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Fils de Dieu

"Il n'y a donc plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus d'esclave ou d'homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ."
- St Paul aux Galates III, 26-29.

Présentation

Sébastien, 38 ans.
Pour le reste, je ne suis pas très intéressé par les étiquettes, par trop limitatives.
Faites vous donc votre avis.

Contact mail, en cas de besoin.
Ni spam, ni envois de masse, ni propos hostiles, ni propagande svp.
Les abuseurs seront poursuivis.


L'exergue de ce blog :

"Car c'est par la foi en Jésus Christ que vous êtes tous fils de Dieu; vous tous, qui avez étés baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a donc plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus d'esclave ou d'homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. Et en appartenant au Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, tous héritiers selon la promesse."
- St Paul aux Galates III, 26-29.

Petites précisions en préambule.

Après avoir reçu quelques mails, pas toujours agréables, me prenant à partie ou me considérant comme allié par apriori et malgré moi, je me sens obligé d'apporter quelques précisions sur ma petite personne :

Je suis : un chrétien catholique romain. Pas très orthodoxe, certes, mais j'ai choisi de rester et d'agir dans l'église dans laquelle j'ai été baptisé. J'ai conscience de ses défauts (comme j'ai conscience des miens) mais je me refuse à jeter le bébé avec l'eau du bain. De plus je travaille plus dans la recherche de ce(lui) qui nous unit, je laisse à d'autre ce qui nous divise. Oui, je crois en mon église, ce qui ne veut pas dire que je suis incapable d'avoir mon avis et de réfléchir. Je suis un être humain, donc complexe, donc nuancé qui se refuse à être enfermé par les phobies, les peurs, les névroses et les limites des autres.

J'ai : la conviction profonde d'être aimé de Dieu tel que je suis et ca change ma vie, je crois aussi que Dieu aime tous les hommes et j'aimerai qu'ils le sachent afin qu'il ne se sentent plus seuls et abandonnés. La vraie misère c'est de se croire aimé par personne, même pas soi...et je sais de quoi je parle...

Je pense :
un peu trop pour certains, pas assez selon mon goût. Dans les choses qui proviennent de mes réflexions et de mon expérience il y a des idées comme : la diversité dans l'Église est une bonne chose, notre conscience doit être éclairée par la foi mais c'est en conscience que nous décidons et personne n'a le droit de s'y opposer ou d'imposer son point de vue, un titre est plus une responsabilité qu'un honneur et notre seul honneur devrait être de travailler à notre configuration au Christ et au salut par cette voie de nos frères et soeurs. Je pense surtout que les solutions absolues ne sont pas faites pour l'homme, qui n'est que fragile, unique et surement pas de taille à être absolu.

Je m'oppose : à toutes les formes d'exclusion hors et dans l'Église (oui ca peut impliquer des gens que vous avez étiquetté comme "méchant"). Question de principe, question de foi. Aux sophismes comme forme d'évangélisation qui cachent en fait un prosélytisme de l'égo et une tyrannie d'une vision du monde qu'on essaye d'imposer en se cachant hypocritelments derrières les évangiles, aux méthodes passives-agressives, à l'auto-victimation.

Je crois : au pardon inconditionnel et gratuit, à l'amour sans limites de Dieu et à l'importance de faire connaitre son existence et à le partager, à la liberté individuelle et à la capacité de chacun d'agir en conscience en accord avec sa foi, son amour et son respect pour Dieu.

Je ne suis pas : orthodoxe, protestant, vieux-catholique, gallican, pro-life, végétarien, pacifiste, d'extrême droite, ultragauchiste, ultra-conservateur and co., ultra-libéral and co., nationaliste, papolatre, papophobe, mariolatre, idolatre...et même j'ai du respect pour certaines de ces positions (et aucune pour d'autres), merci de ne pas essayer de me les vendre.

Je préviens : ce que j'écris ici n'engage que moi. Le dialogue est une notion qui se base sur la capacité à douter de ses absolus et sur la curiosité sincère de découvrir l'autre. Je suis ouvert au débat avec les gens qui ne détiennent aucune vérité, pour les autres, ne vous fatiguez pas à commenter, merci.

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Comme Benoît à choisi de ne modérer mon commentaire... | 14 mars 2009

...je réponds ici à son billet et les commentaires sucités.


