Vous le savez, il y a un Schtroumph qui travaille chez [mysmallcompany].
Un Schtroumph qui ne maîtrise pas le français, que ça ne l'interresse pas de documenter son travail, et qui est le second salaire en altitude... après celui du Grand Chef de [mysmallcompany], soit plus du double que le mien.
Une collègue qui connait bien le langage Schtroumph m'a expliqué qu'en Schtroumph, le "oui" n'existe pas. Pas plus que le "non", pour faire bonne balance. Sympa.
J'ai aussi appris qu'en Schtroumph, il est inconvenant de dire qu'on n'arrive pas, qu'on ne sait pas, ou que ce n'est pas fait. Parce que c'est perdre la face. Donc... on dit "tout va bien". C'est délicieux.
Et le Schtroumph est définitivement une langue exotique, puisque la notion de temps est très floue. Par exemple, traduit mot à mot, la phrase "voiture acheter-hier", peut aussi bien vouloir dire qu'hier, on a acheter une voiture que... il y a dix ans, on a acheté une voiture !
Amusant, n'est-il pas ?
Ce qui fait qu'en meeting, le Schtroumph a qui on pose la même question simple deux fois de suite nous répond deux choses contraires. A la question "Doit-on regrouper les deux produits sous une seule appellation ?", le Schtroumph répond "Oui". C'est bien.
Quand on répète la question... il répond "Non". C'est moins bien.
On fait quoi ?
Moi j'ai envie de lui sauter à la gorge pour lui arracher la tête et la brandir en hurlant comme un sauvage "C'est moi qui l'ai eu ! C'est moi qui l'ai eu !", mais c'est incompatible avec mon métier de Qualiticien tristounet par définition ;)
J'ai vu des collègues carrément perplexes, d'autres qui tentent de comprendre dans quelle dimension étrange ils sont tombés, il y a ceux qui se disent "voyons voyons... reprennons calmement", et les autres qui ricannent niaiseusement car ils voient bien que le projet auxquels ils en participent pas n'avancera pas d'un iota...
En fin de compte, après un an et demi de R&D de la part du Schtroumph, et de questions, prières, e-mail à George Bush lui même de ma part... on a un grozoditizo lundi et mardi et on a toujours rien. Pas de doc. Que dalle.
Le Schtroumph maintient qu'un dossier doit être le plus concit possible, alors que moi je sais bien ce que veut voir l'auditeur... Je suis auditeur, misère ! Il veut voir un pavé.
Ben non. Y'a rien.
Pas une ligne de plus.
Pas un mot n'a été ajouté.
23 pages d'un questionnaire auquel le Schtroumph a répondu en biaisant, sans rien prouver, sasn rien démonterr, sans s'avancer. Seul l'usage répétitif et triomphant de structure genre "depuis plus de 2000 utilisations du dispositif, aucun retour n'a été signalé donc nous considérons un succès à 100%".
Euh... il faut dire que personne ne c'est empoisonné, oui. Mais maintenant, des plaintes parce que "ça fit pas, c'est trop gros, ça bascule, ça fait ci, ou ça"... on en a un paquet ! Mais on passe ça sous silence.
Vous êtes sûr que mon status professionnel de Qualiticien sérieusement tristounet ne me permet pas d'arriver devant le Schtroumph avec un .44 et de lui dire d'une voix froide comme Clint : "This is a 44 magnum. The most powerfull hand gun in the world, and it can blow your head clean-off. Do ya fell lucky ... punk ?"
Mais le Grand Chef lui même est zen. Comme le boss du Schtroumph. Comme son boss d'avant.
Alors je suis devenu zen aussi. Avec un secret espoir que l'on reçoive une interdiction de vente de 3 mois... le temps de faire ce /"!#% de dossier. Moi aussi je rigolerais bien un peu ! Parce que faut pas se foutre de la gueule des auditeurs très longtemps... Et déja l'année dernière c'était limite...
Je déteste les Schtroumphs !
Gargamel
ps: Hier, j'étais pour une mission glauque dans une grande tour toute en verre et en hauteur. J'ai cotoyé les zautes sphères de la société. Pas le top-top, mais pas mal haut quand même dans le légal de ce monde.
J'en ai encore des hauts le coeur devant tant de corruption, de pourriture, de masquarade, etc.
J'aurais bien posé un renard devant la momie qui faisait son office de réceptioniste, mais j'étais bien décidé à ne rien donner à ces gens là. Qui sait ce qu'ils auraient pu en faire...
Publié par otorevek à 16:30:40 dans Revek | Commentaires (0) | Permaliens
Le projet Exodus est lancé.
Que je vous explique...
