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Additif au carnet de bord du capitaine | 17 février 2005

Salut à toi, lecteur.

Hum... pas eu le temps de beaucoup blogger ces temps ci. Pas mal de boulot...

Ce matin, à travers les rideaux, j'ai vu du soleil. Il y avait une telle tranquilité que j'ai pensé "Tiens ! Et si on était en été ?" Mais chose bizarre, j'ai pas été capable de m'imaginer l'été. Je me disais "Pas DEJA !"
L'hiver est beau, cette année. Je n'en ai pas encore assez...

Peut être qu'à midi je sortirai pour prendre 2 ou 3 photos. A mions que je bosse un peu Illustrator...
A suivre !

Publié par otorevek à 15:51:13 dans Revek | Commentaires (3) |

Citoyen ? ... ou consommateur ? | 15 février 2005

Le contexte, en bref : Wallmart, géant américain spécialisé dans la vente du produit fabriqué en Chine et qui "vend tout moins cher que les autres" ferme un de ses magasins de province en réponse à la tentative de syndicalisation des employés.

Le débat local (et passionné comme il se doit) : pour ou contre Wallmart ?

Le développement :
il y a ceux qui disent qu'ils vont boycotter Wallmart. Il y a ceux qui disent qu'ils ne vont pas boycotter Wallmart.
Et il y a les journaleux et autres pousseux de crayons qui, bien entendus, donnent des jeux et du sang à leur public. Alors en bloc on "apprend" que les frais fixes (salaires) ne doivent pas dépasser 8% de la marge (politique interne de Wallmart). On "apprend" que Wallmart, pour vendre encore moins cher ses produits, court-circuite ses propres fournisseurs pour aller à la base de la pyramide, etc, etc, etc.
En bref, la bête à abattre, après s'être appellée McDonald, Ben Laden ou Bush, s'appelle désormais Wallmart. Jusqu'au prochain Tsunami, sans doute...

La question qui surnage est la suivante : "En apprenant le mode de fonctionnement de Wallmart, et maintenant que l'on sait tout, puisque tout est "découvert", doit-on /peut-on/veut-on encore aller magasiner (faire ses courses), chez Wallmart ?"
Et il semble que la majorité de la population réponde "Ben ouais, quoi. C'est moins cher, pourquoi on changerait ?"

Deuxième développement, donc : On nous met alors sous le nez les salaires ridicules des petits chinois, l'agonie des chaines concurrentes (et locales pour la plupart), la mort des petits commerces, l'utilisation d'une population locale mal ou pas scolarisée, les effets et impacts environnementaux à moyen et longs termes (si !) etc, etc., etc. En bref... on parle à notre conscience "collective".
Requestion : "Est-il donc moralement possible de continuer d'acheter chez Wallmart ?".
Et il semble que la même majorité de la population re-réponde "Ben ouais, quoi ! C'est moins cher..."

Moi je regarde et j'écoute ça de loin, un peu mort de rire. Jamais été chez Wallmart. Ou disons pas plus de 5 minutes à mon arrivée au Qc. Le temps de faire le tour, vomir dans un coin de dégout, et sortir.
Pas eu besoin de la fermeture d'un magasin pour voir et comprendre que le but principal et avoué d'une telle compagnie est se faire du blé ouvertement sur le dos même de ses employés... alors de là à se préoccuper de ses fournisseurs, des consommateurs, etc...
Aurais-je été "visionnaire" sur ce coup là ? Hum... il semble en tous cas que je sois moins aveugle, ou plus sensible à la misère que la majorité de mes contemporains. (Veuillez excuser cet excès de non-modestie de ma part, mais j'essaye d'accorder beaucoup de mon énergie à rester Humain. Et quand je prends une décision qui souligne cette volonté... j'aime le mentionner. Et puis c'est rare dans mes posts, na !)

Or ce matin, à la radio (Radio-Canada pour ne pas la citer), j'ai entendu un truc suffisamment interessant et intelligent pour le répéter ici : "il y a dans notre société deux consciences : notre conscience de citoyen, et notre conscience de consommateur. Et devant un "problème" comme Wallmart, c'est la seconde qui prend le dessus."

J'applaudis devant tant de lucité. Mais hélas ! C'est vrai avec Wallmart, comme ce fut vrai avec la SAQ (Société des Alcools du Québec), en grève depuis avant Noël car ses employés demandaient de meilleures conditions de travail.
Car là... j'entendais à la radio des gens dirent : Ah mais... ! C'est Noël, et j'ai "besoin" l'un de mes bouteilles de vin qui vont avec le repas, une autre avait "besoin" de la bouteille qui va avec la recette, etc. On lisait de telles c******** dans le plus pitoyable journal comme dans le plus gros et plus sérieux.

Personne n'a eu l'idée de ... changer de recette ? Acheter son vin ailleurs ? Purée mais allumez, les boys ! C'est quand même possible ici au Québec, dans les épiceries, par exemple, ou le vin étiqueté "AQC" est très acceptable, puisque c'est le même que celui en SAQ ? (je parle juste des AQC, on ne trouvera jamais un Bordeaux en épicerie, bon. Mais... y'a pas que le Bordeaux dans la vie. Pardon Maîtresse et EllaVoilà ;) )

Ben non, en moutons que la société a transformé, la grande majorité de mes concitoyens agissent bêtement, en regardant leur ventre plutôt qu'en écoutant leur tête ou leur coeur. On rentre de force dans les SAQ, on se bat, on fait 2 heures de queue pour sa boutanche...

Et en plus ils se plaignent, les moutons... ils bêêêêlent...
Ben oui ! Ils ont le droit de le faire... Ils ont le droit... en tant que consommateurs.


