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Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

L'Ere Ravalomanana - Simulacre de Démocratie; La Dictature s'Instaure; | 07 mai 2008

L'ERE RAVALOMANANA :
  • - UN SIMULACRE DE DEMOCRATIE
  • - LA DICTATURE S'INSTAURE
  • - PAS D'HORIZON PROSPERE POUR MADAGASCAR

         Invoquant des impératifs économiques encadrés par son « Madagascar Action Plan » (MAP) et le besoin d'avoir derrière lui tout le pays, le Président de la République malgache Marc RAVALOMANANA, a mis en œuvre au début de l'été, une dissolution de l'Assemblée Nationale aux fins d'obtenir une majorité absolue confortable lors de la nouvelle Assemblée élue. Si les conditions de son élection à la présidentielle contre Ratsiraka en 2002, avait ému la Communauté internationale par le déni démocratique, force est de constater que l'histoire semble se répéter et que l'arrosé devient l'arroseur...

         En croyant aider un « démocrate », à prendre légitimement le pouvoir, la Communauté internationale n'a pas vu, ou n'a pas voulu voir le glissement du pouvoir malgache vers un autoritarisme accru et un centralisme dépassé.

         Se faisant le fer de lance du libéralisme économique importé des Etats-Unis, et se voulant lui-même le « BOSS » de la société « Madagascar LTD », RAVALOMANANA s'est fait le chantre d'un capitalisme qui n'existe pas. Celui du « tout pour moi, rien pour les autres... », celui du « seulement TIKO... ». La concurrence qu'il ne supporte pas le met mal à l'aise et seuls semblent compter ses intérêts personnels. C'est en effet un homme riche qui le devient de plus en plus, pendant que Madagascar agonise... Homme d'affaire avisé, il investit dans tous les secteurs porteurs notamment, l'agro-alimentaire, les produits pétroliers, le conditionnement, l'hôtellerie...Et, là ou il est très habile c'est dans le secteur : «  sucer le sang des malgaches, se faire des bénéfices sur leur dos, les appauvrir et les rendre dépendants de celui qui pille indirectement ou par personnes interposées les richesses du pays. »

          Sachez que toutes les aides extérieures sont étudiées et exploitées, au préalable, par l'homme d'affaires sans scrupule Ravalomanana.

         Parcourant le monde à bord de son avion présidentiel « Force One », il est le plus grand mendiant de la zone Océan Indien. Un jour chez les Chinois, l'autre en Europe, à la recherche de financements, il ne veut rien lâcher en échange. Libéral dans l'âme, il reste protectionniste dans les faits et dans la mise en œuvre de sa politique. Il n'a toujours pas compris ou ne veut pas comprendre qu'il faut attirer les investisseurs, en créant un environnement juridique sécuritaire assurant la stabilité des investissements. Mais ne serait-ce pas là créer un cadre trop favorable aux étrangers et donc nuire à lui-même, à ses intérêts ?

         Point d'achèvement atteint en 2004. Merci aux Bailleurs de fonds, aux pays amis et aux partenaires quant à l'effacement des dettes de Madagascar. Mais, Monsieur RAVALOMANANA que les autres appellent aussi FAHAVALOMANANA (ennemi de la nation) a triplé, en quatre ans, les dettes que Monsieur RATSIRAKA a fait supportées à l'Etat malgache en 25 ans de pouvoir.

         Ceci étant, s'il ne sera pas président à vie comme il l'a toujours souhaité, il appartiendra à son successeur la lourde tâche de rembourser ces prêts devenus dettes de l'Etat malgache, dans les 30 ou 40 ans à venir, selon les cas.

         Souvenons-nous des grands  patriotes et pacificateurs de 2002 tels Pety RAKOTONIAINA (Maire de Fianarantsoa), les Généraux Jules MAMIZARA, ANDRIANAFIDISOA dit FIDY, SYLVAIN alias GEPA et autres...qui ont été écartés ou jetés en prison. Le Président croit qu'en écartant ses compagnons de lutte, il n'est pas redevable envers eux.

         Mais, je suis persuadé que, dictés par la pensée « Il ne faut être redevable qu'à sa conscience », ces compatriotes ont pris part dans cette lourde tâche de pacification pour la patrie et non pour satisfaire le caprice de cet ingrat de Président.

         Faire de la politique pour Marc RAVALOMANANA, c'est avant tout s'enrichir. Et son MAP, lequel est en panne, n'est qu'un moyen. Se renforcer politiquement équivaut pour lui : perdurer économiquement et profiter dans une large mesure des richesses de Madagascar.

