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Présentation

 


Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.




 

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Extraits de vie en vrac II. | 04 juillet 2009

L'odeur de ton corps m'envahit de partout. Je m'exaltai devant la nuit d'ébène qui se dévoila face à mes yeux vitreux. J'eus le goût salé de mes larmes qui avaient coulés et mon coeur se tordit dans de profonds abîmes. Le froid me brûla jusqu'aux os. J'aperçus l'ombre d'un de tes baisers s'évadant sur mes clavicules. L'étreinte de tout ton être se serra sur ma carcasse cacochyme. Je me consumai petit à petit, te laissant tomber dans mes appas. Le vent et le temps rongèrent ma peau, je disparus dans les ténèbres, rêvant à ta chaleur et à ton âme. La pluie ne cessa de s'écraser sur l'asphalte, à chaque goutte, mes joues se creusèrent davantage. Puis, l'épuisement d'une fatigue incommensurable s'empara de moi.

[...]

J'ai la tête et le coeur qui vont exploser. Je ressens une telle géhenne à chaque séparation. Mes yeux sont encore mouillés, mes mains ont encore saignés. Je ne pouvais faire autrement, mon cerveau est un tel pandémonium... Je ne sais même plus écrire, j'ai tellement mal que je ne trouve plus les mots pour extérioriser cette douleur. De nouveaux souvenirs pourtant, apparaissent. Ils sont si beaux. Mais cette absence est si dure...tellement insoutenable. Je ne suis qu'une personne pusillanime, je souhaiterais tant être plus forte. Ne plus pleurer. Arrêter ces gémissements. Stopper ce mal-être, ce dégoût de moi-même, enlever cette envie d'autodestruction. La musique s'infiltre dans mes veines, elle partage et accompagne ma tristesse. Les sons pénètrent douloureusement mon coeur écorché, les paroles aident mes larmes à couler. Je suis seule et personne ne m'entend crier...

[...]

Je ne vois pas les étoiles de cette douce nuit pathétique. J'ai fermé les volets, rester dans le noir, toujours, pour ne pas m'apercevoir. Petite fille désespérante, lassante rongée par la faiblesse qui l'anime. Honteuse et amoureuse. Il y a de ces nuits où tout semble lointain, où vous-même vous ne savez plus si vous existez, si eux existent. Et vous vous créez votre monde, petite utopie secrète. Tout ça, protégé par une carapace ténébreuse qui vous tue. C'est l'esprit méphistophélique qui n'est jamais lénifié.


Extraits de vie en vrac. | 29 juin 2009

Parce que les détails les plus anodins peuvent parfois s'avérer utiles voire essentiels. J'aime les coquelicots, ces fleurs sauvages de campagne qui demeurent pour moi, l'allégorie de l'aventure ainsi que de la fragilité. Roses bleues, couleurs d'encre si prenantes, je ne ferais que des bouquets de ces deux fleurs s'il ne tenait qu'à moi. Ce rouge passion, rouge vif mais sombre, ce bleu si velouté, si froid... La nuit noire parsemée de part et d'autres de milliers d'étoiles enveloppée par l'éblouissante luminosité de la lune, constitue parmi d'autres un de mes moments d'extase où l'esprit se prend et se torture dans un combat mené avec le coeur.  Les larmes coulent le long de mes joues, mes lèvres n'osent plus s'ouvrir, je m'enferme dans mon mutisme. J'aime la mélancolie de ces moments, ces moments qui font partis de moi, et dont je ne désire pas les enlever. Est- ce si étrange? Je n'arrive pas à m'entendre, non, je n'aime pas les gens qui semblent si heureux si paisibles, comme si aucun troubles ne les rongeaient, comme si leurs arcanes paraissaient si peu importants, comme s'ils n'en avaient pas. Passer des nuits d'insomnies volontaires, passer des journées à me remettre en question, à oublier la raison, les rêves, demeurer dans le vide, le vide de l'âme et de l'esprit, essayer vainement de ne plus ressentir, de ne plus voir, ne plus aimer. Pour être libre, trouver cette "chose", ce chemin, cette sortie qui je sais reste et restera introuvable...
J'aime la solitude, imaginer que cet esprit si tourmenté emprisonné dans cette enveloppe corporelle, demeure différent du reste de ces congénères.  Me sentir invisible, simple observateur devant ces fourmis. M'acharner à mon auto destruction, avenir pervers qui pourtant me convient. Je déborde de projets, mais je n'en vois pas le but, ni l'utilité.

