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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

Bruxelles by night, Bruxelles forever (quoi j'en fais trop ?) | 29 septembre 2007

Ca y est. J'ai dansé. Après presque trois mois où la meilleure boîte de nuit a des kilomètres à la ronde était ma chambre, et la meilleure sono mon ordinateur, j'ai enfin trouvé un dancefloor digne de ce nom. Mais commençons par le commencement... (j'adore dire ça, c'est classe)

 

Vendredi après-midi. Rapport de stage ? Naaaaaaaan, trop banal comme activité. Glandouillage sur le net, c'est beaucoup mieux. Vers euh... on va dire 18h, Twan m'ajoute à ses contacts msn. Héhé, que la fête commence. On est censé sortir avec Floflo (cette fois-ci je ne t'omets pas :D), restaurant puis bar/boîte/on-verra.

Coup de fil de Floflo : je ne peux pas manger avec vous. Arf. :D

Je me pointe malgré tout le coeur vaillant devant le Mac Donald's en face de la Bourse pour attendre Twan, bloqué dans le métro. En attendant je fredonne comme un con, mais bon pas loin de moi je vois un autre gars qui fredonne et qui a l'air con, donc je me dis que si je lui ressemble il vaudrait mieux que j'arrête. Je baisse d'un ton. Twan m'interrompt en plein milieu de "L'aigle noir" (mais comme je connais pas les paroles j'étais le seul à savoir que j'étais en plein milieu...).

Bref on va dans un restaurant (qu'on met beaucoup moins de temps à trouver qu'avec Floflo la semaine passée, soit dit en passant ;p) chinois (au hasard), on mange (bien et pas tout), on discute et on retrouve Floflo après.

 

Direction le euh... pardonnez ma mémoire, déjà à la base j'en ai pas mais là il est 5h35, Flavainas ? Nan... Bon je sais plus, ya un F et des A dedans... après être passés devant d'autres bars qui ne nous attiraient pas. Un jus d'orange, et on bouge.

Et là tadaaaaaam, le "Boys Boudoir" ! :D Selon Twan le rendez-vous des tapettes friquées de Charleroi. Bon j'ai pas vu trop trop de bogosses, personnellement. Mais il y a de la musique, donc je me trouve une marche inoccupée sur l'escalier et c'est parti pour le show (copyright Nadîya :D). Twan danse aussi, Floflo moins. Faut dire qu'on est serrés (on me signale que c'est le but...) J'ai pas osé monter sur le bar et trémousser mon corps de rêve sur la barre métallique qui le traverse. Je n'avais que deux jus d'orange dans le nez, aussi... Verdict sur le Boys Boudoir : glauque à l'extérieur, trippant à l'intérieur.

On le quitte finalement pour se rendre Chez Maman, THE clou de la soirée. Chez Maman, c'est un bar, comme le Boys Boudoir, mais avec en plus des travestis qui chantent en play back. Une grande première pour moi. C'est tout simplement génial ! Bon, on a eu deux fois Mylène Farmer, deux fois Zazie et deux fois Christophe Willem, mais la perfection n'existe nulle part... Là encore je move mon body, même si la musique est plus kitsh, plus années 70-80, plus clichée. Là encore on est serrés, et la moyenne d'âge est plus élevée, mais bon je suis pas là pour draguer (pas ce soir :p).

Les shows des chanteuses sont tout simplement énormissimes, j'ai adoré Diam's (c'est pas le genre d'endroit où je m'attendais à la voir :D).

Vers 4h15 Floflo demande grâce, donc on part en quête des Noctis, ces fabuleux bus mis à la disposition des fêtards pour rentrer chez eux. Dernier horaire de passage : 3h00. Waouh mais c'est trop bieeeeen ! On (Floflo ?) m'avait dit que les Belges se couchaient avec les poules...

Je décide donc courageusement de rentrer à pied, malgré les propositions de Twan et Floflo de me payer le taxi. Sur le chemin du retour je fais quelques rencontres :

- "Excuse-moi tu sais pas où je peux trouver un café ouvert ?" "Euh non..."