      C'est la raison pour laquelle, il a dernièrement amendé la Constitution malgache afin de                                                   renforcer ses pouvoirs propres (Article 100 de la nouvelle Constitution : « En cas d'urgence ou de catastrophes, le Président de la République peut prendre par ordonnance des mesures relevant du domaine de la loi » et autres...), limiter l'accès d'éventuels prétendants aux postes à responsabilités, et notamment à la présidence. Il a ainsi empêché tout opposant vivant à l'étranger de pouvoir prétendre concourir à l'élection.

         Il n'est besoin que de regarder les taux de participation à ces scrutins pour comprendre que la démocratie a depuis longtemps quitté Madagascar.

         Cependant, si organiser des élections peut apparaître aux yeux de l'opinion comme un gage de liberté politique, de démocratie, nous allons voir ci-après qu'il n'en est rien à Madagascar.

         En ayant pris l'initiative d'élections législatives anticipées, le pouvoir s'est débarrassé de ses propres ex-Députés TIM, lesquels ont, pourtant, gobé et ce, pendant la durée de leur mandat, tous les caprices et incompétences du Gouvernement, lequel n'a fait que valser pour détourner l'opinion, en faisant croire que chaque remaniement apporte des renouveaux et du changement. Foutaises...

          En principe, l'expression d'une démocratie se traduit, à priori, par l'organisation des élections aux moments définis par les textes en vigueur et ce, par respect des termes et de la durée des mandats des élus. Ce n'était pas le cas à Madagascar. D'autres se sont vus prolonger leur mandat (Sénateurs), tandis que d'autres ont été soit écourté (Députés), soit modifié (Fokontany)

         Outre ceux qui sont privés de leur droit de revenir à leur propre pays, les opposants sont, injustement, muselés à l'instar des PSDUM, RPSD Vaovao et autres...

         Le revanchard Ravalomanana, lequel a déjà eu des démêlés avec la justice avant d'être élu Maire de Tananarive (voir fond des dossiers au Tribunal de la capitale si ça n'a pas été dissimulé entre temps), prend du plaisir à coffrer ou éliminer toutes les têtes pensantes qui osaient prendre leurs responsabilités.

         Roland RATSIRAKA, ex-maire de Tamatave a payé le prix fort de la conquête de son fief par le tyran Ravalomanana. Pour conquérir le grand port et non moins capital économique du pays (Tamatave), ce régime a jeté, injustement, en prison ce fils de Tamatave. Faute de charges, il a été acquitté purement et simplement par le tribunal de céans.

         Ialy RAKOTONIAINA, épouse de PETY, ex-maire de Fianarantsoa et ex-Ravalomanananiste, a été incarcérée puis relaxée faute de charges.

         Mais, combien d'autres opposants ou dissidents moisissent en prison dans l'attente d'un procès. 

         Par peur de représailles, certains indépendants ont rejoint les rangs du parti présidentiel et d'autres les suivront malheureusement.

       Même le CRTIM (Comité pour la Redynamisation du parti au pouvoir, le TIM) composé de quelques militants, qu'on peut qualifier de perspicaces et plus pragmatiques, lesquels se sont permis de constater la faiblesse de leur parti, a été désavoué par ce tyran RAVALOMANANA. 

        Pourtant, quelques mois plus tard, la majeure partie des résolutions prises par ledit CRTIM a été reprise par ce parti présidentiel en dérive lequel se distingue par son amateurisme et son  forcing qui se sont traduits, entre autres, par l'exclusion de ses propres membres.

 Pour illustrer, le sénateur JEAN CLEMENT, le député JAOSOA jean Pascal l'ex-ministre RANJIVASON Jean Théodore et Didier RAKOTOARISOA quelques uns des leaders du CRTIM ont étés écartés. Le sénateur Joseph YOLAND contraint de quitter le pays.

 Les parlementaires TIM (sénateurs et députés) de la première législature de ce régime Ravalomanana, sympathisants dudit CRTIM, ont été jetés comme des malpropres.             

 L'ex-député de Nosy-be ZARA Roger, sympathisant du CRTIM, a été, injustement, jeté en prison. Faute de preuves et de charges, il a été mis en liberté par le tribunal de Nosy-be et ce, après une détention de 3 mois à la maison d'arrêt de Nosy-be.

 Le Dr RAKOTOMALALA Nirina, président du TIM Allemagne, militant de première heure, lequel s'est permis de donner ses points de vue a été ignoré et humilié par les dirigeants de ce parti au pouvoir. Du coup, il a préféré soutenir un candidat non-TIM lors des Régionales du 16 mars 2008.

       L'instauration de l'Etat de droit est loin d'être la vraie volonté de ce régime.

