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Les temps s'écoulent,
Et doucement sans accoup,
Coule nos vies,
Lentes et futiles.
Tant de temps
Passé à regretter,
Tous ces instants
Qui ne nous furent donnés,
Tantôt à torrent s'écoulent nos vies,
Des tempêtes de l'amour
Au lent désespoir.
Lentement,
Rapidement,
S'égraine le temps.
Tente de le saisir il t'échappe,
Tente de le laisser passer,
Il se complait à demeurer.
Tant de doute, d'espoir, de croyance, de faux-sens, non dit,
Mal dit, oubli...
Toutes ces erreurs, qui lorsque viendra l'heure nous rappelleront comme la vie passe, tantôt doucement tantôt rapidement, passe et passe encore jusqu'à ce que trépasse.
Publié par voyageurmystique à 13:36:40 dans voyagemystique | Commentaires (5) | Permaliens
"le fanastime est un monstre qui ose se dire le fils de la religion. "
voltaire
Publié par voyageurmystique à 12:25:55 dans ils ont dit | Commentaires (1) | Permaliens
Haine
Différents mais semblables,
Nous aurions pu nous entendre,
Peut-être même aurions-nous été amis,
Mais tu tenais plus à ta culture que à ton fils,
Tu tenais plus à ton dieu que à ta propre vie,
Peut-être avais-tu raison,
Peut-être avais-tu tord.
C'est fini désormais,
Trop d'horreur nous sépare,
Tu as tué mes amis,
J'ai tué tes frères,
Détruit ta maison,
Je t'ai pourchassé pendant des jours,
Tu combats encore,
Tu fais ce qui te semble juste,
Je fais ce qui me semble juste.
Tu rirais de me voir pleurer,
Pour moi tes larmes sont un poignard,
Tu sourirais de me voir mourir,
Je serais heureux de te voir sourire.
Je me bats pour la liberté,
Tu te bats pour ta religion.
Je me bats contre l'injustice,
Je ne suis qu'un infidèle.
On n'est plus un homme lorsque la mort devient banale, on est plus un homme lorsque l'on place un enfant entre soi et un tir. On est plus un homme lorsque l'on place une bombe sur un marché, fauchant femmes et enfants.
On est plus un homme lorsque l'on tue au nom de Dieu.
Publié par voyageurmystique à 12:14:31 dans Vision du monde | Commentaires (0) | Permaliens
LE DORMEUR DU VAL
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit ; c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Rimbaud, ouvres poétiques
La guerre, bête immonde tapie au creux de nos âmes.
Fille de la jalousie, de la violence et des pires penchants humains.
Triste partie de nos civilisations. De tout temps des hommes se battent, de tout temps les mères pleurent, les enfants crient.
Tripes, boyaux sordides, hurlement bestiaux, odeur de mort, viols, pillages, destructions.
Soumissions, perversions, trahisons.
Toutes ces beautés que l'homme a lui même détruit, douceur à jamais envolée, innocence à jamais perdue, tout cela pour quelques lopins de terre, pour quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Guerre de religion, guerre du pétrole, guerre idéologique, guerre de civilisation : guerre de la faim, guerre de la soif, guerre des massacres, guerre des viols.
Traumatisme à jamais effacé dans nos chairs.
Bien loin de tous les rêves de gloire, bien loin de tous les paradis, bien loin de toutes richesses, bien loin du courage.
Seule la mort rôde en grande instigatrice de tous ces désastres, nous ne serons à jamais qu'une proie à moissonner, ne lui offrons pas meilleure récolte.
Publié par voyageurmystique à 11:21:15 dans voyagemystique | Commentaires (2) | Permaliens
Tout au fond d'un songe,
Je vagabonde,
Lent ruisseau qui coule,
Sous les arbres je marche.
Le soleil se couche,
Lentement les ombres s'étendent,
Le froid me prend,
Je tremble.
La nuit vient,
Et un temple au loin,
Illumine la vallée de mille bougies.
Bien étrange endroit,
Que cette forêt au soir.
La route se poursuit devant moi.
Un renard passe,
Tourne la tête vers le lointain,
Et s'enfuit de mon chemin.
Plus aucun oiseau ne chante.
Oppressante présence du silence.
Pesante solitude,
Le pont s'étend devant moi,
J'avance.
Une lumière,
Des ailes,
Je prends peur.
Devant moi se dresse,
Terrible et magnifique,
L'archange.
Publié par voyageurmystique à 13:40:30 dans voyagemystique | Commentaires (0) | Permaliens
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