- "Dis c'est où les [mot inconnu] ?" "Les quoi ?" "Les [mot inconnu bis]" "Euh..." "Les putes quoi..." "Ah... Euh non. Bon courage :D" "Merci"

- Une dame pressée

- Une dame qui jetait des graines par terre (à 5h du matin, oui oui). En fait elle a carrément vidé la moitié du sac.

- Un chat orange

- Trois de mes colocs assis dans le salon (dont le pur canon de Toulouse). "T'étais où ?" "Ben j'ai visité le Bruxelles gay, c'était fort drôle" "Ah ok." Ca, c'est fait. :D S'ils n'ont pas compris, je ne peux rien pour eux...

 

Haaaaaaaan ! Mais avec tout ça il est déjà 6h ! O_o Je me lève dans... trois heures (bon allez, trois heures et demi...) ! Naaaaaaan !

Bon ben j'y go, j'ai passé une excellente soirée, la douche fut bonne, tout ça...

Buenas noches les gens.

Bisous à ceux qui veulent, tant pis pour les autres.

Guillaume, pour la Gazette de l'ENSAR (entre autres :D)

Publié par Guillaume1712 à 05:59:00 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (5) |

Journée sans voiture et semaine bruxelloise | 24 septembre 2007

Me revoici pour la suite de mes aventures... Youhou je vois déjà la lueur d'intérêt dans votre oeil avide... :D Oui bon j'arrête...

 

Alors, déjà, quelques remarques d'ordre général que j'ai oubliées dans mon précédent texte :

- Je suis fan des sirènes de police belges, on se croirait à Miami, elles sont vachement plus classes que les nôtres.

- Le métro/tram belge est une incitation à la fraude : pas de portillon, à peine de quoi composter les billets, pas de contrôleurs (pourtant j'ai passé la semaine dans les transports)... On a presque l'impression de s'être fait arnaquer en achetant la carte de transport...

- Les Belges et les feux rouges. J'adore ! Evidemment je traverse à la française (sauf quand je vois une voiture de police, je ne sais pas si je risque une amende mais je n'ai pas envie de vérifier), et c'est tellement incroyable de voir des gens rester immobiles quand aucune voiture n'est à l'horizon... Bon, quelques uns finissent par m'imiter, mais ils sont rares. C'est mal, la France amène ses défauts en Belgique... :D

- La zénitude belge, c'est génial. Ici dans le métro il n'est pas inconcevable que des inconnus se parlent (j'en ai été la victime innocente, avec un petit vieux qui s'est mis à me raconter -en flamand jusqu'à ce que je lui dise que ça n'allait pas être possile pour moi, puis en français- la vie à Bruxelles quand il avait 25 ans). On critique en choeur les coups de frein des chauffeurs de tram (desfois c'est violent), c'est fun. :p

- La météo belge est mieux que la météo bretonne (enfin je ne sais pas quel temps il fait à l'ENSAR, mais ici ça va, même si je vais devoir investir dans un parapluie).

- J'ai trouvé de la crème fraîche !!!!!!!! :D Et du camembert, mais je ne l'ai pas encore testé. D'ailleurs il va falloir que je finisse celui que j'ai amené de France sinon mes colocataires vont finir par se plaindre des odeurs dans le frigo...

 

Après ce petit intermède, voici le récit de mon dimanche...

Je vous passe la matinée, parce que moi-même je ne l'ai pas vu passer (disons que n'allant pas à la messe, j'ai fait la grasse matinée). Petit déjeuner très tard avec deux colocs, une française et l'autre allemand, et on s'est motivé pour sortir... Direction la cathédrale au bout de la rue, c'est beau, tout ça, bon ça reste une cathédrale... On continue, on croise des vélos et des piétons, et c'est à peu près tout : han mais oui c'est la journée sans voitures !!! Je suis impressionné par "à quel point c'est bien respecté" (tain j'ai des problèmes de français là...), c'est pas en France que ça marcherait comme ça... Bref, on va dans un parc, c'est beau, c'est vert, c'est grand, on tombe sur un espèce de kiosque à musique d'architecture flamande entouré de grillage (pratique pour visiter...), les feuilles des arbres sont en train de tomber, il y a un cirque en train de se monter pas loin... Rien de formidable.