       Le pouvoir Ravalomanana gouverne par caprice et non par raison.

       Ce dictateur qui se croît être le centre de l'univers est soit mal entouré, soit n'écoute personne et se prend le plaisir de tromper tout le monde.

       Celui qui n'a pas d'oreilles pour écouter, n'a pas de tête pour gouverner. 

Le peuple malgache ne demande que l'amélioration de ses conditions d'existence.                Chose impossible car, ces ignards qui sont aux commandes du pays n'arrivent pas à maîtriser l'inflation et à améliorer le pouvoir de survie des malheureux malgaches.

         Mais si l'exécutif et le TIM sortent « vainqueurs » de toutes les élections, leur légitimité est des plus douteuse du fait de la faible adhésion des électeurs.

         L'extraordinaire abstentionnisme est un désaveu, voire un camouflet des électeurs envers le pouvoir du Président Marc Ravalomanana.

         Jugez plutôt : seulement environ 20% des électeurs représentent aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale... !

         Assuré des résultats avant même l'issue des scrutins, il se paie le luxe de se pavaner à la tribune des Nations Unies (ONU), pour donner l'illusion d'un peuple uni derrière lui.

         La plupart des soit disant élus malgaches depuis 2006, du Président de la République jusqu'aux Présidents des Fokontany ne sont et ne seront que des désignés.

         Aux fraudes massives (bourrage des urnes), remplacements (parfois par la force) des procès-verbaux de clôture à des bureaux de vote, se sont ajoutés pendant la campagne des brimades et menaces exercées par le pouvoir en place, sur les Chefs de régions et de Fokontany. Ainsi, sous couvert de « stages » organisés par le pouvoir central, les représentants de l'Etat, à tous les niveaux, ont dû se plier aux impératifs d'une obligation de résultats sous peine d'être limogé de leur poste dans les six mois. Des électeurs favorables aux candidats du TIM ont pu voter plusieurs fois dans différents bureaux de vote. Sans compter pour les candidats de l'opposition, des difficultés récurrentes pour faire imprimer leurs bulletins par des imprimeries locales souvent débordées en raison du retard de l'administration à valider les listes et dépendantes pour le papier d'un industriel fournisseur bien connu et premier magistrat du pays. Ainsi a-t-on pu assister à l'éviction pure et simple de listes d'opposition dans beaucoup de localités du pays assurant de fait le succès de la liste du candidat du pouvoir.

       Parallèlement à cela, pour tromper les opinions nationale et internationale ainsi, faire croire le contraire de la réalité, la Haute Cour Constitutionnelle, pur instrument de Ravalomanana dictateur fait, valide diplomatiquement les résultats obtenus par une petite minorité de candidats

      Quant au financement des candidats du pouvoir central sur les fonds de l'Etat, cela ne fait aucun doute. De même que l'utilisation des matériels appartenant à l'Etat et aux  collectivités  par les candidats du pouvoir.

         Ne rêvons pas, les multiples requêtes déposées auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) iront au panier et cette dernière ne fera qu'avaliser les résultats du Ministère de l'Intérieur, comme elle l'a fait sans mot dire, lors du dernier Référendum sur la Constitution. Inféodée au pouvoir central comme la justice, qui sort de son chapeau des affaires de corruption ou d'abus de bien sociaux dès lors qu'un opposant au régime se fait entendre.

         De qui se moque-t-on ? ... Sont-ce là des procédés démocratiques? ... Il s'agit à mon sens, de la pire arnaque, du plus grand hold-up démocratique de l'histoire de Madagascar. Et tout cela sous l'oeil de prétendus observateurs du COMESA au nombre de 5 pour surveiller à TANANARIVE plus d'une cinquantaine de bureaux et avaliser des résultats favorables à l'exécutif en place ! ...Qu'en est-il de ces milliers bureaux de vote sans sérieuses observations dans toute l'étendue du territoire malgache ? M. Salvator MATATA, chef de mission de cette observation, impuissant face aux fraudes préméditées a-t-il pu sortir du confortable hôtel Colbert où il se trouvait ?        

         Début de l'année 2007, l'homme d'affaires à la magistrature suprême de l'Etat a annoncé une mesure soit disant incitative aux opérateurs mauvais payeurs dont il est en tête de liste, pour ses 117 procès-verbaux dressés contre sa société TIKO et ce, assortis des amendes de plus d'une centaine de milliards  de francs malgaches    

         Le pire dans ces élections dignes d'une république bananière, est que la Communauté Internationale n'a même pas réagi. Un silence assourdissant des pays toujours enclins à se montrer en parfait exemple de démocratie n'ont pas daigné mot dire... et c'est là le problème!...

