Ce soir, j'avais (encore) besoin de sortir. En plus c'est le début du week end, je n'allais pas rester cloîtré un vendredi soir alors qu'il est fort probable que je ne sorte pas demain (à mon grand désespoir, mais à 15 euros l'entrée en boîte, ça ne peut pas être toutes les semaines).
Les filles n'étant pas motivées pour m'accompagner, j'ai réduit mon programme, passant de "promenade et petit bar sympa" à "promenade tout seul et tout court". Je me suis rendu compte que sur mon lecteur MP3 je pouvais mettre... de la musique Eh oui, après un an et demi d'utilisation en tant que clé USB, je me décide à exploiter enfin toutes les potentialités de cette technologie. Je me suis donc fait une compilation de chansons dont je connais (plus ou moins) les paroles et je me suis mis en route.
J'ai fait le tour de Rennes en chantant, me perdant, passant dans le centre, poussant vers le sud, l'est, remontant quand je m'éloignais trop des chemins connus. Mon sens de l'orientation est sérieusement perturbé par la musique, mais j'ai réussi à me repérer.
J'ai croisé un chat qui se frottait sur le goudron en plein milieu de la rue. Je l'ai caressé 5 minutes, jusqu'à ce qu'il essaie de me mordre. Je l'ai alors provoqué un peu, comme je le fais avec le mien, mais en restant plus méfiant qu'avec le mien, puisque j'ignorais ses réactions possibles autant que son statut sérologique (pas envie de me choper la maladie des griffes du chat). M'enfin c'était marrant.
Je suis rentré après 1h40 de marche et de chant. Rennes, la nuit, c'est beau.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 00:33:37 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (1) | Permaliens
Ce soir, pour m'aérer la tête et me changer les idées, je suis retourné à Commune Vision, l'asso gay étudiante de Rennes. Je n'étais pas spécialement motivé à la base.
La réunion a été assez courte, contrairement à celle de la semaine dernière et j'ai cette fois encore suivi ceux qui allaient à L'Emblème, toujours avec un soupçon de manque de volonté. Mais finalement c'était aussi sympa que la semaine dernière. J'ai fini torse nu comme les autres, à danser sur la piste. De mémoire de moi, c'est la première fois que ça arrive. Ce n'était pas spécialement prévu au programme, mais au moins ça permet d'oublier tout le reste un moment.
Donc en fin de compte je ne regrette pas d'être allé à cette soirée une fois encore. Possible que j'y retourne la semaine prochaine. Et que j'adhère. A voir.
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 00:53:48 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (1) | Permaliens
C'est tellement stupide.
Tourner pendant des heures dans son lit en se demandant s'il en est conscient, si c'est la même chose pour lui, s'il est libre, si ça peut marcher, si je me fourvoie, si j'interprète bien...
Ce n'était pas prévu. J'étais bien dans ma vie de célibataire. Pas de question, la tranquillité intégrale. Le couple, bien sûr j'y pensais. Un idéal à atteindre, dans une prochaine vie peut-être, quand j'aurais trouvé comment fonctionne le cœur humain... mon cœur d'humain. Une notion abstraite qui n'était pas pour moi et ne le serait pas véritablement avant plusieurs années, le temps que je change.
Et voilà qu'il arrive. Un regard, un sourire, une phrase lâchés dans une boîte de nuit rennaise. Sur le coup, je le trouve mignon et ça s'arrête là. Je continue ma soirée en le regardant un peu quand il est dans mon champ de vision. Sans plus. Sans m'attendre à plus. La soirée se termine et je rentre chez moi, content d'avoir passé un bon moment et de m'être défoulé.
Deux jours plus tard il me retrouve sur Internet.
« Hey mais c'est toi que j'ai vu samedi ! »
Oui, c'est bien moi. C'est le déclic. Oui, il est mignon. Charmant. D'abord sympathique. Son sourire est merveilleux. On discute un peu sur le net, puis c'est l'heure d'aller dormir. En théorie.
Je ne dors pas. Je pense. Je réfléchis. Je rumine. Les coups de foudre, ça existe ? Les coups de foudre à retardement, ça existe ? Pourquoi pas ? J'ai envie de le voir. Il est casé. Qu'est-ce que j'en sais ? Il ne peut pas être célibataire. Pourquoi pas ? C'est vrai, pourquoi pas ? Si ça se trouve il ne me convient pas. Si ça se trouve il me convient. J'ai envie de lui parler. Arrête, reprends-toi. C'est ridicule. Je le sais. Alors arrête. Si c'était aussi simple. A tous les coups il n'est pas intéressé. Alors pourquoi est-il venu me parler ? Par politesse. Peut-être pas. Tu ne peux rien affirmer. Je sais. Reconnecte-toi, il est peut-être encore là. Il est 2h du matin. Et alors ? Tu es complètement idiot. Ca fait partie de mon charme. Il a dit qu'il se couchait. Toi aussi, mais tu ne dors pas. Tais-toi. Je deviens fou. Moi aussi. Attendons demain. Si ça peut m'éviter de devenir schizophrène, oui, attendons demain. Dors. J'essaie. Dors. Laisse-moi penser à lui. Dors. Mais regarde-le ! Dors.
