme par l'homme.

Selon une récente étude menée à San Francisco, 82% des prostituées interrogés déclarent avoir été agressées physiquement, 83% menacées par des armes, 68% enlevées alors qu'elles travaillaient comme prostituées et 84% sont devenues ou ont été sans-abris.

- En France, selon la Commission des affaires sociales, 65% des personnes prostituées exerceraient désormais dans la rue et 25% dans les hôtels ou en appartements. 20% des prostituées seraient mineures.

 

Alors, sachant tout cela, rappelons-nous :

Elles sont là, tout près de nous...et elles ne portent pas de voiles...

Il s'agit de nos Mères, de nos Sœurs, de nos Amies, de nos Voisines, de nos Collègues ...

Alors, si nous sommes les Hommes que nous prétendons être, arrêtons de nous "voiler" la face et osons nous poser cette terrible question :

" Qui les entend? Qui les protège? Qui les soutient?"

............

Arc-en-ciel'ment vôtre

Romano & Natalia

 

Sources:

 
 
 
 
 


Publié par s.allende à 20:21:00 dans 3. Education & Histoire | Commentaires (0) |

"Le Cauchemar de Darwin" gagne son procès | 02 mars 2008

Une fois de plus, la vérité triomphe face au négationisme post-colonialiste organisé...

- ''Le Cauchemar de Darwin'': une démonstration édifiante - Ad Vitam -
Cliquez ici pour voir en grand
''Le Cauchemar de Darwin'': une démonstration édifiante - Ad Vitam
L'historien François Garçon a été condamné vendredi pour diffamation envers le réalisateur du "Cauchemar de Darwin"

L'historien accusait Hubert Sauper de "malhonnêteté intellectuelle" et de "supercherie". Il a annoncé qu'il ferait appel de sa condamnation à 500 euros d'amende avec sursis par la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Le tribunal l'a également condamné à verser un euro de dommages et intérêts et 1.500 euros au titre des frais de justice.

Dans "Le Cauchemar de Darwin", sorti en 2005, le cinéaste autrichien Hubert Sauper établissait une équation entre la pêche intensive de la perche du Nil, un poisson carnassier introduit dans le lac Victoria il y a 50 ans et qui a entraîné la disparition des espèces autochtones, la misère des populations locales et un trafic d'armes.

Le film a rencontré un succès planétaire et reçu de nombreux prix. Une controverse a éclaté à son sujet après la publication fin 2005 d'un article de François Garçon dans la revue Les temps modernes, suivi d'un ouvrage un an plus tard intitulé "Enquête sur Le cauchemar de Darwin".

Dans un entretien à RFI, en janvier 2007, François Garçon expliquait reprocher au cinéaste de n'avoir pas démontré le trafic d'armes qu'il dénonçait, d'avoir fait croire que les carcasses de poisson étaient destinées à la consommation humaine (et non animale) ou encore d'avoir payé des enfants pour "jouer et rejouer des scènes".

Les juges ont notemment estimé que François Garçon "ne disposait pas manifestement, d'éléments suffisants pour formuler une telle accusation de manipulation des enfants à l'égard du réalisateur" et ne pouvait "donc prétendre au bénéfice de la bonne foi".

"Les preuves, à mon avis, figuraient dans le dossier et je compte sur l'appel pour le démontrer", a déclaré à la sortie de l'audience l'historien. De son côté, Hubert Sauper s'est réjoui de la condamnation de François Garçon qui "a menti et atteint ma personnalité et ma crédibilité". Plus largement, il a salué "une victoire pour le cinéma documentaire dans son ensemble".

(JB/AFP)

Publié par s.allende à 13:40:38 dans 6. Politique & Médias | Commentaires (0) |

Notre Peur... | 27 février 2008

"Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite,

C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : ' Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde,

L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres,

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous,

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres..."

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l'Afrique du Sud, 1994 (écrit par une femme : Marianne Williamson).

... Jouez vous aussi votre rôle en diffusant ces textes qui élèvent l'âme... et lui permet d'éffleurer l'Esprit...