         Certes, pas d'immixtion dans les affaires d'un Etat souverain mais, ne laissez pas vos contributions au développement de tout un pays, dilapider par un groupe de personnalités malintentionnées et que les malgaches, principaux bénéficiaires, n'ont jamais eu les retombées... L'on peut parfois par omission se rendre complice.

         Luttons contre cette pensée qui dit que le déni de démocratie est un mal endémique dans la zone Afrique        

         Nous sommes à l'époque du progrès et de l'évolution où tout le monde doit être éclairé de la façon de faire de celui qui se veut être le PDG de Madagascar...

         Pas de tueries avant, pendant et après les élections parce que, tout d'abord, les malgaches ne sont pas des sanguinaires mais surtout, ils ne croient plus en leurs dirigeants du moment et préfèrent l'indifférence.

        Souvenons-nous que malgré l'appel aux électeurs lancé par le Président, à sa sortie du bureau de vote lors des législatives du 23 septembre 2007, les électeurs ont tout de même boudé les urnes.

         On peut remanier le Gouvernement autant qu'on veut ; Si le chef c'est-à-dire celui qui nomme, qui dicte, qui croit pouvoir tout faire seul, s'appelle Ravalomanana Marc, ce pays, pourtant potentiellement riche, n'aura jamais un horizon prospère..    

         En effet, en 2004, pour pouvoir faire entrer tous ses intrants, matériels et engins des travaux publics de ses propres entreprises (ALMA , TIKO...) .

         Inconsciemment ou sciemment et ce, avec la complicité de sa marionnette de Gouvernement, l'homme d'affaires-Président Ravalomanana a procédé à la détaxation desdits produits par un arrêté ministériel. Du coup, des manques à gagner aux recettes prévues pour le Budget 2004.

         De la haute trahison pour ces criminels qui ont, malgré ces manques à gagner, se sont permis de faire des excédents de dépenses, de l'ordre de mille milliards de francs malgaches.

         Que dire de l'adoption par la précédente Assemblée de la loi de Règlement 2004, laquelle loi n'a pas eu le quitus du Président de la Cour des comptes ?

          Par erreur ou sens de responsabilité et du devoir envers son peuple, le Sénat a, par contre, rejeté cette loi de règlement 2004 laquelle loi lui a été présentée, seulement, lors de la première session du Parlement de l'année 2007

         Et, c'est loin d'être fini cette arnaque de ce Président qui a annoncé l'exonération des nouvelles entreprises hôtelières de plus de 03 étoiles, pour la simple et unique raison qu'il projette d'investir dans ce secteur, prétextant du peut être accueil sommet de l'Union Africaine.

         Nul n'est dupe ! Tous ces projets sur les infrastructures mis en place pendant son premier mandat étaient des tapes à l'œil pour berner la majorité des malgaches, sachant le taux de scolarisation à Madagascar. Sans faculté d'analyse, les malgaches des campagnes votent en masse, à tord ou à raison, pour le candidat au pouvoir.

         Son deuxième mandat acquis, ce tocard de Président a l'intention  de rester le plus longtemps possible au pouvoir et ne tardera certainement pas, de procéder à une deuxième révision de la Constitution, lui permettant d'être Président à vie.

         Organiser les élections Communales le 12 décembre2007, pendant que les ténors des opinions, en majorité des parlementaires, sont en session budgétaire est une des tactiques pour faire passer les candidats du pouvoir.

         Quid de la révision du code électoral ainsi que ce bulletin unique tant désiré et conseillé par toutes les opinions ?

         J'ai cependant toujours ce rêve, qui s'éloigne pourtant chaque jour davantage... celui d'une nation multi-ethnique, aux gouvernants imprégnés de respect, d'honnêteté, de la philosophie des Lumières, avides de démocratie et recherchant tout simplement les moyens de procurer au peuple malgache une certaine idée du bonheur...

         Je tiens, surtout, à alerter la communauté internationale, les pays amis et partenaires lesquels à travers leurs aides supportent les 45% du Budget de l'Etat malgache, en tout cas pour l'année 2008 ( Banque Mondiale 120 millions de dollars, Union Européenne : 93 millions d'euros, BAD : 35 millions d'unité de compte, France : 22 millions d'euros(2002-2007)  , quant aux pratiques malveillantes de Messieurs   Charles RABEMANANJARA , Premier ministre et ministre de l'intérieur, inamovible parce qu'il est le général de la gendarmerie, s'il vous plait, et grand spécialiste des fraudes détient les secrets électoraux , Haja Nirina RAZAFINJATOVO promu ministre des finances car sa femme a toujours été le titulaire des marchés relatifs à l'informatisation et aux comptages des voix à la Coupole du ministère de l'intérieur...Délits d'initiés ...

           Ce Tiko-boy, béni oui oui, a été nommé ministre des Finances pour faciliter les vols masqués et autorisés de ce Président qui ne cherche qu'agrandir sa surface financière.

           Les honorables Bailleurs de fonds, amis et partenaires «  pensent », peut-être, que l'actuel Président est le moindre mal, par rapport à tout ce qui se passent dans certains pays africains, du fait que les armes n'ont pas encore parlé ...

          Détrompez-vous. Car, au moment où vous envisageriez d'agir, il aura tout pris pour lui et vous n'aurez plus d'intérêts à défendre à Madagascar ; le peu d'investisseurs et opérateurs étrangers dépouillés et expulsés, mais en même temps le peuple malgache anéanti.

          Chers Bailleurs de fonds et partenaires, il est aussi temps de bien regarder et d'étudier minutieusement les dossiers qui vous sont présentés par certains de vos collaborateurs lesquels sont de mèche avec ce régime juste pour que soient débloqués les fonds. Lesquels fonds sont filtrés et utilisés pour les intérêts de ce Président.

          Vérifiez et vous verrez que les pauvres malgaches ne profitent en rien de ce que vous donnez. Taux de croissance dîtes-vous ? Où sont les retombés ? Les malgaches s'appauvrissent de jour en jour.

          Ingérence dans les affaires d'un Etat souverain surtout pas ; mais, dîtes-nous et ce, sans diplomatie si vraiment ça vous réjouit de voir les malgaches dépourvus et dépouillés de tout ? Et que si le simple fait qu'il n'y a pas génocide ou guerre civile justifierait l'efficacité de la mission de certains d'entre vous ?

          Le pays va mieux dîtes-vous ? C'est la honte.

          N'oubliez pas que la fondation Mo Ibrahim a publié un nouveau tableau sur l'aspect de la bonne gouvernance signifiant que sur 48 pays sub-sahariens Madagascar se trouve à la 17è place alors qu'il était parmi les cinq premiers en l'an 2000.

          Croyez-moi, à Madagascar, il n'est plus question de Pouvoir d'achat mais Pouvoir de survie. Et que, si ces combines entre l'équipe de Ravalomanana et ces quelques petits fonctionnaires identifiables et consultants qui évoluent au sein des Institutions financières  perdurent, il n'y aura  plus rien à espérer pour les malheureux malgaches.

          RAVALOMANANA ne se soucie pas de ses compatriotes qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté et ne sort que des décisions qui avantagent la classe aisée.

          Tout passera sous silence, y compris la mort lente de mes pauvres compatriotes.

          RAVALOMANANA et son équipe font croire de part le monde que tout va pour le mieux à Madagascar, que toutes les élections se passent bien, sans incident majeur, pas de tueries, pas d'effusion de sang, que les opérations de vote se passent dans le calme.

          Disons les choses, ce régime n'est plus crédible, le Président n'est plus suivi et ne fait que du forcing, la grande majorité des élus du parti au pouvoir n'ont pas la légitimité, du fait entre autres, du fort taux d'abstention, des truquages et des falsifications des résultats des élections qui se sont succédées.

          Pendant que ces bandes d'incompétents font leur valse, permutent de postes, poirotent au sein de ce Gouvernement quasi inexistant, les bois de rose transitent au palais d'Etat Ambohitsirohitra et disparaissent, 536 kg d' « émeraude » d'une valeur inestimable s'envolent. Les deux ministres responsables ne sont pas inquiétés. Pourquoi ?

Tout simplement, parce que le chef d'orchestre s'appelle RAVALOMANANA. Lequel chef met toujours sur le dos des autres quand le torchon brûle.

          Qu'est-ce qu'on peut espérer de Monsieur Haja Nirina Razafinjatovo, ministre des Finances et du Budget qui se contentait d'organiser des grandes cérémonies ultra médiatisées pour les signatures des documents relatifs aux dons, financements et aides extérieurs, mais qui est incapable de créer des richesses et/ou de valoriser les ressources du pays qui pourraient servir à l'amélioration du pouvoir d'achat des malgaches.

         Haja Nirina Razafinjatovo (Tiko-boy), lequel a tout raté quand il était le patron de ce département de l'Education nationale. Croyez-moi, cet actuel « soit disant argentier » a été placé pour être, uniquement, aux services de ce Président avide d'argent et ce, pour faciliter ses manœuvres à vider les caisses de l'Etat.