Je me rends compte que j'ai toujours maîtrisé plus ou moins ma vie ou mes sentiments. Là, je ne maîtrise plus rien. J'ai horreur de ça. C'est nouveau. C'est stressant. Comment lui montrer que je vaux la peine d'être connu ? J'ai peur de faire un faux pas. C'est la première fois que ça m'importe autant. C'est stupide, je ne le connais pas. Qui me dit que ce n'est pas un connard de la pire espèce ? Personne. Mais personne ne me dit non plus que ce n'est pas l'homme de ma vie. Arrête, j'ai 21 ans. C'est trop tôt non ? Qu'est-ce que j'en sais ? Je n'en sais rien. Je ne sais rien. Pour la première fois de ma vie, l'une de mes règles de conduite, « On verra bien », ne me satisfait pas. J'ai envie de hurler. De savoir. De prendre mon temps. Sans devenir fou.
J'ai deux espoirs. Le premier, c'est qu'il soit dans le même état que moi, qu'on s'en rende compte et qu'on tente le coup. Le deuxième, c'est que mon tempérament de girouette décide de me sauver de cette situation en me détournant de lui. Je préfèrerais le premier choix.
Ça ne marchera pas. Il faut que ça marche. Ça n'a pas d'importance. Bien sûr que si.
Amoureux ? Ça suffit les conneries. Et pourquoi pas ? Ça devait bien arriver non ? Mais pas comme ça, pas un coup de foudre, pas un inconnu. Alors connais-le. D'accord. S'il m'en laisse l'occasion.
Ah tu voulais du nouveau ? Te voilà servi. Assume.
Publié par Guillaume1712 à 17:09:42 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (2) | Permaliens
Ou "Ghetto des mentalités", ou encore "Mentalité des ghettos".
Une des grandes craintes des jeunes homosexuels en phase d'acceptation concerne le « milieu », ce terme prononcé du bout des lèvres avec un soupçon de dégoût, qui transparaît aussi dans la notion de « communauté », perçue comme un ensemble d'individus fermés vivant pour, par et à travers leur sexualité. Cette vision est bien évidemment empreinte de préjugés négatifs, mais peut-on leur en vouloir ?
Il est naturel de vouloir se regrouper et rencontrer des gens partageant les mêmes intérêts que soi. C'est le but des associations et des bars LGBT. Cela permet d'oublier pour un temps que la tolérance ne règne pas partout, d'oublier les codes et le carcan judéo-chrétien auquel nous nous conformons tous les jours. Certains fréquentent exclusivement ce « milieu », d'autres considèrent que c'est le mal absolu. Il y a du pour et du contre et chacun peut se forger sa propre opinion.
Mais il existe aussi des établissement hybrides, les bars et boîtes « gay-friendly ». Un univers étrange où sont censés se côtoyer gays, lesbiennes, bis, transsexuels, travestis, hétéros et j'en passe, dans un respect mutuel, une sorte de lieu idéal où l'harmonie est possible entre gens de bonne volonté.
Mais la bonne volonté doit être partagée par tous. Les hétéros sont conscients de cela quand ils pénètrent dans ce genre d'endroits et ne s'offusquent pas de voir deux garçons s'embrasser, ni ne rient grassement en se poussant du coude en voyant deux filles enlacées (à moins d'une alcoolémie dépassant un seuil au-delà duquel le vernis de civilisation est sérieusement mis à mal). Par contre les homos (au sens large) choisissent là encore de rester entre eux, d'occuper une partie seulement de l'espace, obéissant à un effet de masse frisant la ghettoïsation volontaire et ne jouant pas le jeu de la mixité.
Comment alors continuer à se plaindre d'une discrimination que nous créons nous-mêmes ou du moins que nous entretenons ? Quelle image donnons-nous aux hétéros et aux homos (au sens large toujours) en phase d'acceptation, quand nous nous comportons de manière aussi grégaire ? Est-il si difficile d'oublier un temps nos différences et de nous concentrer sur l'instant présent, à savoir la fête et la musique ? Pour certains, il semblerait que oui.
Il me paraît peu raisonnable de réclamer une acceptation que nous ne mettons pas à profit quand elle nous est offerte. Conquérir des droits est une (bonne) chose, mais les utiliser est primordial. On ne peut pas faire changer les mentalités sans faire un minimum d'efforts. Certes, on risque quelques remarques, des regards de travers et des commentaires désobligeants, susceptibles de gâcher une fin de soirée, mais les autres choix sont limités : sortir exclusivement dans le milieu, ou recréer le milieu où que l'on aille. Pour moi, sans être un militant, c'est tout vu.
Publié par Guillaume1712 à 12:54:29 dans Réflexions intéressantes (ou pas) | Commentaires (3) | Permaliens
Hey !
Aaaaah ! Après plusieurs semaines où mes week ends ont été assez chargés (ne serait-ce qu'en transport, quand ce n'était pas en émotions ou en activités), me voilà paré à passer trois jours ici, dans une cité étudiante vidée de ses occupants à l'occasion de Pâques. Mon programme : grasse matinée, courses, bouinage, un peu de cours, bouinage, sortie, grasse matinée, bouinage, un peu de cours, bouinage, bouinage, bouinage, sortie (?), grasse matinée, sieste. Le rêve. Des mini-vacances, presque.
Je ne sais pas exactement si je suis une loque par nature, mais en tous cas, ce week end, ce sera le cas. J'ai une bonne dizaine d'heures de sommeil à rattraper.
Bon, courses, et au lit. :D
Bisous à tous ceux qui veulent et tant pis pour les autres.
Guillaume
Publié par Guillaume1712 à 13:00:00 dans Les aventures d'un Ensarien à Rennes | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires