La vie se charge de nous rappeler tous les jours ce qu'on n'ignore pas mais qu'on ne veut pas forcément voir...
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Ma mère me lisait un conte lorsque j'étais enfant.
1 - Je ne l'ai jamais oublié.
2 - Je viens de commander le bouquin sur internet, je crois que je m'en serais voulue à vie de ne pas l'avoir sous la main... Dans une semaine je l'aurai devant les yeux.. et je pourrai à nouveau le lire... C'est presque une renaissance...
Il s'agit de : "La Chienne" de Pierre Gripari (titre du conte.) . Je l'ai rencontré gamine, lors d'une de ses lectures, j'étais pendue à ses lèvres. Ne jamais minimiser ce que provoque une rencontre lorsqu'on est enfant. Quand on y pense, La sorcière de la rue Mouffetard etc... Tout ça c'était magique, mon enfance... Quel bonheur... Je ne compte plus le nombre de mères me disant d'un air blasé, j'ai beau lui acheter tous les jouets de la terre il s'amuse toujours plus avec un bout de bois...
Ne vous méprenez pas... Je travaille sur internet...
Sincèrement... Pardon...
Publié par enjoy.life à 03:07:54 dans Est ce que je sais moi... | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai une certitude (j'en ai plein d'autres, si vous avez une panne de
certitude, je vous en trouverai une sur mesure.)
J'ai la certitude qu'on ne peut pas être quelqu'un si on est pas reconnu ou du
moins si on ne croit pas en vous. Je crois que j'ai passé ma vie à chercher
cette personne. J'ai passé ma vie à me dire : si cette personne croit en moi,
je suis capable de déplacer Paris (la terre, l'univers.... Je suis le maître du
mooooonnnndeeee... Oups pardon...) Donc, Paris sera à mes pieds et je te
démonterai tout ça d'un coup de cuillère à pot... Mais voilà, je n'ai pas
trouvé. Il y a énormément de personnes qui ont frappé à ma porte, je les ais
amusé un temps (je n'ai pas l'air comme ça, mais je suis très drôle... Je fais
rire une table entière... Parfois même un (petit) restau entier... Je suis une
amuseuse en somme) et puis à force de donner j'ai perdu ma lumière, finalement
moins brillante, je ne leur ais plus plu... C'est là toute l'histoire de ma
vie. Alors je me suis fermée, je suis devenue dure, malgré moi. La seule chose
que j'ai réussi à sauvegarder c'est cette façon de me dire, alors tu n'y est
pas arrivée, mais il est tout prêt, il est là, tu doutes, mais il est là, et ta
vie va changer, parce que pour la première fois de ta vie quelqu'un va t'aimer
de manière inconditionnelle.
J'ai revu récemment... (Hier soir) True Romance, c'est un de mes films
préféré, il a vieillit, mais il y a plein de raisons, je crois que la seule qui
est valable, c'est que ça réveille chez moi ce côté, toi et moi contre le monde
entier. Ce côté toujours et à jamais inconditionnel du quoi qu'il arrive je
suis là, fais moi confiance, pose ta tête, dors, personne ne pourra te faire du
mal puisque je suis là...
Seulement, on est en 2007... L'amour inconditionnel n'existe plus, on se doit
d'être dur. Je sais très bien que je suis polluée de tellement de doutes, pas
seulement de moi, je doute de tout, de tout le monde. J'ai des amis, ce sont
des amis surs, je les ais éprouvé mais et le monde ? C'est quoi 5 ou 6
personnes contre le monde. Je rêve à ce : toi et moi contre le monde entier. On
me l'a dit une fois, j'étais jeune, je n'ai pas compris le sens...
Je ne pourrai pas me contenter de quelque chose de médiocre ou de vécu à moitié. L'inconditionnel ou rien... (arf...)
"Le petit prince s'en fut revoir les roses.
-Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur
dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous
êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille
autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
-Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas
mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait
qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous
toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai
abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf
les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se
plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma
rose."
Je rêve de quelqu'un d'unique...
Quelqu'un de pas ordinaire qui ne croirait pas que tout est foutu, quelqu'un
d'assez fou, pour jeter armes et bagages par dessus bord pour vivre quelque
chose d'improbable.
L'idée de devoir recommencer toute cette mascarade me rend dingue... L'idée de
devoir à nouveau me tromper, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour ne pas voir, à
quinze ans on m'a dit que c'était l'adolescence, mais maintenant on va me dire quoi ?
Que je suis dingue ? Que j'ai un gros pathos et qu'il est temps de me
faire soigner. Que ma sensiblerie est nocive et que gagner (quoi, qui, pourquoi ?)
c'est ce qu'il faut faire quoi qu'il arrive.
Merde ! C'est l'année du travailler plus pour gagner plus... Gagner
plus de quoi ? Gagner plus de sac à 500? Gagner plus de produits
fabriqués par des mômes ? Gagner moins d'humanité et plus de challenge ?
Je crois que j'ai un problème... Je me persuade tous les jours que je vais
pouvoir vivre dans cette vie là. Et tous les jours que je me rends compte que
je suis faillible. Je suis terrorisée. Les envies de ma société ne sont pas les
miennes.
Et je les vois les blaireaux : « Mais attends, si tu veux quelque
chose, je veux dire, tu te lèves et tu dis que tu va y arriver et voilà et c'est
tout, je veux dire (gros gros philosophe le blaireau) tu vois quoi. Moi le
matin, je vends ça et puis je dis ça à ma femme (femme qui aurait pu avoir une
carrière mais qui sous la pression a décidé de ne pas poursuivre, « non
attend maman ça sera mieux pour les enfants... ») et elle m'a dit : « mais
oui chéri, tu as tout à fait raison... »...
Oui l'homme a raison, c'est moi, qui ne suis pas compatible à l'homme... C'est ballot... L'homme me manque mais nous sommes à priori incompatibles...
Parfois je me dis, vas y ma poule, tu fais encore un 38, tu as des jambes suffisamment longues et fines, profites...
Mais voilà, la grosse voiture me file la nausée (d'ailleurs c'est pas
tellement la grosse voiture, c'est plus le gros nain chauve à l'intérieur qui
me regarde comme un bout de viande...), les hommes qui réussissent sont
visiblement coutumiers de la dépréciation de leurs compagnes... "Et bien quoi, on
leur donne le confort, le compte bancaire, faudrait quand même pas qu'elles
demandent en plus à donner leurs avis..."
Une énième certitude : un compte bancaire à soi, même pas garni mais à
soi, vaut mieux que tous les autres comptes bancaires du monde.
La liberté, un mot galvaudé, en ce qui me concerne il garde tout son sens.
Paraîtrait que notre ami le nain (rien que ça... il faut bien que la France ait un sérieux problème pour avoir élu le dingue...) aurait collé sa main dans le visage de sa compagne... Pendant que l'autre clown de gauche collait un polichinelle dans le tiroir d'une autre femme que la sienne... Mais quelle mascarade... Je suis effondrée... Et ça joue les coqs et les gros bras... c'est censé donner l'exemple mais on est en pleine star-ac... La France est pathétique, du coup ça la rassure...
On m'a dit : mais te rends tu compte de la manière dont tu parles, te rends tu comptes de l'image que tu donnes de toi, pour qui passe je ? (Ah tiens, de quelle image parle t'on du coup ? de la sienne ? de la mienne ?)
