Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.
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Je commence petit à petit à recevoir tous les livres que ma mère et moi avons commandés. Déception lors de l'ouverture de l'enveloppe en voyant qu'il n'y avait rien à lire obligatoirement en français et rien du tout en latin, alors que je suis pourtant débutante, en histoire et en philosophie. Mais en voyant la liste d'anglais et ce livre de géographie de la france que l'on doit listé et connaître pour la rentrée, j'ai largement de quoi occuper mes journées. Comme ayant commencé Eugénie Grandet, je vais accélérer un peu le rythme afin de pouvoir lire et feuilleter tous ces manuels et autres livres. J'avoue ne pas savoir trop comment gérer tout cela, il faut que je me méfie à ne pas me surcharger. Néanmoins, j'aimerais apprendre une vingtaine, trentaine de mots d'allemands extraits du Vox tous les jours et faire tous les jours quelques exercices de grammaire anglaise et allemande. Je crois que je commence à avoir un peu peur. Peur d'être nulle, d'être toujours et tout le temps dans chaque matière en difficulté et dernière. Peur de n'arriver à ne me révéler dans aucune matière. Et puis peur d'eux tout simplement...
Publié par éther à 16:36:50 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
L'odeur de ton corps m'envahit de partout. Je m'exaltai devant la nuit d'ébène qui se dévoila face à mes yeux vitreux. J'eus le goût salé de mes larmes qui avaient coulés et mon coeur se tordit dans de profonds abîmes. Le froid me brûla jusqu'aux os. J'aperçus l'ombre d'un de tes baisers s'évadant sur mes clavicules. L'étreinte de tout ton être se serra sur ma carcasse cacochyme. Je me consumai petit à petit, te laissant tomber dans mes appas. Le vent et le temps rongèrent ma peau, je disparus dans les ténèbres, rêvant à ta chaleur et à ton âme. La pluie ne cessa de s'écraser sur l'asphalte, à chaque goutte, mes joues se creusèrent davantage. Puis, l'épuisement d'une fatigue incommensurable s'empara de moi.
[...]
J'ai la tête et le coeur qui vont exploser. Je ressens une telle géhenne à chaque séparation. Mes yeux sont encore mouillés, mes mains ont encore saignés. Je ne pouvais faire autrement, mon cerveau est un tel pandémonium... Je ne sais même plus écrire, j'ai tellement mal que je ne trouve plus les mots pour extérioriser cette douleur. De nouveaux souvenirs pourtant, apparaissent. Ils sont si beaux. Mais cette absence est si dure...tellement insoutenable. Je ne suis qu'une personne pusillanime, je souhaiterais tant être plus forte. Ne plus pleurer. Arrêter ces gémissements. Stopper ce mal-être, ce dégoût de moi-même, enlever cette envie d'autodestruction. La musique s'infiltre dans mes veines, elle partage et accompagne ma tristesse. Les sons pénètrent douloureusement mon coeur écorché, les paroles aident mes larmes à couler. Je suis seule et personne ne m'entend crier...
[...]
Je ne vois pas les étoiles de cette douce nuit pathétique. J'ai fermé les volets, rester dans le noir, toujours, pour ne pas m'apercevoir. Petite fille désespérante, lassante rongée par la faiblesse qui l'anime. Honteuse et amoureuse. Il y a de ces nuits où tout semble lointain, où vous-même vous ne savez plus si vous existez, si eux existent. Et vous vous créez votre monde, petite utopie secrète. Tout ça, protégé par une carapace ténébreuse qui vous tue. C'est l'esprit méphistophélique qui n'est jamais lénifié.
Parce que les détails les plus anodins peuvent parfois s'avérer utiles voire essentiels. J'aime les coquelicots, ces fleurs sauvages de campagne qui demeurent pour moi, l'allégorie de l'aventure ainsi que de la fragilité. Roses bleues, couleurs d'encre si prenantes, je ne ferais que des bouquets de ces deux fleurs s'il ne tenait qu'à moi. Ce rouge passion, rouge vif mais sombre, ce bleu si velouté, si froid... La nuit noire parsemée de part et d'autres de milliers d'étoiles enveloppée par l'éblouissante luminosité de la lune, constitue parmi d'autres un de mes moments d'extase où l'esprit se prend et se torture dans un combat mené avec le coeur. Les larmes coulent le long de mes joues, mes lèvres n'osent plus s'ouvrir, je m'enferme dans mon mutisme. J'aime la mélancolie de ces moments, ces moments qui font partis de moi, et dont je ne désire pas les enlever. Est- ce si étrange? Je n'arrive pas à m'entendre, non, je n'aime pas les gens qui semblent si heureux si paisibles, comme si aucun troubles ne les rongeaient, comme si leurs arcanes paraissaient si peu importants, comme s'ils n'en avaient pas. Passer des nuits d'insomnies volontaires, passer des journées à me remettre en question, à oublier la raison, les rêves, demeurer dans le vide, le vide de l'âme et de l'esprit, essayer vainement de ne plus ressentir, de ne plus voir, ne plus aimer. Pour être libre, trouver cette "chose", ce chemin, cette sortie qui je sais reste et restera introuvable...
J'aime la solitude, imaginer que cet esprit si tourmenté emprisonné dans cette enveloppe corporelle, demeure différent du reste de ces congénères. Me sentir invisible, simple observateur devant ces fourmis. M'acharner à mon auto destruction, avenir pervers qui pourtant me convient. Je déborde de projets, mais je n'en vois pas le but, ni l'utilité.
