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Un monde si beau | 16 mai 2008

jardin fleuri

 

 

UN MONDE SI BEAU


Comme tous les matins, je me réveille heureux.

Le ciel est bleu, le soleil brille de tous ses feux.

Je sors dans mon jardin, les fleurs me disent bonjour.

Mon voisin m'interpelle : Ça va bien, mon ami?

Dans la rue, un moineau se pose sur mon épaule,

Il me pépie sa vie, c'est vraiment passionnant.

Une voiture s'arrête, son chauffeur me fait signe

Que je peux tranquillement traverser la chaussée.

Mon patron, chaleureux, m'accueille à bras ouverts.

Il me dit qu'il m'augmente car je le mérite bien.

Ma journée de travail est un enchantement,

Et, le soir, je retrouve ma gentille petite femme,

Nous passons tous les deux une exquise soirée.


J'ouvre les yeux, hébété,

Une fois de plus, j'ai rêvé.

Que ce rêve était beau,

Que ce rêve était chaud!

Qu'il doit être agréable

Ce petit monde aimable

Où je ne peux aller,

Dont je ne peux que rêver.


Comme tous les matins, je me réveille grincheux.

Des nuages bas et lourds plombent entièrement le ciel.

Dans mon jardin trempé, toutes les fleurs sont fanées.

Mon voisin fait la gueule, je ne sais pas pourquoi.

Dans la rue, les gens passent sans même se regarder.

Ils sont certainement en retard, ils se pressent.

Ma voiture tombe en panne, je me fais klaxonner,

Insulter, un peu plus, je me ferais lyncher.

Mon patron, l'oeil mauvais, me dit qu'il m'a laissé

Un travail colossal qu'il me faut terminer,

Quitte à travailler toute la nuit s'il le faut.

Quand je rentre chez moi, ma méchante bonne femme

Me dit qu'elle me déteste puis elle va se coucher.


Vite je me mets au lit,

Vite je ferme les yeux,

Je m'endors et rejoins

Mes fleurs et mon voisin

Et tous ces gens aimables.

La vie est si agréable

Dans ce monde si beau

Dans ce monde si chaud.

 

Edgar


Publié par Edgar à 18:17:37 dans Chansons et poésies | Commentaires (3) |

Je pense à vous | 12 décembre 2007

coucher de soleil sur la plage

artpaperbank.com

 

JE PENSE À VOUS



Vous marchiez sur la plage dans la clarté lunaire,
Vos cheveux agités par la brise légère.
Le clapotis des vagues semblait rythmer vos pas.
Me suis-je manifesté, je ne m'en souviens pas.

Quand vous avez posé votre regard sur moi,
Mon cœur s'est emballé, trahissant mon émoi.
De loin nous parvenait la musique feutrée
D'une rumba ancienne au charme suranné.

Irrésistiblement attiré par vos yeux,
Ressentant une sorte de vertige délicieux,
Je me suis approché de vous, déjà séduit,
Vous étiez si belle, c'est pour cela que depuis,

Je pense à vous,
Je ne pense qu'à vous,
Vous avez investi ma vie.
Je pense à vous,
Je ne pense qu'à vous,
Je n'ai ni ne veux de répit.
Votre présence
Serait ma seule défense,
Face à l'ennui
Qui, jour et nuit,
Me ronge d'être loin
De vous.

Je vous ai enlacée, et nos corps ont suivi
La musique obsédante qui enchantait la nuit.
Vos longs cheveux soyeux caressaient mon visage,
Je faisais, du bonheur, l'exquis apprentissage.

Mais alors que l'aurore approchait, promettant
Une prochaine rencontre, inexorablement
Vous vous en êtes allée, me laissant assombri,
En manque de vous, et c'est pour cela que depuis,

Je pense à vous,
Je ne pense qu'à vous,
Vous avez investi ma vie.
Je pense à vous,
Je ne pense qu'à vous,
Je n'ai ni ne veux de répit.
Votre présence
Serait ma seule défense,
Face à l'ennui
Qui, jour et nuit,
Me ronge d'être loin
De vous.

Je pense à vous
Je ne pense qu'à vous
Les heures me sont interminables
Je pense à vous
Je ne pense qu'à vous.
 

Edgar 

 

Nouveau : Conte : "Le Noël d'Engi" dans le thème "Contes et histoires pour les petits". 