Arc-en-ciel'ment vôtre

Natalia et Romano

Publié par s.allende à 19:23:04 dans 3. Education & Histoire | Commentaires (0) |

Holocauste Colonial Oublié : 29 Millions de morts en Inde et au Kenya | 24 février 2008

Le "bon temps des colonies" n'est "bon" que si on n'y regarde pas de trop près et qu'on pratique la mémoire sélective et le négationisme...

[George Monbiot - The Guardian - 08/01/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Quand l'empire britannique organisait la famine et interdisait l'aide aux victimes

Dans son livre, "Late Victorian Holocausts", publié en 2001, Mike Davis raconte les famines des années 1870 qui ont tué entre 12 et 29 millions de personnes en Inde. L'originalité de l'étude de Davis est de démontrer que, loin d'être une fatalité, ces millions de morts sont la cause directe d'une politique de la couronne britannique.

En effet, quand, en 1876, le courant marin El Niño a provoqué une sécheresse suivie d'une famine dans la province de Decca, les réserves de riz et de blé en Inde étaient au plus haut. Mais le Vice-Roi des Indes, Lord Lytton, plutôt que d'utiliser ses réserves pour venir en aide aux populations frappées par la famine, décida, contre l'avis de ses conseillers, d'exporter le blé et le riz vers l'Angleterre. Entre 1877 et 1878, au sommet de la famine, l'Inde a exporté une quantité record de 6,4 millions de bushels de blé.

Quand les organisations caritatives anglaises proposèrent d'envoyer du blé et du riz en aide d'alimentaire d'urgence, les marchands de blé, inquiets que cela pourrait provoquer une baisse du prix du blé et donc réduire leurs bénéfices, obtinrent de la part de l'administration des mesures douanières en vue de "décourager autant que possible l'aide d'urgence aux populations affectées".

Le parlement britannique fit voter la loi "Anti-contributions charitables" (Anti-Charitable Contributions Act) en 1877 qui interdisait "sous peine de prison, les donations charitables provenant de fondations privées et qui pourraient interférer avec la fixation par le marché des prix céréaliers". L'unique aide charitable autorisée était le regroupement des populations affamées dans des camps de travail - mais on y refusait l'accès à toute personne trop malnutrie pour avoir la force de travailler.

Ceux qu'on admettait dans les camps devaient réaliser des durs travaux de terrassement et d'assèchement, tout en recevant une ration alimentaire plus faible que celle octroyée par les nazis aux prisonniers du camp de Buchenwald. En 1877, la mortalité dans les camps de travail était de 94%.

Alors que des millions mourraient dans les campagnes, le gouvernement impérial - qui avait besoin d'argent pour financer la guerre en Afghanistan - lança une campagne militaire "dans le but de recouvrir les arriérés d'impôts accumulés par les paysans lors de la sécheresse". Le zèle impitoyable des collecteurs d'impôts, soutenus par la brutalité de l'armée britannique et des ses auxiliaires, acheva de ruiner ceux qui avaient survécu à la famine.

Même dans les régions traditionnellement exportatrices de céréales, les politiques gouvernementales - exactement comme celles de Staline en Ukraine - causèrent la famine et tuèrent des millions de personnnes. Ainsi dans les provinces du Nord-Ouest, l'Oud et le Pendjab, qui avaient connues des récoltes record dans les trois années précédentes, au moins 1,25 millions de personnes moururent de faim - tandis que des convois militaires protégeaient les charrois de blé et de riz transportés vers les ports, pour être exportés. (...)

La sale guerre oubliée contre les Mau Mau en 1950

Trois livres récents - "Britain's Gulag" par Caroline Elkins, "Histories of the Hanged" par David Anderson, et "Web of Deceit" par Mark Curtis - racontent comment, dans les années 1950, les colons blancs et les troupes britanniques écrasèrent la révolte des Mau Mau au Kenya.

Chassés des meilleures terres agricoles et privés de droits politiques, les membres de l'ethnie Kikuyu tentèrent d'organiser la résistance contre l'arbitraire colonial. Quand des milices armées Kikuyu attaquèrent des fermes de colons blancs, la couronne britannique réagit en déportant près de 400 000 personnes dans des camps de concentration. Dans ces camps, tortures et exécutions étaient quotidiennes.