[...]

Nuitamment, la ville s'endort, les lumières s'éteignent et le ciel devient accort. Les couleurs qui l'anime, balancent les coeurs encore debout à cette heure de songes; et le silence, prenant place au bruit fait danser leurs corps. Loin devant, au-delà de la ville, la nécropole libère les âmes oblitérées par les vivants. Les étoiles se dévoilent les unes après les autres, embellissant et rivalisant avec la lune. La solitude s'empare des êtres rongés par la mélancolie et rend chacun de leurs actes placides.

Publié par éther à 00:30:09 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

Léthargie soporifique. | 20 mai 2009

Elle entra dans la pièce, les volets étaient fermés et une douce chaleur émanait jusque vers elle. Elle s'avança pour arriver devant le Délice qui l'attendait depuis l'instant où elle l'avait laissé. Il ne fallait pas brusquer ses mouvements, alors elle marcha lentement et calmement. Délicatement, elle souleva une des composantes de sa future délectation. Puis, elle se faufila à l'intérieur de cet Eden. D'abord, elle s'étala de tout son être, ses jambes s'agrandirent et touchèrent le bord, ses bras avancèrent afin d'enrouler une partie des plus importante, pour ne pas dire essentielle, de ce moment edénique. Un froid l'envahit lui donnant des frissons, le contact entre sa peau et cette suavité accentuait les prémices de sa félicité. Elle effectua plusieurs changements, passant d'une position foetale à une position de côté. Elle s'apropria définitivement l'enveloppe qui la recouvrait, en l'amenant à son cou et quelquesfois l'abaissant à son bassin. Enfin, ce fut l'apogée du plaisir -qu'elle ne put contenir d'ailleurs. Elle resta coite et commença à s'évader. Le passage vers les songes s'approcha à vive allure. Morphée l'emprisonna dans son monde de chimères. Ici, son esprit et son âme libérèrent ses plus secrètes envies, ses plus secrets désirs. Alternant des moments tempétueux et des moments proche de l'Empyrée. Elle sombra dans une léthargie soporifique. Et ce, indéfiniment.

 

 

Publié par éther à 22:38:32 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

La Lecture. | 20 mai 2009

 

La lecture est un acte de passion ultime. Une passion des mots et des phrases. C'est un délice, un désir inaltérable. Lorsque vous lisez, vous vous transportez dans un autre univers, une autre dimension. Plus rien autour de vous, n'a de sens. Il n'y a que les mots. Il n'y a que l'imagination.  Les doigts s'activent à tourner les pages car les yeux se précipitent. C'est une folle délectation. Lire est tellement puissant. Cela vous emporte, vous pénètre au plus profond de vous.  Les personnages se matérialisent à côté de vous, vous les voyez, là et ici, et encore là. Ils sont en vous. Et à chaque lecture, un bouleversement s'effectue dans votre corps, votre âme. Vous ressentez la peine et les douleurs, vous partagez les joirs.  Enivrante. La lecture s'offre à vous, vous ouvre l'esprit.  Ca s'ancre en vous. Pour toujours.

" Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même."   Danniel Pennac

" La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas. "  Marcel Proust

 

Publié par éther à 22:28:16 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

C'est comme. | 23 novembre 2008

C'est comme son souffle dans mon cou, sa main glissant le long de mon bras, ses doigts effleurant mes cheveux, sa bouche s'ancrant sur mes joues. C'est comme sa chaleur m'envahissant, son regard m'hypnotisant, ses lèvres allant de ci, de là, de mon corps. C'est comme sa douceur et sa violence, sa force et son amour. C'est ma drogue. Tout ça, tout, les souvenirs c'est comme s'ils me tenaient en vie, s'ils me maintenaient à l'espoir. Les nuits de rêves où l'inconscient révèle les secrets et les désirs qui m'éveillent. La présence de l'absence, la beauté des êtres, l'osmose de la cristallisation. Je m'envole, loin d'eux, près de lui. L'inexplicable irraison des actes perdure. Je ne peux de toute façon, faire autrement. Peu m'en chaut des éventuelles conséquences. Sors-moi de mon mutisme, de l'abîme de cette vie qui me ronge. C'est surement comme ça qu'il faut faire. Prendre appui sur tout son être. Petite tristesse qui laisse les larmes couler doucement. Diantre! Je ne peux vivre sans lui.

Publié par éther à 00:17:04 dans Ecrits anciens. | Commentaires (1) |

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