Publié par Edgar à 18:32:20 dans Chansons et poésies | Commentaires (0) |

Gamer | 15 septembre 2007

gamer

artpaperbank.com

 

Gamer

 

D'une main négligente, je pilot' mon vaisseau.

Le doigt sur la gâchette, j'pulvéris' les robots,

Les comètes tueuses, les ennemis retors,

J'suis un gamer, j' suis le redoutable Décimator.

 

Je pourfends cent dragons, des troup' de morts-vivants,

Des affreux de tout poil, mission de tout-venant.

Je collectionn' les armes, les potions et les sorts,

J'suis un gamer, on s'effraie à mon nom, Décimator.

 

D'un double-clic rageur, j'fais construire un château,

Engranger les récoltes et remplir les tonneaux.

Je supprim' mes rivaux, m'empar' de leurs trésors,

J'suis un gamer, on exècre mon nom, Décimator.

 

Que la réalité peut paraître banale

Au regard de la vie d'un héros sans égal.

Qu'on me laisse m'engloutir dans mon mond' dual-core

Pour n'être plus que cet autre moi-même, Décimator.

 

Edgar

Publié par Edgar à 16:29:21 dans Chansons et poésies | Commentaires (0) |

Harpagonite aigüe | 18 août 2007

tirelire

 

Seul l'argent a pour moi des attraits.
J'en rêve la nuit, je suis obsédé.
En tête je n'ai bien sûr qu'une idée :
J'veux des sous
J'veux des sous
J'veux des sous.

Lorsque j'étais un petit enfant,
Les jouets m'étaient indifférents.
On m'offrait pour que je sois content
Des gros sous
Des gros sous
Des gros sous.

A vingt ans j'ai connu Aglaë.
Elle était jolie et bien roulée.
Pas de chance pour moi, elle n'avait
Pas de sous
Pas de sous
Pas de sous.

J'ai quitté Aglaë pour Ginette,
Pas sympa, pas jolie, pas bien faite,
Mais si attirante parce qu'à la tête
De plein d'sous
De plein d'sous
De plein d'sous.

A Ginette je n'ai pas fait d'enfant,
Mais j'en ai fait faire à son argent.
Je suivais de près l'accroissement
D'mes p'tits sous
D'mes p'tits sous
D'mes p'tits sous.

Je devrais, me dit-on, être heureux.
Et pourtant, il m'en faut faire l'aveu,
Je reste insatisfait car je veux
Plus de sous
Plus de sous
Plus de sous.

De ma vie jamais je n'ai donné
Quoi qu'ce soit à quiconque. Je serais
Terrassé si par malheur j'avais
Moins de sous
Moins de sous
Moins de sous.

Mais aujourd'hui la mort vient frapper
A ma porte et je suis déchiré,
Car je ne pourrai pas emporter
Tous mes sous
Mes gros sous
Mes beaux sous.

Edgar 

Publié par Edgar à 00:18:45 dans Chansons et poésies | Commentaires (2) |

Rencontre sur Internet | 22 juillet 2007

 


J'avais erré longtemps dans les couloirs du Net
Recherchant quelqu'un avec qui communiquer.
Au détour d'un forum, une Iseult apparut.
Moi, Tristan de service, aussitôt j'accourus.

Tous les soirs, impatient, j'attendais sa venue.
J'appréciais ses remarques, j'adhérais à ses vues.
Un jour, je décidai de tenter un courriel,
Elle me répondit par un message personnel.

Nous passâmes des soirées entières à discuter
Des conflits dans le monde, des mouvements pour la Paix,
Mais aussi de théâtre, cinéma et musique.
Nous étions volubiles, c'est beau l'informatique !

Il était prévisible que notre conversation
A la longue observerait moins de discrétion.
J'appris donc qu'elle menait une vie solitaire,
Je lui répondis que j'étais célibataire.

Puisque nos disques durs tournaient à l'unisson,
De parler de visu nous prîmes la décision.
J'adorai sa façon de jouer la coquette
A donner son adresse sous forme de devinette.

Parvenu à la fin du casse-tête épineux,
Je me dis qu'Internet était très facétieux
Car l'adresse indiquée était, bonté divine,
Celle de l'appartement de ma jolie voisine.

Edgar 

Publié par Edgar à 13:45:16 dans Chansons et poésies | Commentaires (12) |

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