Bon, on arrête le trip victimaire ?

Est il possible de sortir du drame et de ses excès pour pouvoir discuter ?



@Benoît, encore une fois, il me semble que le décalogue, bien qu'il soit précieux et vital, a été remplacé par deux commandements que le Christ lui-même nous a enseigné :

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ta pensée"

- Marc 12, 28-34
et
"Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés"

- Jn 15, 12

Le Christ sans abolir le chemin parcouru au par avant par le peuple de Dieu, qui a eu besoin de lois pour grandir, nous libère du carcan de ces lois par ses nouveaux commandements...ce que Paul commentera par :

"Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue."

- GA 3, 24

Alors, oui, soyons clairs, chacun d'entre nous à à coeur le "tu ne tueras point" et oui, un avortement est pour tout le monde un acte grave, un acte blessant, un acte qui touche à la dignité humaine...nous sommes tous d'accord sur celà, ne l'oublions pas.

Mais, la foi, guidée par notre conscience et notre réflexion éclairée par la foi nous permettent de ne pas appliquer aveuglément ce commandement.

Elle nous empêchent en tous cas de nous réfugier derrière en abdiquant toute réflexion, par conformisme, par peur, par respect démesuré tendant à l'idolatrie...

De plus, la charité, l'amour de l'autre, nous pousse à d'abord aider, soutenir l'autre, pas à le rejeter cruellement en le montrant du doigt devant l'opinion mondiale.

Après, je n'ai pas envie de rentrer dans un débat qui me semble stérile sur savoir ce qui était prioritaire, un être vivant de 9 ans, martyr dans sa chair, victime d'un des pire crime qu'un humain peut infliger à un autre ou deux futurs enfants pas encore nés, pas encore biologiquement complets, très loin d'être conscients.

Franchement, je n'ai pas de réponse à cette question et je ne pense pas qu'il y en aie...Je prie pour ne jamais me retrouver dans une telle situation...

Je crois même qu'avoir des certitudes absolues sur ce que les autres doivent faire pose un problème, d'un point de vue moral et éthique...

J'aurai aimé que le premier réflexe de notre église soit d'aider, de soutenir, d'aimer, de prier pour la victime, pour son bourreau...



@George, réalises tu que les gens à qui tu t'oppose aussi violemment peuvent utiliser eux aussi cette phrase (Jean 15:19) pour eux ?

Publié par Furyo à 15:59:51 dans Personnel | Commentaires (2) |

Il y avait autre chose à dire | 14 mars 2009

"Jésus aurait dit que la morale est faite pour l'homme et non l'homme pour la morale. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres." (...) "Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité."

- Francis Deniau, évêque pour la Nièvre, qui réagit par communiqué à la décision de l'archevêque de Recife au Brésil, d'excommunier la mère d'une fille de neuf ans, enceinte suite à des viols, et de l'équipe médicale qui a procédé à l'avortement.

Publié par Furyo à 04:12:05 dans Communauté chrétienne | Commentaires (0) |

La lettre de Benoît XVI aux évêques. | 13 mars 2009

"Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres."

- Galates 5, 1, 15-18

Il est un enjeu qu'il ne faut pas oublier dans cette "affaire" de la Fraternité saint Pie X",la responsabilité que nous avons, en tant qu'Eglise et aussi en tant que citoyen de prévenir et d'éviter les radicalisations. L'Eglise est plus grande et sainte que toutes nos disputes, nos durcissements, nos étroitesses d'esprit et nos réactions. Travailler dans le sens de la réductions de ces raisons de conflit n'est jamais un mal...à condition d'utiliser une méthode claire et non ambigüe...

Benoît XVI vit son pontificat comme un théologien qui a fait l'expérience des drames du Xxe siècle, et qui veut laisser un héritage de réconciliation, d'unité, et d'authenticité du message de l'Eglise. Il oublie, comme tous les grands intellectuels, la réalité charnelle et émotionnelle, la dimension humaine de la situation. Dans la tempête il est bon d'avoir un berger ferme et sur de lui, mais il faut surtout un berger en qui on a envie de faire confiance...

La Curie oublie facilement qu'on est plus au XIXeme et que la piété filiale et le respect pour le pape ne sont plus des dus...que le peuple de Dieu a grandi, qu'il n'est plus enfant, mais un adolescent capable de se faire une opinion, de se prendre de passion pour une cause...et que même si des fois c'est excessif, ca doit se respecter et surtout ne pas être pris de haut. L'amour doit être exprimé mutuellement et non exigé par l'un ou l'autre.