             Ce nouveau promu à la tête du ministère des Finances a été, tout simplement, directeur de campagne de Ravalomanana lors des présidentielles de 2006 et qui a fraudé par le biais de sa femme responsable de l'informatique pendant les comptages des voix à la Coupole du ministère de l'intérieur... Où va ce pays ?

          Parallèlement à cela, deux fusibles, Messieurs KOTO Bernard et ANDRIAMAHEFAPARANY Olivier Donat, respectivement ministre de l'environnement et ministre des mines, qui ont fraudé sur les bois de rose et les pierres précieuses ont,tout simplement, sauté mais le boss Ravalomanana, celui qui tire les ficelles et qui a eu l'argent du beurre reste à bord et intouchable. Trop injuste....

           Quant à Monsieur Marcel RANJEVA, le caméléon, aujourd'hui ministre des affaires étrangères, hier ministre de la Défense nationale du régime RATSIRAKA, je le somme de ne plus intervenir à la presse ou nulle part pour parler d'Etat de droit et de démocratie. Il aurait dû démissionner depuis bien longtemps car, c'est criminel de premier ordre, il est complice de son frère Louis RANJEVA pour le détournement des deniers publics à la Banque centrale de Manakara, lesquels fonds ont servi en partie au financement de la campagne électorale de Ravalomanana lors des présidentielles de 2006.

RANJEVA Marcel a usé de sa position pour aider son frère à prendre le large sans être inquiété. Je qualifie cet acte : de la haute trahison  

           Est-ce que le BIANCO (Organisme contre la corruption), le C.I.S (Service de renseignements) servent encore à quelque chose ? Ne sont-ils pas des simples organismes spécialisés pour dénaturer les faits et les réalités ? Instruments du dictateur RAVALOMANANA pour enfermer tous les éléments gênants ?

         Le choix de Madame MANOROHANTA Cécile comme ministre de la Défense nationale n'est pas gratuit. De source digne de foi, les signatures pour les cessions des terrains et bâtiments appartenant à l'Armée malgache vont, incessamment, se faire au profit du PDG du groupe TIKO pour ses projets hôteliers à Diego-suarez et autres...

         Combien de citoyens malgaches ont eu l'espoir que les choses allaient enfin changer pour eux. De Diégo- Suarez à Tuléar, en passant par Tananarive et Tamatave. Las... le miracle n'a pas eu lieu et certains dirigeants des hauts plateaux ont recommencé à s'opposer aux peuples des côtes... avec la bénédiction du Président !...

          Pour illustrer, la représentation des côtiers au septième Gouvernement depuis son accession au pouvoir en 2002 regroupe 19 ministres dont un seul côtier Tsiandopy Jacky MAHAFALY Ministre de la Fonction Publique, sachant que la ministre de la Défense nationale, MANOROHANTA Cécile a , en partie, ses origines merina (Hauts plateaux).

          Quid de ce fameux équilibre régional tant préservé par tous les sages de ce pays par souci d'une vraie unité nationale ?

          Croyez-moi, beaucoup d'élites côtières sont  compétentes,  capables d'améliorer les conditions d'existence de leurs concitoyens et de promouvoir l'économie de ce pays.

         Voilà déjà, les ANDRIANAIVO. A. Jonah, candidat à la mairie de la capitale développe, en public et par voie de presse, le concept « restaurer l'identité merina ; Antananarivo lovan'ny taranaka merina (Antananarivo est l'héritage des gens des hauts plateaux). Et toujours selon ce candidat, la statue du nationaliste MONJA JAONA(originaire du sud du pays) ne devrait pas être érigée à Antananarivo »

         Ce concept sectariste a été une chose taboue avant l'ère RAVALOMANANA. Actuellement autorisé par le pouvoir en place, ce candidat à la mairie de la capitale n'a pas été inquiété par la justice de ces propos malveillants lesquels ne sont autres qu'une incitation à la haine ethnique.

         Dans son article au journal ce candidat Jonah ANDRIANAIVO reconnaît et a confirmé l'existence de harcèlement des autres ethnies par ce régime et perpétré en personne par Ravalomanana (cf. journal Madagascar tribune du mercredi 21 novembre 2007). En tant que malgache, je condamne ces pratiques.

         D'ailleurs, nul n'est sans savoir que tous les côtiers ont été balayés de nos Ambassades, jusqu'aux petits chauffeurs. Monsieur Ravalomanana surnomme les côtiers de « Gidro (lire Guidrou c'est-à-dire singe) », langage qu'il prend l'habitude de tenir en cercle restreint mais lequel a été dévoilé par ses confidents. On ne sait pas encore qui sera ou seront « Gidro » ?    Trop c'est trop !      

