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voyage mystique

idéaux et pensées d'un simple penseur

Le Temps | 03 septembre 2007

Les temps s'écoulent,

Et doucement sans accoup,

Coule nos vies,

Lentes et futiles.

Tant de temps

Passé à regretter,

Tous ces instants

Qui ne nous furent donnés,

Tantôt à torrent s'écoulent nos vies,

Des tempêtes de l'amour

Au lent désespoir.

Lentement,

Rapidement,

S'égraine le temps.

Tente de le saisir il t'échappe,

Tente de le laisser passer,

Il se complait à demeurer.

Tant de doute, d'espoir, de croyance, de faux-sens, non dit,

Mal dit, oubli...

Toutes ces erreurs, qui lorsque viendra l'heure nous rappelleront comme la vie passe, tantôt doucement tantôt rapidement, passe et passe encore jusqu'à ce que trépasse.

Publié par voyageurmystique à 13:36:40 dans voyagemystique | Commentaires (5) |

Guerre . . . | 24 août 2007

 

 

 

LE DORMEUR DU VAL

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière,

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit ; c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Rimbaud, ouvres poétiques

  

       La guerre, bête immonde tapie au creux de nos âmes.

Fille de la jalousie, de la violence et des pires penchants humains.

Triste partie de nos civilisations. De tout temps des hommes se battent, de tout temps les mères pleurent, les enfants crient.

Tripes, boyaux sordides, hurlement bestiaux, odeur de mort, viols, pillages, destructions.

      Soumissions, perversions, trahisons.

Toutes ces beautés que l'homme a lui même détruit, douceur à jamais envolée, innocence à jamais perdue, tout cela pour quelques lopins de terre, pour quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Guerre de religion, guerre du pétrole, guerre idéologique, guerre de civilisation : guerre de la faim, guerre de la soif, guerre des massacres, guerre des viols.

Traumatisme à jamais effacé dans nos chairs.

Bien loin de tous les rêves de gloire, bien loin de tous les paradis, bien loin de toutes richesses, bien loin du courage.

Seule la mort rôde en grande instigatrice de tous ces désastres, nous ne serons à jamais qu'une proie à moissonner, ne lui offrons pas meilleure récolte.

 

Publié par voyageurmystique à 11:21:15 dans voyagemystique | Commentaires (2) |

un rêve | 13 août 2007

Tout au fond d'un songe,

Je vagabonde,

Lent ruisseau qui coule,

Sous les arbres je marche.

 

Le soleil se couche,

Lentement les ombres s'étendent,

Le froid me prend,

Je tremble.

 

La nuit vient,

Et un temple au loin,

Illumine la vallée de mille bougies.

 

Bien étrange endroit,

Que cette forêt au soir.

La route se poursuit devant moi.

 

Un renard passe,

Tourne la tête vers le lointain,

Et s'enfuit de mon chemin.

Plus aucun oiseau ne chante.

 

Oppressante présence du silence.

Pesante solitude,

Le pont s'étend devant moi,

J'avance.

 

Une lumière,

Des ailes,

Je prends peur.

 

Devant moi se dresse,

Terrible et magnifique,

L'archange.

Publié par voyageurmystique à 13:40:30 dans voyagemystique | Commentaires (0) |

Tu es passé | 13 août 2007

Pas un regard,

Pas un sourire,

Voilà combien je représente, rien

Telle une ombre tu ne me vois plus,

 

Devenue invisible à tes yeux,

A tout donner tu ne me vois même plus,

Je ne te manque plus,

Tu ne me désires plus,

 

M'écoutes tu encore ?

Es tu encore présente lorsque je suis près de toi ?

Que traverse ton esprit lorsque je te sers dans mes bras ?

 

Tu as changé,

Tu t'es éloigné

Sans même le voir,

 

Je t'ai perdu,

Quelle partie de toi je ne sais guère,

Mais jamais je ne la retrouverai.

Publié par voyageurmystique à 13:11:54 dans voyagemystique | Commentaires (1) |

interrogation | 12 août 2007

Que cherche t-on véritablement dans une vie ?

Quel en est-il vraiment le but ?

A t-on choisi ce but ?

A t-on vraiment eu ce choix ?

Celui qui se lève le matin pour nourrir son fils a t-il choisi de ne vivre que dans l'espoir de le voir vivre le lendemain ?

Celui qui regarde celle qu'il aime dormir en se disant que sans elle sa vie n'a pas de sens ?

A t-il choisi ceci ?

N'aurait-il pas préféré vivre simplement pour le plaisir de regarder le soleil ce lever ?

Qui n'a jamais été émerveillé par un levé de soleil ?

Qui n'a jamais été ému par le sourire d'une femme ?

Lequel d'entre nous n'a jamais regardé la mer se jeter inlassablement sur le rivage ?

Qui saurai resté insensible au charme d'une nature chaque jour plus belle ?

Qui saurais ignoré que cette même nature disparaît chaque jour davantage pour n'être bientôt plus qu'un lointain souvenir au creux de nos cœurs ?

 

Qui n'a jamais regretté d'avoir tant confié son cœur à une femme pour la voir repartir si vite loin de nous ?

Qui ne s'est jamais senti lâche d'abandonné une femme à son amour car nos sentiments avait disparu avec le temps ?

  

Chaque jour je vis avec l'espoir de rendre ma vie utile, avec l ‘espoir de rendre les gens heureux, celui de faire le bien autour de moi.

Mais pourquoi ai je si peur de souffrir ?

Rien au monde ne me fait plus peur que l'amour. Rien n'y personne ne le contrôle. Personne n'a encore trouvé la clé de ce mystère.

Pourquoi la mort ne m'effraierai pas alors que l'amour me rend si fou de peur que j'invente chaque jour de nouveau mensonge pour ne pas le rencontrer ?

Pourquoi ai-je battis un mur tout autour de moi qui m'empêche d'être libre ?

Qui m'a appris à me défendre sans le vouloir contre cet ennemi invisible.

Est il vraiment mon ennemis ? Pourquoi le fui-je ainsi ??

 

C'est quoi l'amour ? Au final je n'en sais trop rien. J'en ai peur car je sais que je n'aurais plus le contrôle de moi même. Je sais que je serai faillible, que je serai plus faible.

Le meilleur des hommes a t-il le droit de pleuré pour une femme ?

Celui qui ne craint pas même sa propre mort aurait il le droit de craindre pour la disparition de quelque chose qui n'est pas palpable. Celui qui se doit de ne pas avoir de faille a t-il le droit a une vie sentimentale normale ?

Qui pourrait me reproché quelque chose d'inné  chez les êtres humains ?

Pour protéger des êtres humains dois je renoncer à ce qui fait de nous ces êtres si particuliers ?

A ce qui fait notre essence même ?

J'ai peur de perdre le contrôle c'est vrai.

Mais pourquoi en avoir peur ?

Que cache cet espace infini des penchants humains ? Que cache l'irrémédiable choix de refuser son propre refus ?

Qu'est ce que cache le moi qui ce révèlerai si je ne contrôlais pas chacun de mes geste et de mes pensées ?

Quels sentiments ? Quelles idées ? Quels vices ?

Personne ne le sait à par moi même.

Je sais être fort mais je refuse de me regarder moi même... de quoi ai-je peur ?

Quel est ce monstre que je cache ?

Bête ou héros ?

Démon ou ange ?

Qui suis je vraiment ?

Publié par voyageurmystique à 10:28:26 dans voyagemystique | Commentaires (3) |

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