Cette crise, toutefois, peut être salutaire.

Elle va obliger le Saint Siège à réfléchir sur sa communication, et à se pencher sérieusement sur la fraction de son Eglise qui conteste le concile Vatican II. Elle va peut être enseigner à nos prélats à écouter le peuple, à voir le monde réel et à ne plus agir comme si l'univers était fait de leurs certitudes.

Le problème est toujours le même : quel rapport entretenir entre la loi -la norme- et la pratique ?

Personellement, j'en reste à la position profonde de l'église, celle du docteur angélique, l'amour de l'autre est le fondement de notre religion et aucune règle, apparaitrait-elle même comme "morale" à un moment donné, ne doit pouvoir se dresser contre ca. La foi chrétienne n'est ni incompatible, ni contradictoire avec l'usage actif de la raison. Les vérités de la foi et celles de la raison peuvent être intégrées dans un système synthétique harmonieux, sans se contredire, à nous de le créer ensemble.

Le Vatican va devoir résoudre cette problématique avec de nouvelles méthodes, les temps ayant changé, son troupeau ayant grandi. En fait, depuis le concile Vatican II, ce dernier ne cesse de se poser cette question aux différents papes.

Il faut que nous repartions sur une dynamique créative, dans la foi et la confiance, sortir de nos mouvements réactionnaires - au sens propre du terme: réaction à quelque chose - qu'on cesse de se cacher derrière des artifices intellectuels dangereusement comfortables, comme "la culture de vie" ou pire "la loi naturelle" qui ont fini par tout justifier et bloquer toute réflexion, pour, courageusement, mettre les choses à plat sous le regard et avec l'aide de l'Esprit.

N'oublions pas qu'il n'est rien d'absolu à l'échelle de l'être humain, sûrement pas la vérité...l'absolu sans amour ne peut que blesser.

La vraie question n'est donc pas, pour ou contre la Fraternité, pour ou contre l'excommunication brésilienne, mais pourquoi se sent on obligé de rejetter et de blesser l'autre quand nous sommes choqués...qu'est-ce qui bloque en nous l'élan de charité essentiel ?

Pourquoi sommes nous plus choqué par une "infraction" aux règles que par la violence humaine entre nous ?

Publié par Furyo à 12:30:49 dans Chemin de foi. | Commentaires (0) |

Réponse de la brebis au berger | 13 mars 2009

Benoit*, tu as dit hier :

"Parfois on a l'impression que notre société a besoin d'un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu'un ose s'en rapprocher - dans le cas présent le Pape - il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve."

Voici ce que ca a appelé comme pensée chez moi :

Parfois on a l'impression que notre église a besoin d'un groupe au moins, mais souvent de plusieurs, auxquels ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine.

Et si quelqu'un ose s'en rapprocher et d'être solidaire, voir charitable - dans le cas présent une grande partie des croyants - il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine par les plus intransigeants et moralisateurs sans crainte ni réserve et même se faire tancer publiquement par son propre pape qui se pose en victime de circonstances malheureuses et de haine ciblée.

Quid de l'homophobie de l'église, quid de sa fascination pour la pureté et son élitisme, quid de sa tolérance pour le viol, l'antisémitisme et la mysoginie ordinaire ?


* Il s'agit bien d'une réponse à notre bien aimé Saint Père, suite à sa lettre ouverte aux évèques et non à notre cher blogueur chti linké dans la colonne de droite..

Publié par Furyo à 02:08:37 dans Chemin de foi. | Commentaires (1) |

Une fillette de neuf ans ! | 11 mars 2009

Pourquoi le Vatican oublie t'il les principes de conscience éclairée et celui du moindre mal ?

Compte il excommunier aussi cet abominable relativiste de Thomas d'Aquin et cet activiste de la libération de Paul de Tarse ?

Jn 15, 12
"Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés"

GA 3, 24
"Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue."

I Co 13, 1-7
"Sans la charité, cela ne me sert de rien. La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s'irrite pas, elle n'entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout"

Publié par Furyo à 18:46:47 dans Chemin de foi. | Commentaires (0) |

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