Avant, le samedi soir, on sortait toutes les deux, dans des discothèques. On allait danser pour se vider la tête de tous les problèmes de la semaine. On allait s'amuser, rire, jouer...
Tu débarquais à la maison à l'heure de l'apéro, on dînait ensemble de bonne heure, puis on faisait "un petit dodo pour être en forme pour sortir". Le réveil sonnait vers 23h00 et on se préparait gaiement en s'habillant presque toujours de la même façon pour que les autres nous prennent pour des soeurs.
Toi, tu buvais bien trop. Je te le disais assez. Au bout de quelques verres, tu commençais à danser beaucoup plus librement, plus sensuellement. Tu devenais toute câline et moi je ne m'en plaignais pas, bien au contraire. Mais tu l'étais aussi avec d'autres...
Je connais la dose limite que je préfère que tu ne dépasses pas. Je vois dans tes yeux quand tu dois arrêter de boire avant de faire n'importe quoi, avant qu'il ne soit trop tard et que tu ne te rendes plus compte de tes faits et gestes. Et même si tu es habituée et que tu restes très conscientes malgré tout, je réussissais à chaque fois à te faire stopper, et tu le faisais pour moi, parce que tu voyais que tu me faisais de la peine.
La suite, elle est
iciMaintenant, le samedi soir, moi je reste toute seule à la maison et je ne sais pas ce que tu fais, toi que j'aime tant...
Je parle pas aux gens que je connais pas !!