[...]
Nuitamment, la ville s'endort, les lumières s'éteignent et le ciel devient accort. Les couleurs qui l'anime, balancent les coeurs encore debout à cette heure de songes; et le silence, prenant place au bruit fait danser leurs corps. Loin devant, au-delà de la ville, la nécropole libère les âmes oblitérées par les vivants. Les étoiles se dévoilent les unes après les autres, embellissant et rivalisant avec la lune. La solitude s'empare des êtres rongés par la mélancolie et rend chacun de leurs actes placides.
Publié par éther à 00:30:09 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) | Permaliens
Le mardi 9 Juin fut un jour qui constituait à la fois le dernier jour de ma vie lycéenne et à la fois le jour où ma vie post-bac se déterminait. L'ambiance était présente, les professeurs détendus qui chacun à leur tour nous souhaitaient bonne chance et bonne route, les élèves qui chacun appréhendait ce jour différemment. Quelques nostalgiques, quelques uns au contraire très heureux de quitter ce milieu (dont moi). Je n'attendais qu'une seule chose, savoir si j'avais été acceptée en hypokhâgne. Je m'imaginais être acceptée à mon troisième ou quatrième voeux, c'est à dire le lycée de Michelet et de Molière. Après le "repas" effectué le midi dans le site du lycée professionnel, nous nous rendîmes tous sur le site du lycée général pour signer nos livrets scolaires. Il n'était pas encore 14h mais je reçus un message vocal de ma soeur, dont j'avais chargé de m'annoncer la nouvelle comme je ne savais pas quand est-ce que nous aurions fini, qui m'annonçait qu'elle y était allé vers 13h30 et que quelque chose était indiqué. Suite à mon appel, elle me lut en direct ce qu'elle voyait d'écrit. Versailles m'avait accepté, mon premier voeu. Je me sentis tant soulagée et heureuse qu'un peu effrayée. Puis, je me dirigeai au C. D. I afin de valider et de constater par mes propres yeux cette annonce.
Le jeudi 18 Juin commença ensuite les épreuves de ce tant désiré et appréhendé baccalauréat. J'étais à la fois pressée de passer les épreuves et à la fois, comme souvent, je ne me sentais pas le moins du monde prête car si je m'étais mieux organisée, si j'avais été plus assidue et régulière tout au long de l'année je n'aurais eu qu'à relire furtivement mes cours et aurais pu apprendre de nombreuses nouvelles choses, enrichir mes cours. Mais rien ne sert de s'inventer ses rêves avec des si, la philosophie arriva devant mes yeux. Je tiens à dire que la chance n'est pas avec moi depuis le début de mes épreuves. En effet, lorsque j'ai passé mon italien le mois dernier j'étais tombé sur le dernier texte de ma liste, celui que j'avais appris le matin même.
Et donc bien sûr je suis tombé sur le thème que je ne voulais pas en philosophie: la Politique. J'ai pris le premier sujet et m'étant précipitée sous l'emprise du stress je me suis concentrée sur un seul aspect de la question. Alors je reste sceptique quant à tout pronostic concernant cette matière, je ne connais pas la notation lorsque la copie est très incomplète, j'espère cependant avoir la moyenne compte tenu que je ne suis pas non plus hors-sujet.
Le lendemain survint les mathématiques. L'avantage de cette matière c'est qu'il n'y a pas plusieurs corrigé et j'ai donc pu grâce à cela constater que j'avais peut-être réussi à obtenir un neuf ou un dix -ce que je n'ai jamais réussi à avoir-
Puis l'anglais arriva et je n'en reviens pas de la simplicité du texte mais cela signifit peut-être que les exigences seront alors plus élevées. Je pense avoir réussi cette matière tout de même. Ensuite, les sciences économiques et sociales, où la chance se déclara un peu puisque les deux sujets me plaisaient. Et enfin, l'histoire-géographie, épreuve pour laquelle la chance disparut sous mes yeux puisque les sujets que je désirais ont été annulés par d'autres qui étaient loin d'être aussi palpitants à traiter que ceux de départ. Avant dernière épreuve, l'allemand pour qui je suis tombé comme l'italien sur le dernier texte celui que j'avais appris le matin même. Mais je suis plutôt satisfaite car l'examinatrice était extrêmement gentille et nous avons bien parlé. Il ne reste que l'anglais spécialité et je pense ne pas me tromper en disant que cela se passera bien.
Le verdict le 7 Juillet. En attendant je vais à Versailles pour la réunion d'information, ce mardi. Et je vois l'Amour par la même occasion.
Publié par éther à 11:15:03 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas écrit. Les mots surgissaient parfois dans la tête mais le crayon n'était pas présent et ils formaient un pandémonium que je jugeais inutile. Pourquoi éprouve-je le désir d'écrire lorsque je me sens si triste et mélancolique? Ma muse ne se trouverait-elle que dans la souffrance incoercible de mon âme? Je suis sale. J'éprouve le besoin de faire disparaître cette exéburante saleté avec le couteau. Je suis perdue. Comme trop souvent d'ailleurs. Je me noie dans mes échecs répétés. Je suis la petite chose fragile. je suis l'abîmée. Mes yeux tentent de retenir les larmes qui veulent s'enfuir, il faut attendre ma petite. Ce soir, le voile blanc et doux absorbera tes perles d'eau. Je dois paraître forte, ne rien laisser transparaître. Oui, je vais bien. Toujours...


Publié par éther à 19:45:30 dans Ecrits | Commentaires (0) | Permaliens
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