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J'avais erré longtemps dans les couloirs du Net
Recherchant quelqu'un avec qui communiquer.
Au détour d'un forum, une Iseult apparut.
Moi, Tristan de service, aussitôt j'accourus.
Tous les soirs, impatient, j'attendais sa venue.
J'appréciais ses remarques, j'adhérais à ses vues.
Un jour, je décidai de tenter un courriel,
Elle me répondit par un message personnel.
Nous passâmes des soirées entières à discuter
Des conflits dans le monde, des mouvements pour la Paix,
Mais aussi de théâtre, cinéma et musique.
Nous étions volubiles, c'est beau l'informatique !
Il était prévisible que notre conversation
A la longue observerait moins de discrétion.
J'appris donc qu'elle menait une vie solitaire,
Je lui répondis que j'étais célibataire.
Puisque nos disques durs tournaient à l'unisson,
De parler de visu nous prîmes la décision.
J'adorai sa façon de jouer la coquette
A donner son adresse sous forme de devinette.
Parvenu à la fin du casse-tête épineux,
Je me dis qu'Internet était très facétieux
Car l'adresse indiquée était, bonté divine,
Celle de l'appartement de ma jolie voisine.
Edgar
Publié par Edgar à 13:45:16 dans Chansons et poésies | Commentaires (12) | Permaliens
Image: Ciruelo Cabral
La bataille de Crécy dont parle ce texte s'est déroulée en 1346, dans les débuts de la guerre de Cent Ans qui opposait la France et l'Angleterre pour la succession au trône de France.
Mourir à Crécy
La défaite est totale, nos rangs sont décimés.
Les plus preux, les plus braves de nos chevaliers,
Par un déluge de flèches auront été occis.
David l'a emporté sur Goliath à Crécy.
La lune éclaire l'horreur d'un massacre complet.
Pourtant jamais personne ne vit plus belle armée,
Un océan de fer, de bannières et de cris.
Elle s'en allait bouter les Anglais à Crécy.
Mon cheval agonise, sous lui ma jambe se tord,
Mon armure me pèse, la vie quitte mon corps.
A l'honneur, à mon roi, je n'aurai point failli.
Mon sang rougit déjà la colline de Crécy.
Mais peut-on espérer autre issue d'une bataille
Où pour aller plus vite, on massacre sa piétaille,
Où un roi hésitant n'est même plus obéi
De vassaux voulant être les héros de Crécy.
Où sont donc les exploits, les hauts-faits légendaires
Dont nos barons, sûrs d'eux, rêvaient encore hier?
L'arrogance du fleuron de notre chevalerie,
Son orgueil, ont conduit au désastre de Crécy.
Mon cheval agonise, sous lui ma jambe se tord,
Mon armure me pèse, la vie quitte mon corps.
A l'honneur, à mon roi, je n'aurai point failli.
Mon sang rougit déjà la colline de Crécy.
Je sais que c'est ici que va finir ma vie.
Anne, belle jouvencelle, Anne, ma douce amie,
La ruine vient de s'abattre sur notre beau pays,
C'est pour toi que je pleure en mourant à Crécy.
Edgar
Publié par Edgar à 13:43:11 dans Chansons et poésies | Commentaires (2) | Permaliens
Image:NEIMA
Superbe
Il est superbe
Quand il apparaît en smoking, élégant,
Et qu'il déclare sur un air envoûtant
Son amour à une femme au regard troublant.
Divine
Elle est divine
Quand cette chanson semble la faire rêver
Et qu'elle sourit, éclatante de beauté,
Les yeux remplis d'un amour inavoué.
Sublimes
Ils sont sublimes
Quand, synchrones et dans un ensemble parfait,
Les yeux dans les yeux, ils se mettent à danser,
Symboles de charme et de légèreté.
Quand j'ai un gros coup de cafard
Ou bien que je broie du noir,
Je me prends un ticket de rétro
Je lance une vidéo
Et, imprégné de nostalgie,
Je contemple, ébloui,
La grâce aérienne et mouvante
De deux stars des années trente
Et ils dansent
Tendrement enlacés
Unis par la complicité,
Ils dansent, ils dansent, ils dansent.
Quelques amis bien dans leur temps
Me répètent très souvent,
Que dans ces films en gris, noir et blanc,
Le rose est dominant.
Pourtant, pendant une bonne heure,
Je savoure la bonne humeur,
Les danses m'entraînent vers des rêveries
Et j'oublie tous mes soucis.
Et ils dansent
Tendrement enlacés
Unis par la complicité,
Ils dansent, ils dansent, ils dansent.
Tous deux
Ont disparu
Mais ils continuent de donner du bonheur
A ceux qui, comme moi, les aiment avec ferveur,
En tenue de soirée, dans toute leur splendeur.
Et ils dansent
Tendrement enlacés
Unis par la complicité,
Ils dansent, ils dansent, ils dansent.
Edgar
Ce texte a été mis en musique par Jean-Marie Djibedjian
Il attend un(e) interprète.
Publié par Edgar à 13:40:28 dans Chansons et poésies | Commentaires (0) | Permaliens
C'est bientôt l'été nom d'un' pipe,
Quelle allure ai-je en slip?
Vraiment pas terrible nom de nom,
J'n'ai rien d'un Apollon.
Va falloir que j'me mette au régime.
Rien qu'de l'dire, cette idée me déprime.
Moi qui aime la choucroute
Et le cassoulet maison
Et puis la pâté en croûte,
Le foie gras en médaillon,
Je vais devoir avaler
Des tonn' de crudités,
De substituts de repas,
De gélules d'ananas.
Finie la cuisine au beurre,
Cuisson rien qu'à la vapeur.
C'est bientôt l'été nom d'un chien.
De plus en plus je crains
De n'pas être prêt. Nom d'un chat,
J'n'aurai pas l'ventre plat.
Va falloir que je me mette au sport,
Que je transpire coquin de sort.
Je vais faire des abdos
Je vais faire des dorsaux.
Ah bon sang quelle corvée!
Je défaill' rien que d'y penser.
Moi mon truc c'est la télé
Affalé dans l'canapé,
Ou surfer sur Internet
A l'affût de bonn' recettes,
Ou encore lire un roman
Bref c'qui n'est pas fatigant.
Finalement j'me trouv' pas si mal,
Peut-être juste un peu pâle.
Le look minceur body-buildeur
A beau faire fureur,
Pourquoi donc serait-il malvenu
D'accepter d'être un p'tit gars dodu?
Les tablettes de chocolat
Je préfère les manger,
Après tout, ça n'regarde que moi,
Plutôt qu'de les forger.
Sacré nom de nom d'une pipe en bois,
Après tout ça n'regarde que moi.
Edgar
Publié par Edgar à 13:36:03 dans Chansons et poésies | Commentaires (3) | Permaliens
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