Apprendre l'Arménien Occidental grâce à quelques dialogues faciles, reprenant un vocabulaire usuel et des expressions courantes. L'Arménien Occidental est parlé par la diaspora arménienne dispersée un peu partout dans le monde (hotspots: Los Angeles, Beyrouth, Paris, New York...) suite au génocide de 1915 commis par l'Empire Ottoman (la Turquie) sur le peuple arménien. L'Arménien Oriental lui est parlé par les Arméniens vivant en Arménie ou ceux qui ont émigré, notamment vers les 'hotspots' cités plus haut.
Pour faciliter l'apprentissage, l'alphabet latin a été utilisé ici et non l'alphabet arménien, utile cependant d'apprendre ultérieurement. La prononciation est facile, il faut prononcer chaque lettre. Faites attention aux difficultés suivantes:
Kh: prononcé comme le 'g' espagnol (la gente)
Dz: proncez le D et le Z ensemble, comme une seule lettre
Ts: prononcé comme la mouche tsé tsé
Tch: prononcé comme le 'ch' anglais (child)
Gh: prononcé comme un 'r' français
R: prononcé comme un 'r' anglais roulé
Si vous avez des questions ou suggestions, des problèmes de prononciations, laissez un commentaire après la leçon en question. Si vous voulez aborder tel ou tel sujet, laissez également un commentaire, il sera pris en considération
Suite de la leçon 5...
Publié par sandmoon à 02:24:24 dans Apprendre l'Arménien Occidental - Leçon 6 | Commentaires (0) | Permaliens
Maral: Salpy, ass intch é?
Publié par sandmoon à 01:05:17 dans Apprendre l'Arménien Occidental - Leçon 5 | Commentaires (0) | Permaliens
En 3 leçons, on a parcouru un bon nombre de règles de grammaire qu'il serait bien de revoir. Revenez à cette leçon régulièrement pour vous rafraîchir la mémoire et pour vous donner des points de repère...
1. Questions :
Ellal
(Yes) 'em -> tch-em Je suis -> Je ne suis pas
(Toun) 'ess -> tch-ess Tu es -> Tu n'es pas
(Ane*) é -> tch-é Il/elle est -> Il/elle n'est pas
Le radical se forme en enlevant simplement le 'el' de l'infinitif (donc : ouzél -> radical : ouz )
Si le radical commence avec une voyelle, on colle le G à celui-ci.
Si le radical commence avec une consonne, le G sera séparé de celui-ci (on le prononcera comme on dit 'gueux' + radical terminaison)
Ex2 : KHEMEL - Boire
(Yes) tchém khemér
(Toun) tchéss khemér
(Ane) tchi khemér
8. Vouloir + Infinitif:
On a également vu comment dire 'je veux...' :
Verbe OUZEL au présent + Infinitif du 2e verbe
Ex : Gouzém khemél Je veux boire
9. Pronoms possessifs :
Se forme en 2 partie, bien que la première partie (en parenthèse) peut être omise, sauf pour la 3e pers du sg et les personnes du pluriel :
Mon, ma, mes:
(im) x-ess (après un mot se terminant sur une consonne)
(im) x-ss (après un mot se terminant sur une voyelle)
Ex1 : (im) aghtchigu-ess ma fille
Ex2 : (im) deghâ-ss mon fils
Ton, ta, tes:
(kou) x-et (après un mot se terminant sur une consonne)
(kou) x-t (après un mot se terminant sur une voyelle)
Ex1 : (kou) aghtchigu-et
Ex2 : (kou) deghâ-t
Publié par sandmoon à 13:32:37 dans Apprendre l'Arménien Occidental - Leçon 4 | Commentaires (3) | Permaliens
Un peu tôt pour faire de la philosophie en arménien, néanmoins on peut commencer par se présenter... Deux inconnus se rencontrent à une soirée typiquement arménienne (comme celle organisée par le comité, l'UGAB ou le Hamaskaïn...)