Mais tout cela est dominé par THE monument bruxellois, l'Atomium, une... structure en forme de molécule. Troooooooop beau ! :D (Bon moi et l'art moderne, ça n'a jamais fait un, j'avoue). Enfin c'est classe quand même, on s'approche, et là je vois des gros câbles qui partent du sommet et qui arrivent au sol. Je pense "Naaaan ils n'ont quand même pas mis un tyrolienne là-haut !". Force m'est de constater que si quand je vois un bonhomme sauter dans le vide.

"JE VEUX Y ALLER AUSSIIIIIIIIIIII !" C'est un cri à peu près unanime de mes colocs et moi :D. Manque de pot on n'a pas pris de sous, donc on repart comme des cons avec des ballons verts gonflés à l'hélium, totalement frustrés...

 

A part ça hier j'ai vu l'Hôtel de ville de nuit illuminé et avec de la musique euh... classique ? baroque ? j'en sais rien, mais en tout cas c'était super beau, tout le monde était assis sur la place (c'est cool quand on peut le faire sans risquer de niquer son jean :D), j'ai trouvé ça génial... Même si les commentaires étaient en italien (pourquoi l'italien, ça restera à jamais un mystère) et que je n'ai donc rien compris...

 

Quoi d'autre... Ah ouais je suis allé visiter le quartier européen, c'est la grande classe (c'est une manière diplomatique de dire que ça pue le fric :D), c'est moderne, c'est propre, c'est neuf, c'est tiré à quatre épingles, c'est actif... J'ai tourné un quart d'heure autour de la Commission européenne, j'y suis entré pour en ressortir aussitôt, j'ai dû passer pour un fou (ou un terroriste paumé :p)...

 

Et sinon pour le moment, Bruxelles et Rennes sont au coude à coude au niveau de l'intensité de la vie nocturne en fin de semaine. Bruxelles est plus grande, c'est tout. ;-) Ceci dit je n'ai pas encore tout vu...

 

Voilà c'est tout pour ce soir, bisous à tous ceux qui veulent, et tant pis pour les autres.

Guillaume, envoyé spécial pour la Gazette de l'ENSAR. :D

Publié par Guillaume1712 à 00:56:12 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (8) |

Un peu de vrac | 17 septembre 2007

Après une journée à marcher et à me paumer dans Bruxelles, voici quelques impressions :

 

- Les quais du métros sont extra-larges, c'est un bonheur, on ne se sent pas du tout oppressé. Et c'est d'une propreté irréprochable.

- Les wagons du métro sont plus confortables que la majorité des wagons parisiens.

- Le tramway c'est cool.

- Les rues ne sont pas si propres qu'on le prétend. C'est mieux que Rennes, c'est sûr, mais de là à le crier sur les toits...

- Le flamand n'est pas une langue si moche que ça. Du coup l'allemand non plus, peut-être. J'ai bon espoir d'avoir les bases en flamand d'ici mon retour.

- Mon quartier n'est pas si chaud que ça, en fin de compte. Le square sous ma fenêtre sert de point de rendez-vous aux "jeunes" du coin, mais ils ne font que brailler... Et puis la météo bruxelloise fait que ce soir, par exemple, je suis tranquille. :D

- J'ai vu TROIS pigeons en tout et pour tout, en marchant pendant au moins 4h dans Bruxelles. Ca c'est le pied ! Je hais les pigeons.

- Finalement l'architecture bruxelloise (mélange de flamand et de je sais pas trop quoi, ptet français, au hasard) n'est pas si laide.

- Au niveau de la densité du réseau de transport, rien à dire, il y a tout pour se passer de la voiture (et de la marche, mais ça je ne l'ai compris qu'à 19h... après que mes ampoules ont éclaté lol).

- Au Lidl en bas de chez moi, ils vendent des escargots, mais pas de crème fraîche. En bon normand (d'adoption) j'étais tout bonnement outré par cet oubli lamentable. Du coup j'ai mis du fromage blanc dans mes spagghettis en me disant que ça ferait pareil... Ben non, la crème fraîche c'est quand même le top pour se faire une carbonara...

- Mes colocs (et coloques) sont, au choix : sympas, charmants, craquants, pas chiants, intéressants (certains sont tout ça en même temps :p).

 

Le coup de blues de mon arrivée est donc totalement envolé, remplacée par l'excitation de la découverte.

