Tu es à peine à quelques centimètres de moi, de l'autre côté de la table, et pourtant je te sens à des centaines de kilomètres. Il n'y a plus cette étincelle qui brille dans tes yeux, ni dans les miens. On est devenues autres. Pas comme des étrangères, non, loin de là, mais comme de lointaines amies qui se racontent leurs vies.
Je ne te reconnais vraiment plus en ce moment, je n'ose même plus te parler parce que de toute façon tu ne m'écoutes plus.
Si seulement tu avais raison quand tu mets tout ça sur le compte de tes médicaments. Je veux bien te croire moi, quand tu me dis que tu es très fatiguée, que tu as "la tête dans le cosmos", que tu inverses les rendez-vous de tes clients, que tu oublies tout, mais j'ai hâte que ce traitement se termine alors, pour te retrouver comme avant.
[J'aime ta façon de passer tes bras autour de mon cou et de me serrer très très fort contre toi. J'aime ta façon de te laisser aller sur mon épaule et de fermer les yeux quand je te serre contre moi et que je te couvre de bisous]
Je parle pas aux gens que je connais pas !!