Salpy : Parev. Yes Salpy-n 'em. Kou anoun-et intch é?
Bonjour. Moi, c'est Salpy. Tu t'appelles comment ?
Yes Salpy-n 'em : litt. moi je suis Salpy. Notez la position des mots, où le verbe se met à l'arrière. Notez aussi le suffixe 'n' qui s'ajoute au nom (typiquement arménien nom de fille). Le suffixe 'n' suivant une voyelle (Salpy-n) et le suffixe 'e' suivant une consonne (doun-e) sont utilisés comme article défini (le, la, les : pas de distinction de genre ni de nombre... ce qui rend les choses faciles, non ?)
Kou anounet : ton nom... Anoun : nom. On aurait pu simplement dire 'anounet' sans le 'kou' comme on peut dire aghtchig 'em sans le pronom 'yes' (=je). La particule 'et' marque la 2e pers du possessif. 'Kou' qui dénote la 2e pers du possessif accompagne pour renforcer l'idée de la possession dans le genre 'ton nom à toi'.
Intch é : litt. quoi est. Donc : c'est quoi ? où 'é' représente le verbe être au présent de la 3e pers du sg. Notez que l'adverbe d'interrogation se place à la fin ici, un peu comme si on disait : ton nom, c'est quoi ?
Serpouhi: Parev Salpy. Anoun-ess Serpouhi é. Toun our déghén ess ?
Bonjour Salpy. Je m'appelle Serpouhi. Tu viens d'où ?
Anoun-ess : Mon nom. Notez la terminaison 'ess' qui marque la possession de la 1e pers du sg. Notez aussi la construction de la phrase, donc : mon nom Serpouhi est.
Our : où (facile !) Déghen : endroit. Our déghen : Litt. de quel endroit, d'où.
On aurait put omettre le Toun' (tu) et simplement dire Our déghen ess ?
Salpy : Yes Belgica hay em. Yev toun?
Moi je suis un(e) arménien(ne) de Belgique. Et toi ?
Belgica hay : Expression typique à la diaspora. Je suis arménien(ne) : Hay 'em... et on y ajoute de quel pays, ici de la Belgique... De la France, ça donnerait : Franssa Hay ; US : Amériga Hay...
Yev : et
Serpouhi: Yes-al Paris gabrim. Dzenokhk-iss héd.
Et moi, j'habite Paris. Avec mes parents.
Yes-al : al -> aussi. On pourrait vouloir dire moi aussi. Mais ici yes-al veut plutôt dire : et moi
Paris gabrim : j'habite Paris. On peut décomposer comme ceci : g-abri-m, où le préfixe 'g' marque le verbe conjugué ici au présent ; la terminaison 'm' la 1e pers du sg au présent et 'abri' le radical qui reste inchangé pour toutes les personnes
Dzenokhk : parents. Dzenokhk-iss : où le 'iss' équivaut à la possession à la 1e pers du sg (mon, ma, mes)
Héd : avec. Se place après le mot qu'il accompagne.
Salpy: Yes arantsiness gabrim. Pejichk em. Yev toun?
Moi j'habite seul(e). Je suis docteur. Et toi?
Arantsin : seul(e) en général Arantsin-ess : (moi) seul
Pejichk : docteur
Serpouhi: Yes mod adénén biddi amoussnanam.
Moi bientôt je me marie.
Mod adénén : bientôt
Amoussnanal : se marier... biddi amoussnanam : 'biddi' marque le futur ; la terminaison 'm' la 1e pers sg --> je vais me marier.
Notez qu'on dit amoussine : mari et amoussin-ess : mon mari
Salpy: tchéss achkhadir?
Tu ne travailles pas ?
Tu travailles se dit : g-achkhadi-ss (terminaison 'ss' pour la 2e pers sg) or la négation comme on l'a vu plus haut change la forme du présent : tch-éss (la terminaison se place au niveau du 'tch') achkhadir (le 'g' tombe et la terminaison est remplacé par un 'r' à toutes les personnes). Consultez la leçon 4 - point 7 pour une explication précise de la construction de la négation.
