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Présentation

 


Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.




 

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Léthargie soporifique. | 20 mai 2009

Elle entra dans la pièce, les volets étaient fermés et une douce chaleur émanait jusque vers elle. Elle s'avança pour arriver devant le Délice qui l'attendait depuis l'instant où elle l'avait laissé. Il ne fallait pas brusquer ses mouvements, alors elle marcha lentement et calmement. Délicatement, elle souleva une des composantes de sa future délectation. Puis, elle se faufila à l'intérieur de cet Eden. D'abord, elle s'étala de tout son être, ses jambes s'agrandirent et touchèrent le bord, ses bras avancèrent afin d'enrouler une partie des plus importante, pour ne pas dire essentielle, de ce moment edénique. Un froid l'envahit lui donnant des frissons, le contact entre sa peau et cette suavité accentuait les prémices de sa félicité. Elle effectua plusieurs changements, passant d'une position foetale à une position de côté. Elle s'apropria définitivement l'enveloppe qui la recouvrait, en l'amenant à son cou et quelquesfois l'abaissant à son bassin. Enfin, ce fut l'apogée du plaisir -qu'elle ne put contenir d'ailleurs. Elle resta coite et commença à s'évader. Le passage vers les songes s'approcha à vive allure. Morphée l'emprisonna dans son monde de chimères. Ici, son esprit et son âme libérèrent ses plus secrètes envies, ses plus secrets désirs. Alternant des moments tempétueux et des moments proche de l'Empyrée. Elle sombra dans une léthargie soporifique. Et ce, indéfiniment.

 

 

Publié par éther à 22:38:32 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

La Lecture. | 20 mai 2009

 

La lecture est un acte de passion ultime. Une passion des mots et des phrases. C'est un délice, un désir inaltérable. Lorsque vous lisez, vous vous transportez dans un autre univers, une autre dimension. Plus rien autour de vous, n'a de sens. Il n'y a que les mots. Il n'y a que l'imagination.  Les doigts s'activent à tourner les pages car les yeux se précipitent. C'est une folle délectation. Lire est tellement puissant. Cela vous emporte, vous pénètre au plus profond de vous.  Les personnages se matérialisent à côté de vous, vous les voyez, là et ici, et encore là. Ils sont en vous. Et à chaque lecture, un bouleversement s'effectue dans votre corps, votre âme. Vous ressentez la peine et les douleurs, vous partagez les joirs.  Enivrante. La lecture s'offre à vous, vous ouvre l'esprit.  Ca s'ancre en vous. Pour toujours.

" Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même."   Danniel Pennac

" La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas. "  Marcel Proust

 

Publié par éther à 22:28:16 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

C'est comme. | 23 novembre 2008

C'est comme son souffle dans mon cou, sa main glissant le long de mon bras, ses doigts effleurant mes cheveux, sa bouche s'ancrant sur mes joues. C'est comme sa chaleur m'envahissant, son regard m'hypnotisant, ses lèvres allant de ci, de là, de mon corps. C'est comme sa douceur et sa violence, sa force et son amour. C'est ma drogue. Tout ça, tout, les souvenirs c'est comme s'ils me tenaient en vie, s'ils me maintenaient à l'espoir. Les nuits de rêves où l'inconscient révèle les secrets et les désirs qui m'éveillent. La présence de l'absence, la beauté des êtres, l'osmose de la cristallisation. Je m'envole, loin d'eux, près de lui. L'inexplicable irraison des actes perdure. Je ne peux de toute façon, faire autrement. Peu m'en chaut des éventuelles conséquences. Sors-moi de mon mutisme, de l'abîme de cette vie qui me ronge. C'est surement comme ça qu'il faut faire. Prendre appui sur tout son être. Petite tristesse qui laisse les larmes couler doucement. Diantre! Je ne peux vivre sans lui.

Publié par éther à 00:17:04 dans Ecrits anciens. | Commentaires (1) |

Pensées du soir. | 12 novembre 2008

Il y a de la neige en prévision. Peut-être que demain, le voile blanc me brûlera les yeux par sa luminosité aveuglante. Demain ou bientôt. Mes yeux auront alors d'autres raisons de laisser couler les petites larmes le long de mes joues. D'autres raisons qui feront que l'espace d'un instant, qui durera seulement quelques minutes, j'oublierai qui je suis. J'oublierai les voix qui me hantent le cerveau et me torturent l'esprit, les frissons qui me parcourent, les sensations qui me rappellent que je vis la souffrance et la tristesse. J'oublierai d'être. Je me blottirai dans mon lit où la chaleur se serait préservé et j'aurai l'impression de redevenir une petite fille. Merveille de l'innocence. Tout est tellement dur et violent: se lever le matin, marcher, s'habiller, sortir dehors, marcher, regarder et écouter, montrer de l'intérêt aux choses, faire semblant. Encore. Je suis faible et je veux fuir ce monde, cette réalité. Je ne veux plus me battre et me relever. Pourquoi le ferais-je? Je ne suis que peu de choses. Mon unicité -si tant est qu'elle existe- s'est caché au fond, tout au fond, de mon enveloppe corporelle, peut-être qu'elle resurgira. Peut-être que le voile blanc m'enlèvera ce voile noir. En attendant, les petites larmes coulent le long de mes joues et l'espoir de retrouver goût à la vie, comme l'on dit, n'est plus.

Publié par éther à 23:07:39 dans Ecrits | Commentaires (2) |

Petite réflexion. | 12 septembre 2008

Dans la vie. Il y a ceux qui restent assis par terre, et puis, ceux qui décident de se relever.

Publié par éther à 19:35:45 dans Ecrits | Commentaires (2) |

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