Publié par Guillaume1712 à 20:40:19 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (1) |

Stage à Bruxelles : Débuts difficiles | 15 septembre 2007

Samedi, 3h45.

Ma porte s'ouvre sur mon père souriant largement, l'air de dire « Eh ouais je t'ai réveillé 15 minutes avant ton portable, c'est sympa hein ? ». On n'échange pas un mot, je me lève, je m'habille et je descends. Petit déjeuner. Départ prévu à 5h, avancer de 25 minutes parce que tout le monde est prêt. Eh oui, je pars en stage en famille, il faut dire que le coffre est blindé (j'ai de la bouffe spéciale pour mon allergie, entre autres).

 

Je lutte vaillamment pour ne pas m'endormir et tenir compagnie à mon père, mais j'échoue finalement une petite demi-heure (sur 5h de trajet, quand même, c'est correct).

On passe la frontière, et le brouillard devient opaque. « Ouaouh c'est ça la Belgique ? ». La qualité de l'autoroute est assez médiocre, les amortisseurs ont vieilli de 5000 km d'un coup, mais passons.

 

Et voilà Bruxelles ! On cherche mon logement, et on arrive dans un quartier que ne renieraient pas certaines parties de Seine Saint Denis. Ma mère commence à flipper. Oui maman, c'est bien là que je vais vivre pendant six mois. Contrepartie positive : les prix sont assez bas, et ça ça m'arrange vachement.

Bon, on rentre dans la résidence, c'est un peu mieux que la Cité 2, disons qu'il y a deux frigos pour 16 locataires et non pour 200, 8 plaques au lieu de 2, que les rideaux de douches sont rouges et en plastique au lieu d'être en tissu gris et que le sol de ma chambre est en moquette au lieu d'être en parquet. Pas trop de dépaysement... On installe tout mon barda et on part visiter Bruxelles.

 

Je pensais naïvement que tous les touristes étant à Paris ou dans le reste de la France, Bruxelles serait à peu près épargnée. Que nenni...

Je pensais naïvement que les Français étaient les pires conducteurs de l'univers. Là encore j'étais dans l'erreur.

Je pensais naïvement que Rennes était la pire ville d'Europe en ce qui concerne les sens interdits. Mais pas du tout !

En gros on a passé l'après-midi à chercher notre chemin en voiture, à chercher des endroits où se garer, à chercher notre chemin à pied et à rechercher la voiture. On a tous les trois failli péter un câble (en plus c'est moi qui tenais la carte donc qui prenais toutes les engueulades) et on s'est retrouvé à la Basilique de Koekelberg où se tient une exposition Léonard de Vinci qui s'est avérée décevante. En désespoir de cause on s'est posé dans un resto chinois à 18h30, et à 20h30 j'étais « chez moi », douché et prêt à être au lit, pendant que mes parents cherchaient le chemin de leur hôtel.

 

Bilan : Tous les films que j'avais pu me faire sur Bruxelles ont volé en éclats, mes parents ont embarqué mon plan de la ville et je ne connais personne ici. Si j'étais dépressif, ça ferait mal.

Mais avec une bonne nuit de sommeil, tout rentrera dans l'ordre et je pourrai entamer l'exploration de Bruxelles à MA façon, en prenant mon temps.

 

Pour terminer sur une note positive, certains des autres résidents de l'immeuble où je suis ont des atouts très intéressants à faire valoir.

Finalement, Bruxelles c'est pas si mal... :D

Publié par Guillaume1712 à 21:38:24 dans Les aventures d'un Ensarien à Bruxelles | Commentaires (4) |

Le début du parcours... | 06 septembre 2007

Il paraît qu'il faut se présenter, vu qu'après tout je suis censé parler de moi...

 

Par un samedi pluvieux de décembre 1986, à la maternité de L'Isle-Adam, Val d'Oise, France, vint au jour, au milieu des cris (euh non, ma mère était endormie je crois) et de la concentration, un bébé même pas déformé, du moins physiquement, par le nuage de Tchernobyl. C'était moi (là il faut imaginer la musique angoissante qu'on entend quand on découvre un cadavre qui dépasse du placard dans un film à suspense). Je vous passe quelques années passionnantes où j'ai appris à manger, à parler, à marcher, à lire, à compter, à écrire, à dire merci et bonjour...

