Je ne suis qu'illusion,
sans goût et passion
Une poussière éblouie
par si peu de lumière
Une âme perdue
dans un sombre nuage étendu
Un être éphémère
parcourant d'autres ères.
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Les pieds se posent sur le carrelage
froid. Je le sens parcourir mon corps. Il me donne des frissons. J'ai
la chair de poule. Je craque une allumette et allume les quatre
bougies. Je ne veux voir que des ombres. Je ne veux voir que la
déformation de mon corps qui se crée grâce aux
flammes. Des ombres sur les murs apparaissent, elles dansent, elles se déforment, s'agrandissent et rétrécissent. Je deviens éphémère. J'entends l'eau qui coule et qui remplit peu à peu la baignoire, ma nudité se cache des miroirs présents de part et d'autre de la pièce. Doucement, je glisse un pied dans la chaleur brûlante de l'eau, puis le deuxième. Mes jambes se plient dans la baignoire et mon corps tout entier s'imprègne de ce voile transparent. Ma tête se pose contre le bord et mes yeux se ferment. C'est l'instant édénique de l'ewe.
Publié par éther à 01:08:04 dans Ecrits | Commentaires (1) | Permaliens
02-09-2008 20:27
De Cécile n°2 Sujet:
Entre Cécile le courant passe
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