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Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.




 

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C'est comme. | 23 novembre 2008

C'est comme son souffle dans mon cou, sa main glissant le long de mon bras, ses doigts effleurant mes cheveux, sa bouche s'ancrant sur mes joues. C'est comme sa chaleur m'envahissant, son regard m'hypnotisant, ses lèvres allant de ci, de là, de mon corps. C'est comme sa douceur et sa violence, sa force et son amour. C'est ma drogue. Tout ça, tout, les souvenirs c'est comme s'ils me tenaient en vie, s'ils me maintenaient à l'espoir. Les nuits de rêves où l'inconscient révèle les secrets et les désirs qui m'éveillent. La présence de l'absence, la beauté des êtres, l'osmose de la cristallisation. Je m'envole, loin d'eux, près de lui. L'inexplicable irraison des actes perdure. Je ne peux de toute façon, faire autrement. Peu m'en chaut des éventuelles conséquences. Sors-moi de mon mutisme, de l'abîme de cette vie qui me ronge. C'est surement comme ça qu'il faut faire. Prendre appui sur tout son être. Petite tristesse qui laisse les larmes couler doucement. Diantre! Je ne peux vivre sans lui.

Publié par éther à 00:17:04 dans Ecrits anciens. | Commentaires (1) |

Pensées du soir. | 12 novembre 2008

Il y a de la neige en prévision. Peut-être que demain, le voile blanc me brûlera les yeux par sa luminosité aveuglante. Demain ou bientôt. Mes yeux auront alors d'autres raisons de laisser couler les petites larmes le long de mes joues. D'autres raisons qui feront que l'espace d'un instant, qui durera seulement quelques minutes, j'oublierai qui je suis. J'oublierai les voix qui me hantent le cerveau et me torturent l'esprit, les frissons qui me parcourent, les sensations qui me rappellent que je vis la souffrance et la tristesse. J'oublierai d'être. Je me blottirai dans mon lit où la chaleur se serait préservé et j'aurai l'impression de redevenir une petite fille. Merveille de l'innocence. Tout est tellement dur et violent: se lever le matin, marcher, s'habiller, sortir dehors, marcher, regarder et écouter, montrer de l'intérêt aux choses, faire semblant. Encore. Je suis faible et je veux fuir ce monde, cette réalité. Je ne veux plus me battre et me relever. Pourquoi le ferais-je? Je ne suis que peu de choses. Mon unicité -si tant est qu'elle existe- s'est caché au fond, tout au fond, de mon enveloppe corporelle, peut-être qu'elle resurgira. Peut-être que le voile blanc m'enlèvera ce voile noir. En attendant, les petites larmes coulent le long de mes joues et l'espoir de retrouver goût à la vie, comme l'on dit, n'est plus.

Publié par éther à 23:07:39 dans Ecrits | Commentaires (2) |

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