Afin de "priver les rebelles du soutien de la population", le reste de la population Kikuyu (soit près d'un million de personnes) fut regroupé de force dans des "villages fortifiés" où les conditions sanitaires étaient déplorables. L'ethnie Kikuyu perdit la plus grande partie de ses terres dans l'opération - au profit des propriétés des colons ou d'autres groupes ethniques plus dociles vis à vis de l'administration coloniale.

Dans les camps de concentration, l'armée donna la pleine mesure de la "guerre anti-terroriste", s'inspirant des méthodes de l'armée française en Indochine. Les prisonniers étaient systématiquement torturés afin qu'ils dénoncent les chefs du mouvement.

Les méthodes d'interrogatoire courantes étaient - selon de très nombreux rapports officiels - de "couper les oreilles au rasoir, transpercer les tympans, brûler les yeux avec le bout d'une cigarette allumée, fouetter ou bastonner jusqu'à la mort, verser de la paraffine sur un membre d'un groupe de suspects et le bruler vif afin de faire parler les autres".

Les soldats britanniques s'équipaient de sécateurs afin de couper les testicules ou les doigts des suspects interrogés. On retrouvera ces méthodes dans les années 1970, en Irlande du Nord ainsi que - plus récemment - en Irak.

Très souvent les interrogatoires étaient confiés à des auxiliaires de l'armée, recrutés parmi les colons locaux. Dans un témoignage de l'époque, l'un de ces colons raconte avec enthousiasme comment il a "travaillé un rebelle" : "Quand j'en ai eu fini avec lui, non seulement je lui avais coupé les couilles, mais en plus il n'avait plus d'oreilles et son oeil droit pendait hors de l'orbite".

Le célèbre photographe de guerre Don McCullin, qui participa à la campagne anti-Mau Mau lors de son service militaire, raconte que, lors des patrouilles, les soldats avaient reçu la consigne qu'ils pouvaient librement ouvrir le feu sur n'importe qui, sans sommation, "à condition que la personne en question soit noire" (. . .)

[Dans les mémoires de la mission africaine (Letters from the African Mission - 1930-1960 - SVD), un missionnaire raconte comment les écoliers noirs se rendant à l'école à cette époque étaient pris pour cible par les soldats. "Ils s'amusaient à faire courir les enfants dans les champs et leurs tiraient dessus comme s'ils étaient des perdrix. Une jeune fille a été grièvement blessée et abandonnée sur la route par les soldats. Quand nous nous sommes plaints à l'armée, le commandant nous a répondu qu'il était dans l'incapacité d'identifier les 'mauvais éléments' qui se livraient à ce genre d'actions et nous a recommandé de ne plus laisser sortir les enfants sans une escorte blanche. Or ce n'est pas des actions de mauvais éléments, mais bien un comportement général de notre armée.

Quand aux jeunes filles dans les villages ou dans les champs, elles risquaient à tout moment d'être violentées par les soldats, qui faisaient de véritables razzias nocturnes pour se procurer 'de la chair fraiche'. Un de nos chapelains a essayé de sermonner ces jeunes hommes qui, en Angleterre, n'oseraient pas se comporter ainsi vis à vis de civils innocents. Ils lui ont répondu qu'on n'était pas en Angleterre et qu'il ne s'agissait de que de nègres sauvages qui ne connaissaient pas de sentiments humains".]

Ce ne sont là que deux exemples parmi plus de vingt récits d'atrocités supervisées et organisées par le gouvernement britannique ou par les colons britanniques au cours du XXè siècle : parmi ces massacres, citons par exemple le génocide des Tasmaniens, les punitions collectives contres la population en Malaisie, les bombardements aveugles de villages dans le Sultanat d'Oman, la sale guerre au Nord-Yémen dont 90% des victimes furent des civils, l'évacuation forcée des habitants indigènes de Diego Garcia pour faire place à une base secrète de l'armée U.S. et britannique. . .

http://books.guardian.co.uk/comment/story/0,,1674478,00.html

Publié par s.allende à 20:55:51 dans 3. Education & Histoire | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| >>

Partage...Extraits de films, reportages, clips, vidéos

Compteur

Depuis le 23-09-2007 :
35372 visiteurs
Depuis le début du mois :
2222 visiteurs
Billets :
46 billets

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03