 

Après une enfance heureuse que je passai à lire, aller à l'école et me disputer soit avec ma soeur, soit avec mon frère (on faisait des alliances), vint le temps de la pré-adolescence et des premiers émois. Il apparut bien vite que mes problèmes relationnels avec les garçons et mes affinités pour les filles avaient une cause profonde. L'acceptation toale de cette situation me prit du temps, mais fut un dossier classé en terminale : mes parents furent mis au courant d'un état qu'ils soupçonnaient depuis que je savais marcher (ils auraient pu me le dire...). Puis vint le tour des amies, et enfin la classe entière. L'année fut donc riche en émotion. Mais point d'amourette à l'horizon, je désespérai déjà de perdre un jour ma virginité.

 

C'est alors que, le bac en poche, je partis enfin vers la ville... mais en prépa. Là, nul gibier intéressant, malgré la promiscuité inhérente à la vie en internat. Je me débrouillai cependant pour faire ce que j'avais envie de faire, mais l'histoire est tellement brève que je préfère autant l'oublier. Cette première fois ne compte donc pas.

La prépa et l'internat ne me fournirent certes pas de quoi assouvir mes appétits sexuels naissants, mais ils contribuèrent en revanche à me remplir le coeur de nouvelles amitiés profondes : vivre 24/24h avec quelqu'un, 6/7jours, ça laisse des traces. Je fis la connaissance de deux filles formidables, et si j'élargis le clan, ça en fait finalement 6, voire 8. Parallèlement je faisais partie d'un deuxième clan de quatre membre en tout, et encore une fois j'étais le seul garçon. La suite dira que la distance est le pire ennemi d'une amitié, même solide.

La première année de prépa marqua cependant un début de sociabilisation vis-à-vis des garçons. La nouvelle indirecte de mes préférences ne parut pas les choquer outre mesure, je dois dire que jusqu'à présent j'ai eu de la chance.

 

L'année 2004-2005 fut aussi celle où je faillis devenir un légume à force de passer du temps sur Internet, à poster des messages sans intérêt sur différents forums. Internet m'a cependant apporté beaucoup : grâce à ça j'ai pu enfin discuter avec des gens "comme moi". Et les rencontrer en vrai, à la Gay Pride d'abord, puis lors de rencontres moins mouvementées mais tout aussi agréables. Là encore je suis plus tombé sous le charme des filles que sous celui des garçons, et ce même si je n'aurais (et je n'ai, mais chut...) pas dit non à certains. Bref...

 

La deuxième année de prépa BCPST se passa sans encombre. Les concours arrivèrent, me mettant au comble de l'excitation et de la joie (oui je suis bizarre). Les oraux arrivèrent ensuite, et je passai deux semaines de pur bonheur à stresser, respirer, souffler profondément, regarder toute la saison 1 de Desperate Housewives au lieu de réviser pour mon TP de bio, bouger mon corps sur de la musique de fou pendant la Gay Pride (encore). Bref, Paris c'est cool, même (surtout ?) en période de concours.

 

Il s'avéra que l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes voulut bien de moi. Soit, j'arrive.

J'ai donc commencé à habituer mon foie à l'alcool (mais je reste un petit joueur), mon rythme de sommeil à l'Etable, mes promenades aux rues de Rennes (ah quelle belle ville), mon estomac à la Sod'exho (je ne saurai jamais comment ça s'écrit réellement)... La vie était belle, malgré quelques (gros) problèmes de santé surmontés avec succès grace à la compétence de certains médecins (en fait de tous ceux que j'ai vu à part mon médecin traitant... quel con. fin c'est pas le sujet).

Niveau relationnel, de nouveaux amis, point d'amourette à l'horizon mais rien de suffisant pour me faire déprimer. Les coups de blues étaient combattu à coups de musique à fond dans ma chambre (pardon à tout le troisième étage de la cité 2 et surtout à Delphine, ma voisine), tout allait donc pour le mieux.

 

Et soudain il fallut trouver un stage à l'étranger...

Publié par Guillaume1712 à 13:20:42 dans Présentation | Commentaires (5) |

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