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Flagrant délices

au delà du supplice...

Les cailloux de ma conscience | 24 septembre 2008

Vendredi. Il est 4 heures du matin. J'arrive en bas de chez mes parents et, sur le paillasson de la porte de l'immeuble, roulé en boule, il y'avait un petit chien laid. Un petit chien de 50 centimètres, marron avec des tâches noires.

Mon premier réflexe fut la crainte. Il pourrait me mordre...

Mais une fois passée la porte et refermée derrière moi, une vague d'émotion m'a envahie. Je ne saurai vous l'exprimer ici, croyez moi juste sur parole : tendresse, compassion, pitié et une envie incroyable de changer la vie de ce petit chien. Il me paraissait si incapable de se trouver de quoi se nourrir, de quoi se protéger la nuit... Si en manque d'amour et de caresses. Si impuissant devant les grandes poubelles vertes auxquelles il ne peut accéder. Si vulnérable... J'en ai eu les larmes aux yeux.

Evidemment, tout ça est ridicule. Evidemment, je suis rentrée chez moi... pour en ressortir avec quelques croquettes appartenant à mon chien.

En rentrant dans mon lit le soir, j'ai encore pensé à lui. Et je me suis promis que si je le retrouvait le lendemain, en bas de chez moi, je lirai ça comme un signe et l'adopterai.

Le lendemain, évidemment il n'était plus là. Errant dans un autre quartier, une autre ruelle ou... courant sous les cailloux des gamins qui n'y voient qu'une boule de poils...

Vague d'émotion une fois de plus.

Et constat effrayant : la dernière fois que j'ai ressenti ça pour un être humain remonte à loin...

Comment?

Comment est il possible que je voies les mendiants aujourd'hui comme les gamins voyaient les chiens? Pourquoi est ce que je ressens plus de compassion envers lui, être inutile, être encombrant qu'envers mes pairs oubliés par le destin?

A quand remonte le dernier geste simple envers un nécessiteux, sans sentiment de culpabilité, sans sentiment de s'accomplir d'un dédommagement?

Pourtant, tous les jours ils sont devant nous. Les oubliés de l'amour. Les oubliés du destin. Les oubliés des festins. Alors biensûr on se console en se disant que l'on ne peut plus faire la part des choses entre les vrais mendiants et les faux. Que nous ne sommes pas sur terre pour réparer tous les malheurs du monde. Et puis... il n'ont qu'à se mettre au boulot! Porter des cageots! Enfin tout mais pas se mettre dans nos rues et nous barrer le passage sur la grande avenue qui nous mène à notre confort bien mérité!!

Ne pas faire dans la démagogie. Juste constater. Constater que je suis capable d'offrir le gîte et le couvert à un chien jusqu'à la fin de ses jours. A le soigner, le laver, le caresser, lui parler. Et même à l'éduquer en lui apprenant "Assis", "Couché", "prend la baballe", "bien, mon chien, bien!"....

Ces gestes si simples, tournés vers autrui, seraient ils capabes d'apporter plus de justice dans notre monde? D'absorber un peu de misère humaine? Ou bien ne serait ce qu'une goutte d'eau dans le Sahara? 

Doit on mettre sa goutte d'eau ou attendre que "les autres" construisent un barrage pour se décider à la déverser?

Je ne sais pas. Peut être ne suis je même pas intéressée à savoir.

Je m'en vais déjà. Tournant le dos à la misère du Monde. Et metant un pied devant l'autre comme on m'a appris à faire. Pour marcher vers une autre ruelle, un autre quartier. Courant sous les cailloux de ma conscience...

Publié par audela à 03:14:32 dans Flagrant délices | Commentaires (0) |

Aimer à nouveau | 19 septembre 2008

Des mots coulent dans mon oreille, des mots que je ne comprends pas. Et je voyage à travers ta langue dans un monde oublié.

 

Amnésie paralysante.

 

Handicapée dans un labyrinthe de sentiments. Trébuchant sur des obstacles linguistiques. Je dois lire entre tes soupirs et creuser dans tes délires verbaux. Y trouver source de joie ... source d'amour, peut être ? Des sources qui abreuvent mais ne désaltèrent pas.

 

Tes mots purs pagaient dans mes veines, à contre courant... Mon cynisme est à marée haute et tes rames coulent sans que tu ne puisses jeter l'ancre. Mon obstination peut être forte mais elle ne parvient à vaincre ta douce persévérance...

 

Tu vas de port en port, et tu cherches une attache ? Moi je cherche les hautes mers, là ou les poissons ne sèchent jamais.