Serpouhi: Intch bédk ga?
Pourquoi travailler ?
Intch : quoi
Bédk : besoin
Ga : il y a
-> Quel besoin y'a-t-il ?
L'expression Bédk ga (il y a le besoin ; donc il faut) est important. Par ex : Il faut de l'amour. Ser bédk ga.
Salpy: ??
Publié par sandmoon à 21:28:32 dans Apprendre l'Arménien Occidental - Leçon 3 | Commentaires (0) | Permaliens
Une mère et sa fille :
Mayr : Intch gouzéss, akhtchiguess ?
Mère: Que veux-tu, ma fille ?
Mayr : ou simplement mama veut bien sûr dire maman. Vous vous rappelez peut-être du livre/film de Henri Verneuil 'Mayrig' où le suffixe 'ig' dénote 'petit(e)' petite maman - mais a aussi une connotation émotionnelle comme en néerlandais le 'tje'.
Gouzéss : tu veux
Akhtchig : fille -> pronom personnel ajouté en suffixe '(e)ss' dénote la possession à la première personne 'je' donc Akhtchiguess : ma fille.
Si vous avez un garçon, vous lui direz : deghâss. Garçon tout court se dit : deghâ. (pas dégât! bien que les garçons... :) 'gh' est équivalent au 'r' français et les 'r' dans le texte serait équivalent au 'r' anglais)
Akhtchig : tchem kiddér.
Fille: Je ne sais pas.
Tchem : vous reconnaissez la négation 'tch'. Et le verbe être au présent de la 1e pers du sg : 'em. Tchem littéralement veut dire : je ne suis pas. Quand on dit : yes tchem ; ça veut dire : ce n'est pas moi.
Ici il sert à construire la négation du verbe 'savoir' au présent de la 1e pers du sg.
Kiddém : je sais. Tchem kiddér : je ne sais pas. Ça paraît compliqué au premier abord mais ce ne l'est pas, à ce stade, il faut simplement accepter les choses comme elles sont
Mayr : Pan-me gouzéss oudél ? Pan-me gouzés khemél?
Tu veux manger quelque chose ? Tu veux boire quelque chose ?
Pan: chose. Pan-me : une chose. Le suffixe 'me' est l'article indéfini, il est dérivé du chiffre 'un' (en arménien 'még').
Oudél : verbe manger
Khemél : verbe boire
C'est une remarque typique qu'une mère arménienne pourrait formuler.
Akhtchig : Votch, votch. Gouzém...
Votch : non.
Gouzém : je veux.
Mayr : Ayo ? Eh, essé !
Oui ? Alors, dis (quelque chose) !
Ayo: oui.
Eh: alors... (signe d'impatience)
essé : dis ! imparatif du verbe dire ('essél')
Akhtchig : Ser gouzém !
Je veux de l'amour.
Ser: amour... eh oui, dès la deuxième leçon...
Remarquez que le complément d'objet direct se place devant le verbe et non pas après comme en français : Amour je veux.
Mayr : Ammân toun-al! Amén mart ser gouzé!
Ben toi alors ! Tout le monde veut de l'amour.
Ammâm : terme qui dénote le ras le bol, l'impatience... genre : ben, fff, allé allé... je ne pense pas que ce soit de l'Arménien pur, en tout cas, le terme est fort utilisé ;)
Toun-al : toun veut dire tu/toi. Le suffixe 'al' veut dire : aussi. Donc : toi aussi.
Amén : tout... Mart : personne, homme... Amén mart : tout le monde
Gouzé : verbe vouloir au présent de la 3e pers sg.
Publié par sandmoon à 12:45:06 dans Apprendre l'Arménien Occidental - Leçon 2 | Commentaires (1) | Permaliens
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