Exodus comme... départ. Départ de quoi ? [mysmallcompany].
J'en ai marre que les choses changent pas.
J'en ai marre d'être vu comme un guignol de la qualité (j'apprends avec deux jours de retard qu'étant en rupture de stock, on a perdu la traçabilité de nos d********** m******* parce qu'on usine des trucs non traçables, mais que pour ne pas avoir à fermer les portes on tait la chose.
Une dérogation aurait été si simple...
Me prévenir aurait été si facile...
Alors pour pouvoir regarder les autorités en face quand je leur réponds, pour pouvoir ME regarder en face, je me cherche une autre job.
Ca risque d'être long, car je vais faire la fine bouche, mais ma décision est prise.
Je vais perdre les voyages en Gaule gratos... sans doute.
Mais combien vaut mon honnèteté ?
J'ai toujours dit que personne ne m'achèterait ? C'est le moment de le démontrer.
Et comme dirait Berni : " Allez ! Chantes avec moi..."
"Je crache à la gueule de tout ce système, quand je marche dans la rue je ne porte pas d'emblème. Je vais où je veux, je pense comme je veux. Pas de pression j'crache à la face des nations. Mes fréquentations ne regardent que moi, etc.etc.etc."
Les plus vieux auront reconnus.
les plus jeunes iront ici
Rebelle ? Affirmatif.
Béru ? Affirmatif.
Si j'aime ça ? ... no comment.
Publié par otorevek à 23:13:40 dans Revek | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par otorevek à 16:01:43 dans Revek | Commentaires (0) | Permaliens
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Last week, we took some friends out to a new restaurant, and noticed that the waiter who took our order carried a spoon in his shirt pocket. It seemed a little strange. When the busboy brought our water and utensils, I noticed he also had a spoon in his shirt pocket. Then I looked around saw that all the staff had spoons in their pockets.
When the waiter came back to serve our soup I asked, "Why the spoon?"
"Well, "he explained, "the restaurant's owners hired Andersen Quality Control to revamp all our processes. After several months of analysis, they concluded that the spoon was the most frequently dropped utensil. It represents a drop frequency of approximately 3 spoons per table per hour. If our personnel are better prepared, we can reduce the number of trips back to the kitchen and save 15 man-hours per shift."
As luck would have it, I dropped my spoon and he was able to replace it with his spare. "I'll get another spoon next time I go to the kitchen instead of making an extra trip to get it right now."
I was impressed. I also noticed that there was a string hanging out of the waiter's fly. Looking around, I noticed that all the waiters had the same string hanging from their flies. So before he walked off, I asked the waiter, "Excuse me, but can you tell me why you have that string right there?"
"Oh, certainly!" Then he lowered his voice. "Not everyone is so observant. That QA firm I mentioned also found out that we can save time in the restroom. By tying this string to the tip of you know what, we can pull it out without touching it and eliminate the need to wash our hands, shortening the time spent in the restroom by 76.39 percent.
I asked "After you get it out, how do you put it back?"
"Well," he whispered, "I don't know about the others, but I use the spoon!"
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Bien sûr, c'est une joke, mais on frôle parfois ce genre de situations... Ca peut user...
Publié par otorevek à 21:44:25 dans Revek | Commentaires (2) | Permaliens
Le ciel est gris perle. Uniforme. Il tombe une neige fine, poussée par le vent, depuis ce matin.
Il n'y a pas de lumière. Juste une sorte de clarté pâle et froide. Humide. Organique, mais morte.
Ce midi, la réceptionniste-qui-n'aime-pas-parler-au-téléphone m'a parlé de la France, me parlant de son voyage, du Jura, des Landes, etc. J'aurais fait n'importe quoi pour qu'elle se taise, mais je suis quelqu'un de poli. J'ai écouté distraitement, à hocher la tête et sourire à ses souvenirs, la tête ailleurs. Dans mes souvenirs. Ceux un peu vagues d'arbres et de plages, de montagnes et de villages.
Et je me rends compte, comme à chaque fois, qu'un souvenir d'arbre, de plage ou de village ne ressemble pas à la réalité. Il y a suffisamment de différence pour faire venir un peu d'amer dans la bouche. Un décalage cruel.
Et le constat s'impose : une photo ne rend honneur à rien. Il manque trop d'éléments, comme les bruits, les odeurs, l'ambiance, le "mood", etc.
Un souvenir... c'est pareil. Il ressort tordu, édulcoré, délavé. Il ment.
Et si on ne peut plus se fier sur nos souvenirs... il reste quoi ?
P***** de vie.
Publié par otorevek à 19:25:34 dans Revek | Commentaires (5) | Permaliens
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