 

Pourquoi suis-je incapable de t'aimer ? Pourquoi mon cœur s'échappe, m'échappe, t'échappe ?

Pourquoi suis-je tentée par le diable quand l'ange me tend la main ?

Tant d'amour, tant de tendresse dans mon cœur et si peur de l'investir...

Jusqu'à quand puiser dans l'immédiat des torrents de bonheur, en fuyant éperdument la continuité ?

Jusqu'à quand vais-je chercher les situations incertaines car seules elles me donnent la certitude de se terminer un jour ?

Pourquoi suis-je si complexe dans mes engagements alors que j'aime si facilement, si sauvagement, si spontanément ?

Qui a semé dans ma vie le doute, ce manque de confiance qui autrefois, ne me caractérisait pas ?

Publié par audela à 00:15:45 dans Flagrant délices | Commentaires (1) |

Chemin balisé | 06 septembre 2008

Voilà. A nouveau en "chemin balisé". La fièvre de l'été s'achève et le train train quotidien reprend son cours. Sous des cieux ramadanesques imposant un "non rythme" qu'on a eu le temps d'oublier en 11 mois.

La douce négligeance estivale et le souffle de nonchalence qui nous innondait s'estompent, écrasés par le poids des jours et leurs lots d'incertitudes...

Et il suffit de quelques jours pour comprendre ce que l'on ne supportait plus, et qu'on n'arrivait pas à baptiser tant le malaise était diffus.

On ne supportait plus de faire semblant...

 

Publié par audela à 18:32:23 dans Flagrant délices | Commentaires (0) |

Thailande | 25 août 2008

C'était juste fantastique...

De belles découvertes. Beaucoup de "premières fois" lors de ce voyage : ballade à dos d'éléphant dans la savane, expédition en parasailing - vol au milieu des oiseaux, et également premier Grec Bisou...

Un pays à visiter à tout prix... 

Publié par audela à 16:51:37 dans Flagrant délices | Commentaires (0) |

Far niente!!!! | 02 août 2008

 

Un peu dans les vaps tonight en raison du traitement de cheval que m'a infligé mon cher médecin traitant. Mais suffisamment lucide pour savourer mes premières heures de congé !

 

1er ingrédient nécessaire pour ne pas rater ses vacances : se reposer avant de voyager. Voilà pourkoi mon unique ambition pour les trois jours à venir est de dormir, grignoter de bonnes choses, regarder des DVD et, au passage, régler quelques petites bricoles à la maison.

 

Dans trois jours, je m'en vais vadrouiller en Thailande : un bloc note à la main, un appareil photos, un sac à dos et mes deux meilleures amies. Que demande le peuple ?

 

De quoi se vider l'esprit, le cœur, les poumons, et les emplir de choses nouvelles, insolites, inconnues. Rencontrer d'autres personnes, d'autres cultures, un monde différent. Découvrir des cultes, des croyances, des façons de parler, d'aimer, de se nourrir... Partager un petit morceau de soleil avec une population accueillante et chaleureuse...

 

Quand on part si loin et qu'on découvre des façons différentes de vivre, on ne peut s'empêcher de penser qu'on s'enferme dans notre quotidien et qu'il y'a tant de belles choses à voir. Tant de mystères de la vie que l'on ignore.. Tant de diversité en ce bas monde qu'il est tout simplement prétentieux de penser qu'on y a saisi quelque chose...

 

Voilà. Avant ça, trois jours de pur glandage, et de gavage intensif de bons plats préparés par les parents. Ils ont décidé que je devais prendre deux kilos avant de partir.

 

En attendant de partir, je suis un petit peu triste, et ce, pour deux raisons : La première, c'est que je dois mettre mon petit chien dans un chenil demain parce que mes parents aussi vont voyager. Et ça me fend le cœur de le laisser tout seul dans ce truc.

La seconde, c'est que les hasards du calendrier ont voulu que je ne puisse consacrer mon après midi à mon amant à moi et qu'à son tour, il ne pourra pas se libérer les jours qui viennent. Je m'en irai donc toute frustrée me blottir dans les bras d'un autre pendant qu'il consacrera du temps à préparer sa plaidoirie devant sa brillante avocate ! J

 

Petit clin d'œil à mon lecteur préféré, et qui va certainement beaucoup beaucoup me manquer, malgré ses innombrables défauts... Pas de massage thaïe à la rentrée , chéri à moi. Puni !

Publié par audela à 00:13:59 dans Flagrant délices | Commentaires (0) |

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