Pffffff. LA-MEN-TA-BLE !

Publié par otorevek à 19:24:31 dans Revek | Commentaires (2) |

. | 14 février 2005

Publié par otorevek à 23:06:15 dans Photos | Commentaires (0) |

Chap 9 : Tchaga ! | 14 février 2005

L'homme failli rater son contact. Il faut dire que l'autre attendait sous l'ombre trouée de lumière d'un arbre. Et sa veste de combat n'aidait pas les choses.
Il détestait les contacts. Il aimait travailler seul. Lorsque l'autre s'assit sur le siège du passager, l'homme sentit l'odeur caractéristique d'huile et d'ozone.
Il démarra. Il lui fallait trouver un coin tranquille pour passer la nuit, et mettre son plan au point.

Le midi fourmille d'endroits charmants, petits villages pitoresques dont la seule économie est le tourisme, villes balnéaires dont la population se multiplie par 10 dés le mois de Mais venu. Mais il cache aussi d'autres endroits tout aussi charmants. Seillons, par exemple(*). A quelques kilomètres, il y a un site connu sous le nom de Cascade de Seillons, qui convenait parfaitement à ses projets. Le trajet se fit en silence.

"- On s'arrête ?
- On va passer la nuit là-bas. Je connais l'endroit. On y sera tranquille, et puis je pourrais réfléchir...
- Tu connais l'endroit ? Vraiment ?
- Il y a deux maisons en ruine, avec devant les vestiges d'un jardin. Deux palmiers sont palmiers sont encore plantés là... Il y a même une niche creusée dans la falaise calcaire. Mais c'est plus loin que l'on va. Là où la vigne était cultivée, avant. La place est facilement défendable, au besoin."
Le problème, avec les contacts, c'est qu'ils ont besoin d'informations. D'énormément d'informations. Et ils aiment la précision...
"- On laisse le véhicule ici ?
- Oui. Il y a un sentier de randonnée qui passe par ici, et les curieux penseront qu'il s'agit de randonneurs.
- La police aussi ? Le véhicule est-il volé ?
- Le véhicule n'est pas volé. Enfin... j'en sais rien, j'ai vu la conductrice se dématérialiser. Elle me suivait depuis Marseille. Elle avait retrouvé ma trâce je ne sais comment, et au moment de sortir de son véhicule, elle a disparu. J'ai récupéré le véhicule, l'autre étant endommagé.
- Endommagé ? Pourquoi ?"
La conversation se continua ainsi jusqu'à qu'ils arrivent sur le coteau étagé par les cultures abandonnées. Les petits morceaux d'informations étant assimilés, triés, comparés, acceptés ou rejetés.
Le contact se dirigea immédiatement vers un vieux tracteur.
L'homme, lui, descendit quelques paliers de terre, s'assit et ferma les yeux.
L'odeur de l'herbe rase, de la sève et des pierres l'ennivraient. Il se perdait dans un océan de souvenirs, d'anciens désirs. Un mélange d'où émergeait tantôt une bouffée de haine, tantôt une pensée si douce et si tendre qu'elle appaisait, lui semblait-il, tout son être.
Son plan lui apparaissait toujours clairement. Il voulait aller rechercher cette fille, connue avant la guerre. Et il l'emmenerait dans un de ses endroits solitaires qu'il connaissait, comme celui-ci. Et il vivrait tranquille. Un peu naïf, certes, mais après tous ces combats, ces morts, ces horreurs, il avait pu se rendre compte que chaque homme ou femme aspirait à la même chose. La paix et la tranquilité. Sans un bruit. Sans sifflement ni crépitement... Mais premièrement...
Il se redressa brusquement, ses sens en alerte. Crépitements ? Quelque chose crépitait dans le coin... un peu au dessus de lui. Le son était ténu. Il sortit son arme, fouilla rapidement dans son sac pour en prendre son ceinturon. Il l'ajusta puis actionna son armure LCD, et devint invisible.Les capteurs reproduisaient parfaitement les formes et les couleurs qui l'entouraient sur le champ holographique créé par le ceinturon. Seuls son ombre et des mouvements le trahiraient.
Il avança lentement en direction du son, et trouva son contact étendu à côté du tracteur. Le capot était encore ouvert, et la batterie, retirée de son logement, était posée à terre. Deux fils plongeaient dans les entrailles du contact qui se convulsait. L'homme désactiva son armure, et la tête du contact se tourna vers lui.
" Hey ! Il restait un peu de rongeasse dans la vieille batterie... "
L'homme tirant presque à bout portant, la tête du contact fut à moitié arrachée.
"Tchaga !" marmonna t-il.
Ras le bol des androïdes qui se shootent à la rongeasse. Se créer un sur-voltage temporaire des circuits à l'acide de batterie... pas étonnant qu'ils pêtent tous un boulon un jour au l'autre...
Sa main lacha le pistolet dans un accès de souffrance. Il la regarda, et vit une tache noire sous la peau. Il prit son couteau et insisa. Une puce électronique qui avançait toute seule... qui marchait... sortit tranquillement, libérée des chairs. Elle tomba sur le sol.
L'homme choisit de ne pas la détruire. Mieux vaut en effet un mouchard actif qui informe de n'importe quoi, qu'un mouchard mort que l'on doit remplacer.

Bien, sourit-il... Maintenant que le premièrement est réglé... je vais chercher la fille.





NDL :
(*) Si vous cherchez sur une carte, dans le Var, à 4.5km au Nord de St Maximin la Ste Baume, routeD560.

Publié par otorevek à 20:24:53 dans Cadavre exquis | Commentaires (3) |

Panique tranquille | 11 février 2005

Publié par otorevek à 20:14:06 dans Photos | Commentaires (29) |

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