          Madagascar est aux bords d'une guerre civile, si ce Président continue à ignorer et maltraiter ses propres concitoyens.

         Je lance un appel à l'endroit de Monsieur RATSIRAHONANA Norbert Lala de bien mesurer ses propos quand il dit : « je ne suis pas pour une illégalité quelconque », article paru dans le journal Madagascar Tribune du samedi 26 avril 2008. Souvenons-nous de ce qu'il disait sur la place du 13 mai en 2002 : « Premier tour dia vita », or il savait pertinemment que RAVALOMANANA n'avait pas obtenu 50% des suffrages. Et que, lors des rencontres initiées par la communauté internationale, pilotées par l'équipe d'A mara ESSY à l'hôtel Hilton Madagascar, il a proposé de mettre en place 2 premier-ministres (1 désigné par RATSIRAKA et 1 autre désigné par RAVALOMANANA) et pour marquer son éternelle langue de bois, il annonçait, parallèlement à cela, sur la place du 13 mai « premier tour dia vita ». C'est dire que RAVALOMANANA a été porté illégalement à la tête de l'Etat.

A l'epoque, il était en connaissance de cause qu'une lettre a été signée par RAVALOMANANA, acceptant de faire un 2è tour. Une lettre remise à Said Djinnit, adjoint d'Amara ESSY.

          La légalité a longtemps quitté Madagascar. La légitimité prend le relais.

         Chers Bailleurs, arrêtez de soutenir ces bandes d'incapables qui ne font que tourner en rond, terroriser et renflouer leurs comptes en Suisse et dans les banques off-shore.

         Vérifiez et vous verrez.

          Avec tous ces fonds et richesses détournés directement ou indirectement par les hauts commis de l'Etat et stockés dans lesdites banques, le pays ferait un bon démarrage et trouverait un bon levier pour le développement socio-économique.

          Gouverner, c'est mettre en œuvre une bonne et vraie politique de développement de son pays en vue d'améliorer, en priorité, les conditions d'existence de son peuple

          Gouverner, c'est se soucier du devenir de son pays, élaborer un Budget digne, répartir équitablement les ressources aux régions, économiser en réduisant les dépenses en carburants de ce bœing « Force one » pour des opérations de charme qui ne portent plus.

           Les malgaches, surtout ceux des côtes, ont suffisamment entendu les propos mensongers de ce Président lequel, lors de sa campagne de propagande électorale des Présidentielles 2001, a promis d'améliorer et de doter des ressources adéquates aux six Provinces. Résultat, une fois réélu, il les a malheureusement supprimé.

           Les Régions dites-vous ? Dépourvues de compétences et de ressources avec ce centralisme renforcé.

           Il faudra, sans doute, que je décrive le comportement de RAVALOMANANA.   Je suis en train de parfaire un document  sur ce sujet que vous lirez dans le deuxième épisode. Ce deuxième document sera axé sur l'hypocrisie flagrante de ce Président qui croit pouvoir entraîner les malgaches à la rivalité entre les «  merina » (population des Hauts plateaux) et les côtiers ; De ce Président qui persécute indirectement ses compatriotes et qui fait justement le contraire de ce qu'il pense ou de ce qu'il dit.

           Stabilité dîtes-vous ? Oui, stabilité de la situation de ces dirigeants assoiffés de pouvoir ; Oui, stabilité de la pauvreté des malgaches, lesquels observent impuissamment leur situation s'empirer ;

           Les malgaches ne sont pas dupes, croyez-moi.

           Antananarivo, capitale de Madagascar fait et défait un régime. Souvenons-nous, en 2002, Monsieur RAVALOMANANA s'est autoproclamé président et ce, motivé surtout par le soutien inconditionnel de la population de la capitale qui ne connaissait en ce moment là la mentalité de ce président qui se prend pour le centre de l'univers et qui ne se soucie pas du sort de ses administrés que, quelques fois, pour acheter les produits Tiko et pour cautionner les importations de ses matériels et engins.

Revers de la médaille, lors des municipales du 12 décembre 2007, les mêmes électeurs de la capitale tournent le dos à RAVALOMANANA et son équipe en votant massivement pour Andry RAJOELINA, actuel maire de la ville des mille (63,35% des voix)

Qui perd la capitale perd le pays. S'il était sage le président, il aurait mieux fait de partir au lieu de faire semblant de courtiser les provinces. Quel hypocrite ?

Lors de régionales, le vrai taux général de participation tourne autour de 20 à 25% et presque dans toutes les grandes circonscriptions, il n'y avait qu'une seule liste, celle du parti présidentiel. Parallèlement à cela, nombre sont ceux qui se sont exprimés par des votes blancs ou nuls.

