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Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille

Ou comment je découvre la vie

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Petit traité sur les cons | 13 juin 2009

Aujourd’hui débute une chronique qui durera le temps qu’elle durera (j’aime autant ne pas m’engager, qui sait, mon amour de l’humanité pourrait revenir en force et me faire abandonner ce projet pharaonique). Pharaonique, que dis-je, titanesque projet que celui de décrire la connerie humaine. Alors que les philosophes de tous temps s’attachent à chercher l’intelligence de l’homme, rares sont ceux à ma connaissance à faire un état des lieux de ce que nous apprenons bien vite, nous autres petits cerveaux : l’homme est stupide, désespérant, exaspérant. Pourquoi utiliser les comparaisons animalières (têtu comme une mule, bête comme un âne, aussi amorphe qu’une baleine échouée sur une plage – quoi, vous n’utilisez pas cette expression ? - , avec un caractère de cochon…) quand il suffirait de dire « humain » ?

 

Mais j’anticipe mon propos.

Par où commencer ? Il y aurait tant à dire… Puisque c’est moi l’auteur, j’impose ! J’accuse, aussi, mais nous verrons cela dans quelques lignes. Je parlerai donc des cons qui me font le plus chier (trêve de politesses) en ce moment, balayant les catégories par ordre décroissant d’exaspération.

 

Ah ! Un peu de taxonomie humaine. Pour ceux qui n’ont pas fait de terminale S, la taxonomie consiste à classer les êtres vivants dans des catégories en fonction de euh… tout un tas de critères. Enfin je crois. Mais bon si vraiment ça vous intéresse vous pouvez toujours aller sur une fabuleuse encyclopédie participative qui a pour but de remplacer peu à peu les connaissances de l’humanité par leur interprétation subjective. Quoi qu’il arrive la taxonomie n’a rien à voir avec la taxidermie. Encore que la seconde ait pu aider la première. Mais je m’égare. Ca commence mal (j’appartiens à la catégorie des cons digressifs – agressifs aussi mais si je me mets dans plusieurs tiroirs il va falloir que j’admette que je fais aussi partie des cons égocentriques et ça c’est… assez vrai - ). Bref je disais donc, classons !

 

Nous avons donc, dans l’histoire de l’évolution, la bactérie puis l’homme (je fais quelques petits raccourcis pour simplifier mon propos). Homo sapiens sapiens, l’homme qui sait qu’il sait. C’est beau. Mais sait-il que son voisin sait qu’il est con ? Tout dépend du regard qu’ils échangent le matin quand ils sortent les poubelles avant d’aller travailler. Ah mais je m’égare encore. Rebaptisons Homo Sapiens Sapiens et donnons-lui le nom fort peu latin de Homo Coninus. Une fois que nous avons opéré cette légère distorsion des connaissances scientifiques, plus rien ne nous retient : il est donc possible de dérouler le tapis de l’évolution pour répartir les humains dans des catégories socio… hum… des catégories. Mais attention, il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie pouvant mener à des discriminations : « tous unis dans la connerie » doit rester le mot d’ordre principal de cette étude. L’espèce est encore trop jeune pour adopter un leitmotiv plus progressiste (« Dépassons notre connerie » ou « Sous les pavés, l’intelligence »).

 

Deux chemins s’ouvrent devant Homo Coninus : la connerie gentille et la connerie méchante. Les mécanismes naturels aboutissant au choix, délibéré ou non, de l’une ou l’autre de ces catégories restent mystérieux, d’autant qu’au cours de sa vie (voire même au cours d’un repas), Homo Coninus peut changer de classe, ce qui ne simplifie pas les choses. Chaque classe se ramifie en plusieurs sous-classes, que je présenterai séparément.

 

Ces préliminaires posés, je peux commencer. La liste n’est évidemment pas exhaustive.

Publié par Guillaume1712 à 11:30:29 dans Réflexions intéressantes (ou pas) | Commentaires (0) |

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