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Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?

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Stella | 25 novembre 2008

Lundi aprème, chez les parents, ennui. Z'yeutage de films passant au cinoche, ça fait longtemps...

Oh, tiens, celui-là a l'air pas mal... La madre est prête à m'accompagner pour une fois en plus, alors let's go! 

 

 

Blabla d'Allociné

 

1977. Stella entre en sixième, dans un grand lycée parisien.
Stella entre dans le monde...
Un nouveau monde, à l'opposé de celui qu'elle connaît.
Presque un miracle.
Elle, elle vit dans un café, un café d'ouvrier, à la frontière de Paris.
Cette rentrée va changer sa vie.

 

 Années 70, donc. Variétoche, paillettes, boule à facette.

Un peu de brillant dans une vie toute simple, dans un café d'ouvriers, dans une capitale grise.

Comme dans la vie, quoi.

 

Stella ( Léora Barbara, minois et talent à suivre) a été parachutée, donc, dans un collège de "petits bourges". Elle cherche sa place... Elle, la "pauvresse" des quartiers populaires, élevée aux films de Delon et de musique de Sheila. Elle qui n'a jamais lu Balzac, Cocteau, Duras et les autres. Elle qui s'habille avec les moyens du bord, les fripes données, chinées au marché. Elle, la fille d'un ptit café, d'une mère un peu à l'ouest, d'un père Ch'timi (Biolay étonnant), et amie avec une gueule cassée "au nom comme un prénom", Alain Bernard, habitué du bistrot et des traquenards (Guillaume Depardieu... pas de mots pour décrire sa prestation, mais bien, vraiment bien).

 Mais elle va essayer de s'adapter. Un peu contre son gré, un peu contre son caractère. Beaucoup pour faire plaisir à ses parents et montrer qu'elle a de la valeur, autant que les autres. Grâce aussi à son amitié avec une gosse un peu riche, Gladys, (Mélissa Rodrigues, repérée comme la terreur d'une centre aéré, jouant une fille studieuse... elle a + d'un tour dans son sac...), qui ne verra en Stella que sa spontanéité, sa gentillesse cachée, sa drolerie et son effronterie. Pas sa "pauvreté populaire" ou culturelle.

 

 

Comme le disait je ne sais plus quel magazine de ciné, "ça sent l'autobiographie".

Les portraits esquissés, brossés à coups de ricard et de demi pression sont vrais, réalistes.

La caméra filme au niveau de Stella. Les adultes sont grands, impressionnants. On a, malgré tout, un sentiment d'admiration face à eux, parce qu'ils sont grands, justement. On admire souvent les plus grands.

 

 Le film est truffé de clins d'oeils que tout stephanois appréciera. Des chansons de Lavilliers, ici et là, encourageant Stella à se battre, au sens propre comme au sens figuré.

Un match des Verts, à la télévision, suivi par tout le café scandant l'hymne stephanois, l'hymne de ces fils d'ouvriers et de mineurs. Populaires.

 

 

Un beau film, qui rappelle des souvenirs, et qui rappelle qu'être enfant, au milieu de grands, ce n'est pas toujours facile.

 

Publié par Lujena à 10:11:53 dans à VOIR | Commentaires (8) |

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