           Les malgaches sont mûrs pour comprendre, pour ne plus accepter les propos indignes et versatiles d'un Président qui s'est permis de remercier avec insistance uniquement ceux qui ont voté pour lui lors de sa « reconduction »pour son deuxième mandat. Que dira-t-il et que fera-t-il si ces 70% électeurs des hauts plateaux qui se sont abstenus lors de ces dernières élections se prononceront ? Les malgaches ne sont pas dupes et sont conscients de cette pratique du Président de se ranger là où ça l'arrange.

           Tout simplement, il faut le remercier et le virer pour éviter le pire.

           D'ors et déjà, il est vivement conseillé au Parlement malgache de rejeter ce projet de révision du Budget 2008 qui brille par les manques à gagner du fait des nouvelles détaxations imposées par RAVALOMANANA et ce, pour l'unique raison de lui permettre de faire des affaires sur le dos des pauvres malgaches et caractérisé, comme à l'accoutumé, par l'augmentation non justifiée et injustifiable du budget de la SEULE Présidence au détriment de toutes les Institutions, Départements et autres postes.                    

          Je tiens à m'adresser aux élus TIMisés notamment, les Députés, les Sénateurs conseillers régionaux, maires et conseillers municipaux et communaux pour les mettre aux parfums que le peuple malgache ainsi que l'opinion internationale savent que Vous êtes des édiles dignes et que vous avez accepté l'étiquette TIM par amour à la patrie, pour servir la nation, pour le bien-être de la population et non pour devenir des Bénis oui oui.

Ne vous trompez pas de patrons. Vos patrons sont ceux qui paient vos salaires, à savoir la population et quelques dignes opérateurs.

          Nul ne peut gouverner sans l'adhésion de son peuple. Et que, vous n'êtes pas sans savoir qu'exceptée une petite minorité, vous n'avez pas ce que ce monde moderne appelle : la vraie légitimité laquelle est caractérisée, surtout, par le taux de participation aux scrutins et l'intéressement de ses compatriotes.      

          Prenez vos responsabilités ! Il est temps de mettre out ce dictateur.

          Vous le savez comme moi que le TIM a été vidé de la majorité de ses vrais militants de cœur, du simple fait qu'ils sont tous écartés par son fondateur lequel daignait ne jamais adapter sa politique aux aspirations de ceux qui l'ont porté au pouvoir.

          Un régime à coquille vide ne tiendra pas la route.

          Sachez que Ravalomanana a remercié un de ses ministres du simple fait que ce ministre a osé sortir un arrêté instituant le droit syndical. Chose que le PDG du TIKO ne veut pas avoir dans ses entreprises.

          C'est pourquoi je fais aujourd'hui appel solennellement à toutes les bonnes volontés, d'ici ou d'ailleurs, malgaches de droit ou de coeur, pour s'unir, faire respecter et imposer une vraie démocratie permettant la vraie résurgence de la nation malgache. Pour mettre en place une véritable alternative au pouvoir et créer les conditions pour des élections, vraiment, libres et transparentes. 

         Le pouvoir doit savoir et comprendre qu'en démocratie, il est impératif d'écouter les autres, de ne pas s'enfermer dans un ostracisme déclinant qui ne fait qu'aboutir à une condescendance politique. Que les idées des autres ne sont pas forcément dénuées d'intérêt pour le bien du pays et qu'il convient de discuter autour des tables, des assemblées composées de représentants légitimes des véritables composantes du Pays.

          Ce courant d'idées, soucieux d'instaurer une vraie démocratie, ne manquerait pas d'apporter ses propositions aux règles fondamentales régissant notre société entre autres, les conditions pour valider la révision de la Constitution   

         J'exhorte les citoyens malgaches de toutes obédiences à rejoindre ce courant politique pour faire triompher le nationalisme, la sagesse, les vrais sens du devoir et de responsabilité pour que ce pays, très riche en ressources, retrouve ses vraies valeurs.

          Dans l'attente de vos suggestions, la deuxième partie vous sera présentée incessamment cette même année 2008. L'année durant laquelle les incapables et indésirables seront invités de quitter le pouvoir pour l'intérêt de la nation.

                                                       RANDRIANANDRASANA Espérance

                                                       TOMBO Fabrice

                                                    Malgaches responsables et éclairés                                         

                                             vraierenaissancemada@yahoo.fr

 

 

 

Publié par MTS à 09:29:25 dans Ecrivez-nous sur malagasytongasaina@yahoo.fr | Commentaires (0) |

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