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voyage mystique

idéaux et pensées d'un simple penseur

L'homme et les autres... | 13 mars 2008

"Quand le corps se défait, l'essentiel se montre. L'homme n'est qu'un nœud de relations. Les relations comptent seules pour l'homme."
                                                            Saint-Exupéry pilote de guerre        

Publié par voyageurmystique à 23:29:55 dans ils ont dit | Commentaires (1) |

Contrat. | 13 mars 2008

Premier pas sur terre, l'enfant viens de naitre, 

mais, bientôt il devra grandir, bientôt il devra souffrir,

 il devra mentir jusqu'à sa propre, mère pour s'en sortir.

 Pour l'instant il respire, mais bientôt  il ne pourra plus souffler, n'aura même plus de temps de se poser.

On lui apprendra à regarder les étoiles pour mieux les voir disparaitre derrière des nuages orangés.

 On lui dira de regarder la nature, pour la voir lentement s'effacer sous le béton.

A apprécier la terre pour mieux la pleurer.

Enfin on lui apprendra à respecter ses ainés pour mieux les voir s'effondrer,

 à aimer sa femme pour mieux la voir le tromper.

 Il respectera ses amis et les verra rire de lui.

 Enfin il aimera sa vie... et la regardera avec mépris une fois celle-ci écoulé.

Nous vivons en permanence dans le regret, dans des rêves qui ne seront jamais assouvit.

 Si seulement on lui avait dit a cet enfant qui viens de naitre quelle aurait été sa vie, pleine de désillusions, serait il sortie ?

 Aurait-il accepté cette vie ?

 N'y a-t-il point rupture de contrat ? Ne lui avait-on point promis le bonheur ?

 De quel droit doit-on l'obliger à vivre ? Sous quel motif ? Pour quelle sombre raison ?

Publié par voyageurmystique à 23:22:27 dans voyagemystique | Commentaires (0) |

Retour Mystique? | 13 mars 2008

Quelle est cette envie qui me pousse à nouveau vers toi?

Quelle est cette force qui m'invite à ta table?

 

Dans l'obscurité de cette église, je retrouve ce qui me semblais à jamais perdu,

le calme, la sérénité, un chemin?

 

 

cette photo est une propriété de: Mrs Arnaud Perrin

Publié par voyageurmystique à 10:18:47 dans voyagemystique | Commentaires (1) |

Fermer les yeux | 24 février 2008

Et puis cette ombre au fond de l'ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout

Le cri d'une sirène
Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine
L'oubli jusqu'à demain

Longues secondes inertes
Le corps à l'abandon
Gestes lents, cigarettes
Puis s'essuyer le front

Vague regard au ciel
Pour l'heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil
C'est tout c'qu'il en attend

Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu'il le peut
Où ses rêves l'entraînent
Quand il ferme les yeux

Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main

Tu peux prendre ses lèvres
Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes
Même dicter ses mots

Soumettre à tes plaisirs
Tant que le compte est bon
Arracher des sourires
Même changer son nom

Maître d'une apparence
Possédant de si peu
D'un vide, d'une absence
Dès qu'elle ferme les yeux

Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie

Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images
Quand on ferme nos yeux

 

Goldman

Publié par voyageurmystique à 21:46:20 dans ils ont dit | Commentaires (1) |

Emaux et Camées | 11 janvier 2008


LE POËME DE LA FEMME
MARBRE DE PAROS


Un jour, au doux rêveur qui l'aime,
En train de montrer ses trésors,
Elle voulut lire un poëme,
Le poëme de son beau corps.

D'abord, superbe et triomphante
Elle vint en grand apparat,
Traînant avec des airs d'infante
Un flot de velours nacarat:

Telle qu'au rebord de sa loge
Elle brille aux Italiens,
Ecoutant passer son éloge
Dans les chants des musiciens.

Ensuite, en sa verve d'artiste,
Laissant tomber l'épais velours,
Dans un nuage de batiste
Elle ébaucha ses fiers contours.

Glissant de l'épaule à la hanche,
La chemise aux plis nonchalants,
Comme une tourterelle blanche
Vint s'abattre sur ses pieds blancs.

Pour Apelle ou pour Cléomène,
Elle semblait, marbre de chair,
En Vénus Anadyomène
Poser nue au bord de la mer.

De grosses perles de Venise
Roulaient au lieu de gouttes d'eau,
Grains laiteux qu'un rayon irise,
Sur le frais satin de sa peau.

Oh! quelles ravissantes choses,
Dans sa divine nudité,
Avec les strophes de ses poses,
Chantait cet hymne de beauté!

Comme les flots baisant le sable
Sous la lune aux tremblants rayons,
Sa grâce était intarissable
En molles ondulations.

Mais bientôt, lasse d'art antique,
De Phidias et de Vénus,
Dans une autre stance plastique
Elle groupe ses charmes nus.

Sur un tapis de Cachemire,
C'est la sultane du sérail,
Riant au miroir qui l'admire
Avec un rire de corail;

La Géorgienne indolente,
Avec son souple narguilhé,
Etalant sa hanche opulente,
Un pied sous l'autre replié.

Et comme l'odalisque d'Ingres,
De ses reins cambrant les rondeurs
En dépit des vertus malingres,
En dépit des maigres pudeurs!

Paresseuse odalisque, arrière!
Voici le tableau dans son jour,
Le diamant dans sa lumière ;
Voici la beauté dans l'amour!

Sa tête penche et se renverse
Haletante, dressant les seins,
Aux bras du rêve qui la berce,
Elle tombe sur ses coussins.

Ses paupières battent des ailes
Sur leurs globes d'argent bruni,
Et l'on voit monter ses prunelles
Dans la nacre de l'infini.

D'un linceul de point d'Angleterre
Que l'on recouvre sa beauté :
L'extase l'a prise à la terre;
Elle est morte de volupté !

Que les violettes de Parme,
Au lieu des tristes fleurs des morts
Où chaque perle est une larme,
Pleurent en bouquets sur son corps!

Et que mollement on la pose
Sur son lit, tombeau blanc et doux,
Où le poète, à la nuit close,
Ira prier à deux genoux.

Publié par voyageurmystique à 21:56:08 dans ils ont dit | Commentaires (5) |

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