Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Présentation

 


Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.




 

Compteur

Depuis le 23-08-2008 :
4496 visiteurs
Depuis le début du mois :
164 visiteurs
Billets :
13 billets

<< Et la vie se dessine. | Extraits de vie en vrac. | Extraits de vie en vrac II. >>

Extraits de vie en vrac. | 29 juin 2009

Parce que les détails les plus anodins peuvent parfois s'avérer utiles voire essentiels. J'aime les coquelicots, ces fleurs sauvages de campagne qui demeurent pour moi, l'allégorie de l'aventure ainsi que de la fragilité. Roses bleues, couleurs d'encre si prenantes, je ne ferais que des bouquets de ces deux fleurs s'il ne tenait qu'à moi. Ce rouge passion, rouge vif mais sombre, ce bleu si velouté, si froid... La nuit noire parsemée de part et d'autres de milliers d'étoiles enveloppée par l'éblouissante luminosité de la lune, constitue parmi d'autres un de mes moments d'extase où l'esprit se prend et se torture dans un combat mené avec le coeur.  Les larmes coulent le long de mes joues, mes lèvres n'osent plus s'ouvrir, je m'enferme dans mon mutisme. J'aime la mélancolie de ces moments, ces moments qui font partis de moi, et dont je ne désire pas les enlever. Est- ce si étrange? Je n'arrive pas à m'entendre, non, je n'aime pas les gens qui semblent si heureux si paisibles, comme si aucun troubles ne les rongeaient, comme si leurs arcanes paraissaient si peu importants, comme s'ils n'en avaient pas. Passer des nuits d'insomnies volontaires, passer des journées à me remettre en question, à oublier la raison, les rêves, demeurer dans le vide, le vide de l'âme et de l'esprit, essayer vainement de ne plus ressentir, de ne plus voir, ne plus aimer. Pour être libre, trouver cette "chose", ce chemin, cette sortie qui je sais reste et restera introuvable...
J'aime la solitude, imaginer que cet esprit si tourmenté emprisonné dans cette enveloppe corporelle, demeure différent du reste de ces congénères.  Me sentir invisible, simple observateur devant ces fourmis. M'acharner à mon auto destruction, avenir pervers qui pourtant me convient. Je déborde de projets, mais je n'en vois pas le but, ni l'utilité.

[...]

Nuitamment, la ville s'endort, les lumières s'éteignent et le ciel devient accort. Les couleurs qui l'anime, balancent les coeurs encore debout à cette heure de songes; et le silence, prenant place au bruit fait danser leurs corps. Loin devant, au-delà de la ville, la nécropole libère les âmes oblitérées par les vivants. Les étoiles se dévoilent les unes après les autres, embellissant et rivalisant avec la lune. La solitude s'empare des êtres rongés par la mélancolie et rend chacun de leurs actes placides.

Publié par éther à 00:30:09 dans Ecrits anciens. | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Tous les derniers titres

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Les Uns

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03