Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.
Depuis le 23-08-2008 :
4504 visiteurs
Depuis le début du mois :
172 visiteurs
Billets :
13 billets
Je commence petit à petit à recevoir tous les livres que ma mère et moi avons commandés. Déception lors de l'ouverture de l'enveloppe en voyant qu'il n'y avait rien à lire obligatoirement en français et rien du tout en latin, alors que je suis pourtant débutante, en histoire et en philosophie. Mais en voyant la liste d'anglais et ce livre de géographie de la france que l'on doit listé et connaître pour la rentrée, j'ai largement de quoi occuper mes journées. Comme ayant commencé Eugénie Grandet, je vais accélérer un peu le rythme afin de pouvoir lire et feuilleter tous ces manuels et autres livres. J'avoue ne pas savoir trop comment gérer tout cela, il faut que je me méfie à ne pas me surcharger. Néanmoins, j'aimerais apprendre une vingtaine, trentaine de mots d'allemands extraits du Vox tous les jours et faire tous les jours quelques exercices de grammaire anglaise et allemande. Je crois que je commence à avoir un peu peur. Peur d'être nulle, d'être toujours et tout le temps dans chaque matière en difficulté et dernière. Peur de n'arriver à ne me révéler dans aucune matière. Et puis peur d'eux tout simplement...
Publié par éther à 16:36:50 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
L'odeur de ton corps m'envahit de partout. Je m'exaltai devant la nuit d'ébène qui se dévoila face à mes yeux vitreux. J'eus le goût salé de mes larmes qui avaient coulés et mon coeur se tordit dans de profonds abîmes. Le froid me brûla jusqu'aux os. J'aperçus l'ombre d'un de tes baisers s'évadant sur mes clavicules. L'étreinte de tout ton être se serra sur ma carcasse cacochyme. Je me consumai petit à petit, te laissant tomber dans mes appas. Le vent et le temps rongèrent ma peau, je disparus dans les ténèbres, rêvant à ta chaleur et à ton âme. La pluie ne cessa de s'écraser sur l'asphalte, à chaque goutte, mes joues se creusèrent davantage. Puis, l'épuisement d'une fatigue incommensurable s'empara de moi.
[...]
J'ai la tête et le coeur qui vont exploser. Je ressens une telle géhenne à chaque séparation. Mes yeux sont encore mouillés, mes mains ont encore saignés. Je ne pouvais faire autrement, mon cerveau est un tel pandémonium... Je ne sais même plus écrire, j'ai tellement mal que je ne trouve plus les mots pour extérioriser cette douleur. De nouveaux souvenirs pourtant, apparaissent. Ils sont si beaux. Mais cette absence est si dure...tellement insoutenable. Je ne suis qu'une personne pusillanime, je souhaiterais tant être plus forte. Ne plus pleurer. Arrêter ces gémissements. Stopper ce mal-être, ce dégoût de moi-même, enlever cette envie d'autodestruction. La musique s'infiltre dans mes veines, elle partage et accompagne ma tristesse. Les sons pénètrent douloureusement mon coeur écorché, les paroles aident mes larmes à couler. Je suis seule et personne ne m'entend crier...
[...]
Je ne vois pas les étoiles de cette douce nuit pathétique. J'ai fermé les volets, rester dans le noir, toujours, pour ne pas m'apercevoir. Petite fille désespérante, lassante rongée par la faiblesse qui l'anime. Honteuse et amoureuse. Il y a de ces nuits où tout semble lointain, où vous-même vous ne savez plus si vous existez, si eux existent. Et vous vous créez votre monde, petite utopie secrète. Tout ça, protégé par une carapace ténébreuse qui vous tue. C'est l'esprit méphistophélique qui n'est jamais lénifié.
1|
Commentaires