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Sevrage difficile | 05 juin 2006

Pas facile d'oublier blogland...

Alors voici quelques news diverses et variées :


Ce soir, je décolle. Destination : Frankfurt, en Germanie :) Je parle pas un mot d'allemand. Je sais par contre compter jusqu'à 11, et "ein bier bitte". Je sais donc commander 11 bières à la fois. Ca promets...
Je vais voir pour poster de là bas.


Ce week end, j'ai vu un bel exemple d'informations : "Après Toronto, Montréal pourrait être un jour la cible de terroristes. Signé "Un expert"... ". Le Journal de Montréal avait encore titré gros !

Entre le conditionnel utilisé, l'imprécision temporelle, et la non divulgation du titre réel de cet expert... ou de son nom... je me dis qu'on aime entretenir la psychose collective. Et le plus désolant, c'est que ça entretient les conversations...
Lamentable.

Bon. C'est lundi. Je décolle dans moins de 12 heures, j'ai mal à la tête, j'ai mal dormi, il fait beau dehors... vous pensez que j'ai la tête à bosser fort ?

Publié par otorevek à 17:30:52 dans Revek | Commentaires (2) |

q- | 30 mai 2006

q- comme... Mais qu'est-ce que j'en sais, moi ? Moi aussi je traverse l'existence en vacillant, sans savoir de quel bord exactement je vais tomber !  Moi aussi je suis décalée et suis spectatrice de ce monde sans me sentir concernée ni attirée par le bal !

Et le petit garçon qui se retrouve dans son monde étrange, juste maintenant... Son monde fait de mots de passe et de codes. Son monde de violence, de paranoïa, de peurs. Horrible toile tissée de fils de fer barbelés.
Son monde dont je n'ai plus les accès. Tout est passé en mode "random", génération de mots de passe aléatoires et polymorphes. Toutes les back-doors ont été détruites, les Trojans effacés... Plus personne ne peut le contacter.
Il est loin, et pourtant si proche !  Je peux le voir, lui parler, lui prendre la main... mais on fond de lui il est ailleurs, à se débattre tout seul, inaccessible. Je sais quand ses yeux sont vides.
Moi qui devrait plonger mes mains dans sa poitrine pour aider son coeur à battre, comment je fais ?
Et moi qui devait lui anesthésier les nerfs avec mon souffle, comment je fais ?
Et pour lui découdre les yeux ? Pour lui ouvrir les poings à coup de rasoir ? Pour lui trépaner le coeur ?

Quand il se ferme à son infirmière, son opium, je tremble toujours. D'accord il en est revenu à chaque fois, déchiqueté mais vivant ! Mais je me dis tout le temps "Et si cette fois..."


Je ne veux pas terminer cette histoire. Parce que sans lui tout s'arrête. Vraiment.





Bérénice

Publié par otorevek à 19:36:57 dans Chevelure | Commentaires (3) |

Nuit, bière, et douce solitude | 29 mai 2006

Je n'aime pas dormir. Alors toutes les occasions sont bonnes...


Hier, la nuit était belle et chaude, et j'avais acheté 3 CDs de Pink Floyd (à 9.99$ chaque... pourquoi hésiter?).
J'ai mis Animal dans le lecteur CD, à fond, et sur le balcon, assise le dos au mur, une bière à la main, j'ai laissé en fermant les yeux leur musique m'ouvrir la cage thoracique et me faire respirer un peu.
A chaque fois j'ai la même impression de libération. Je transcende mes ailes trop lourdes.
Et à chaque fois, j'ai le même plaisir à savoir que j'ai mon suicide au bout des doigts, comme un simple choix.
Et comme à chaque fois : je choisis la vie, libre, heureuse, fière (farouche, même !).

Je me suis rappellée ses nuits dans un parc en Angleterre, assise appuyée sur les genoux repliés d'un garçon, lui même assis appuyé sur les genoux replié d'une fille, etc. Une grande chaine où la nuit nous rendait anomyne. On discutait, on chuchotait, on fumait des blondes... d'autres crapautaient.
Je n'ai pas de souvenirs de ce dont on discutait. Je conserve vraiment un souvenir très diffus de ses nuits. Je ne me souviens même pas de leurs nombres. Une, deux, dix ?
Qu'importe. En rentrant, j'écoutais Nena chanter qu'elle faisait "des rêves en plastiques", en français. J'étais en Angleterre et je voulais découvrir l'Allemagne, Berlin, la ville qui faisait un peu peur...
Le lendemain, je redevais "la sauvage", qui ne parlait pas, même en cours d'anglais, alors qu'elle avait la réponse, et que son niveau était globalement au dessus de celui des autres.
Et puis il y avait ce magasin dans lequel j'allais acheter une bière différente chaque jour... Et puis aussi ce garçon qui m'accompagnait. On rentrait ensembles, pour un instant je sortais mon anglais et lui expliquait ensuite des mots comme "bitter" et "ale".

En rentrant dans ma chambre, ma tête tournait un peu.
Et mon coeur saignait toujours.

Publié par otorevek à 23:33:02 dans Revek | Commentaires (0) |

Pas un seul | 26 mai 2006

Fin de trois semaines de pluie quasiment ininterrompue sur Montréal. Et pas un seul noyé !

C'était à noter.

Publié par otorevek à 15:33:41 dans Revek | Commentaires (4) |

Pour CD | 19 mai 2006

Ben voilà. J'ai retrouvé la chanson du film Tykhoo Moon. Et comme lire "Fais pas chaud sur la lune, mais la musique est bonne" me fait toujours penser à ce film...

Ca berce bien un vendredi après-midi pluvieux.



Et bonjour en passant ;)

Publié par otorevek à 20:44:42 dans MusiK | Commentaires (1) |

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