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Un morceau de bois et une bougie. | 29 novembre 2005

Dimanche.
Du soleil dans la maison.
Un morceau de bois, une gouge...

Juste le plaisir de creuser le bois, d'enlever des longs copeaux de pin, de sentir, intriguée, l'odeur du bois pourtant mort, me monter au nez et me griser.
Juste le plaisir de creuser le bois, de se dire qu'un jour je me ferais une marionette.
Juste le plaisir de se retrouver seule, à faire attention à des choses simples, et regarder le soleil jouer sur les coups de gouge donnés, et d'apprécier le fini lisse et brillant.

Et s'imaginer faire la rainure avec la gouge en V, celle qui terminera le moule. Puis trier les restants de cire et les faire chauffer dans la petite casserole, attacher la ficelle, serrer les deux blocs de bois creusés avec des serres-joints, et enfin couler la cire, attendre, fébrile, que la cire sèche bien avant de démouler une bougie.
Une bougie dont la couleur, le parfum dépendra de la couleur et des parfums des restants des autres bougies.
Une bougie à la forme modelée par les coups de gouge. Une forme qui sera forcément et volontairement un peu grossière.

Une bougie qui sera la plus belle des bougie, parce que faite par moi, dans un moule de bois creusé par moi.
Une bougie dont la flamme sera la plus brillante.
Une bougie que je lui donnerai parce qu'il aime les bougies.

Et chaque fois qu'il l'allumera, c'est un peu moi qui partirait en fumée et en larmes. N'est-ce pas là le rôle des fées ?

Publié par otorevek à 16:31:16 dans Revek | Commentaires (3) |

Une ville, la nuit | 25 novembre 2005

Une ville, la nuit...
C'est plein de couleurs.
Une ville, la nuit, sous la pluie, c'est doublement plein de couleurs.
Il y a des rouges, des verts, des oranges, des jaunes "signal de danger". C'est à peu prêt tout.

Alors je me mets à rêver qu'avec un peu d'imagination et de discipline, on pourrait avoir des feux non tricolores, mais multicolores.
On aurait des mauves, des perles, des blancs, des verts tendres comme une prairie en été, des verts durs comme après la pluie, des marrons-boue, des marrons-automne, des jaunes-tournesol, des jaunes-primevert...
Et puis les feux ronds pourraient devenir rectangulaires, zébrés, ovales...

Et nos villes seraient des bouquets de fleurs.



Bérénice

Publié par otorevek à 22:45:29 dans Revek | Commentaires (2) |

bougie | 24 novembre 2005

Tous les matins il y a une fille qui attend son lift au coin d'une rue.
Elle a les cheveux teind en rouge.
Et ce matin, sous la neige, avec le vent qui faisait voler ses cheveux, on aurait dit une bougie.
Une petite flamme de chaleur et de couleur pour égayer le paysage


Bérénice

ps : Lucide, j'ai embrassé une joue que j'aurais détestée sentir morte. Il m'a dit "Pas cette fois, petite fée... Pas cette fois.".
Le message est passé, Marie.
 

Publié par otorevek à 22:30:19 dans Revek | Commentaires (1) |

I ... am ... so ... sad... | 23 novembre 2005

J'ai vu ReveK.

Je l'ai questionné.
Il était couché. Sur le dos, les bras le long du corps, bien sages.

J'ai soufflé : " Qu'y a t-il ?"
Il a murmuré qu'il était fatigué. Depuis trop longtemps. Et que la solution c'était de se reposer.
Longtemps...
Très longtemps...


Je l'ai laissé; il avait le ventre en sang.


Bérénice

Publié par otorevek à 17:46:50 dans Revek | Commentaires (6) |

Relevé | 21 novembre 2005

Relevé de compteur, ce week end:
Stégobulle encore crashé.
Constat qu'avoir du cash pour rendre ses rêves réalité ne conduit pas forcément à la réalité.
40 ans, célibataire, faire des activités de plein air tout seul, c'est triste.
Mais 40 ans, marié, faire ces mêmes activités tout seul est pathétique.
Et j'ai envie de barrer ma vie.

Hier soir : Pink Floyd dans les oreilles; je me sens toujours cloué au sol. Chaque cellule est clouée. Mais l'essence de mon être lui se libère, et flotte, vole, plane, au milieu d'un espace noir, plein d'étoiles. Et à chaque fois les larmes me montent aux yeux. Et je pleure sur ma vie. Et je pleure sur nos vies d'humains qui tournent en rond pour chercher quelque chose qui soulage.
J'ai envie de barrer ma vie. D'un geste rageur, comme quand on raye sur un calepin une bêtise écrite, une erreur, une faute. Avec violence. Avec hargne, haine et cruauté.

Publié par otorevek à 17:08:51 dans Revek | Commentaires (8) |

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