Je tiens à dire que la personne, (est ce véritablement une personne) qui m'a dit ça n'a pas lu un bouquin depuis ses 6 ans, qu'il est tout à fait incapable d'avoir un débat (= si on est pas d'accord = fait la gueule). Je suis fille de réfugié politique, j'ai été élevée par des personnes qui mettent plus haut que tout le respect de l'autre et de ses engagements, mon père s'est battu pour les droits de l'homme dans son pays puis en France, et on me parle de ma manière de me tenir... Je n'ai pas envie de changer, je n'ai clairement pas envie de galvauder tout ça, j'ai toujours respecté la répartie, je n'ai jamais dit que j'étais incapable de me remettre en question mais il y a des choses qui ne sont pas discutables et en particulier mon intégrité et le respect que je mérite (et que j'offre systématiquement aux personnes avec qui je discute même et surtout si nous ne sommes pas d'accord...).
Publié par enjoy.life à 01:29:41 dans Est ce que je sais moi... | Commentaires (4) | Permaliens
Impossible de ne pas le voir ce matin, il fait beau. Si, si, et je n'avais pas envie de me faire le coup d'un : "le soleil brille mais mon coeur est gris", et de me morfondre dans une détresse, bien que légitime, tout à fait déplacée aujourd'hui. Alors on s'écoute ça, on monte le son, on se met debout et on crie!!!!!
La culture du bonheur consiste à accepter dès le départ qu'on puisse être heureux un jour.
Publié par enjoy.life à 10:58:20 dans Est ce que je sais moi... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par enjoy.life à 18:12:41 dans Est ce que je sais moi... | Commentaires (6) | Permaliens
Alors il est où le plaisir hein ?
Pourquoi je serai obligée de supporter ça moi ?
Qu'est ce qu'il s'est passé, quand est ce que j'ai baissé les bras ?
J'aime penser que, imaginer des, finalement croire que...
Ensuite viens le ramassage, je me remets en scelle et je cherche un nouveau
mur.
Interlude + clin d'oeil à
qui (4?) se reconnaitra =
Two hearts fading, like a flower. And all this waiting, for the power. For some
answer, to this fire. Sinking slowly. The wateras higher. Desire With no secrets.
No obsession. This time I'm speeding with no direction. Without a reason. What
is this fire? Burning slowly. My one and only. Desire You know me. You don't
mind waiting. You just can't show me, but God I'm praying, That you'll find me,
and that you'll see me, That you run and never tire. Desire
Fin de l'interlude...
Actualité :
Je n'aime plus le monde. J'ai échoué, je croyais qu'il changerait, mais rien ne
change, ni les choses, ni personne. D'ailleurs je n'ai pas envie de changer non
plus. Non l'art réside justement dans le fait de trouver sa moitié d'orange et
de sortir de la caverne... Mais on aime bien salir les choses.
J'ai été mal élevée... On m'a parlé de plein de trucs tout à fait obsolète
aujourd'hui, on m'a pas prévenue qu'il fallait être dur et froid, on ne m'a pas
dit qu'avoir une recherche affamée du bonheur c'était faire preuve de
faiblesse, aimer aussi...
Ah non maintenant on baise avec des potes de cul, c'est mieux, plus hygiénique,
ensuite on se sert là main et on se dit qu'on se fera un dîner dès qu'on aura
trouvé le temps entre deux réunions. On doit être compétitif jusque là... Parfois on dit même : "tu sais tu es vraiment quelqu'un que je respecte"... Ca sent vraiment l'humain mort.
Elle est où la tension ? Elle est où l'adrénaline ? Mais moi elle
me fait chier cette vie. C'est pas celle là que je veux. Le pire dans cette
histoire c'est que j'ai failli être virussée avec tout ça. Polluée de toutes
ces horreurs, une normalité effondrante, je me suis abonnée à des trucs, j'ai pensé que
c'était peut être mieux de garder ma main pour moi plutôt que de la tendre. Et
pire, je suis devenue triste... Je m'ennuie de moi même, je me manque...
Être toucher par la grâce ou rien... (je sais, je sais, c'est pas gagné...)
Publié par enjoy.life à 13:07:49 dans Est ce que je sais moi... | Commentaires (7) | Permaliens
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