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Publié par voyageurmystique à 23:29:55 dans ils ont dit | Commentaires (1) | Permaliens
Premier pas sur terre, l'enfant viens de naitre,
mais, bientôt il devra grandir, bientôt il devra souffrir,
il devra mentir jusqu'à sa propre, mère pour s'en sortir.
Pour l'instant il respire, mais bientôt il ne pourra plus souffler, n'aura même plus de temps de se poser.
On lui apprendra à regarder les étoiles pour mieux les voir disparaitre derrière des nuages orangés.
On lui dira de regarder la nature, pour la voir lentement s'effacer sous le béton.
A apprécier la terre pour mieux la pleurer.
Enfin on lui apprendra à respecter ses ainés pour mieux les voir s'effondrer,
à aimer sa femme pour mieux la voir le tromper.
Il respectera ses amis et les verra rire de lui.
Enfin il aimera sa vie... et la regardera avec mépris une fois celle-ci écoulé.
Nous vivons en permanence dans le regret, dans des rêves qui ne seront jamais assouvit.
Si seulement on lui avait dit a cet enfant qui viens de naitre quelle aurait été sa vie, pleine de désillusions, serait il sortie ?
Aurait-il accepté cette vie ?
N'y a-t-il point rupture de contrat ? Ne lui avait-on point promis le bonheur ?
De quel droit doit-on l'obliger à vivre ? Sous quel motif ? Pour quelle sombre raison ?
Publié par voyageurmystique à 23:22:27 dans voyagemystique | Commentaires (0) | Permaliens
Quelle est cette envie qui me pousse à nouveau vers toi?
Quelle est cette force qui m'invite à ta table?
Dans l'obscurité de cette église, je retrouve ce qui me semblais à jamais perdu,
le calme, la sérénité, un chemin?
cette photo est une propriété de: Mrs Arnaud Perrin
Publié par voyageurmystique à 10:18:47 dans voyagemystique | Commentaires (1) | Permaliens
Et puis cette ombre au fond de l'ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout
Le cri d'une sirène
Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine
L'oubli jusqu'à demain
Longues secondes inertes
Le corps à l'abandon
Gestes lents, cigarettes
Puis s'essuyer le front
Vague regard au ciel
Pour l'heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil
C'est tout c'qu'il en attend
Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu'il le peut
Où ses rêves l'entraînent
Quand il ferme les yeux
Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main
Tu peux prendre ses lèvres
Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes
Même dicter ses mots
Soumettre à tes plaisirs
Tant que le compte est bon
Arracher des sourires
Même changer son nom
Maître d'une apparence
Possédant de si peu
D'un vide, d'une absence
Dès qu'elle ferme les yeux
Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie
Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images
Quand on ferme nos yeux
Goldman
Publié par voyageurmystique à 21:46:20 dans ils ont dit | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par voyageurmystique à 21:56:08 dans ils ont dit | Commentaires (5) | Permaliens
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