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Sous l'assaut de courants intellectuels réactionnaires, l'Europe - comme les Etats-Unis - connaît aujourd'hui la mise en œuvre d'une véritable Société de contrôle dont les signes premiers apparaissent à travers l'organisation du tri et du classement de l'Humain.
Identification et classement apparaissent sous des formes les plus élaborées - fichiers, puces, enregistrements vidéos, fichiers ADN, contrôles des communications - font appel à la plus haute technologie et ce à une échelle insoupçonnée.
On annonce déjà des modalités de ce tri de l'Humain à partir de critères tout contestables : biologique, psychologique.
Ce tri s'accompagne bien sûr d'une régulation spatiale - on ouvre des camps - et de régulation temporelle - la « rétention de sûreté » permet l'enfermement à vie.
La peur de l'autre devient le ciment de ce basculement qui entraîne un véritablement bouleversement politique.
Tous les pans de l'activité humaine sont concernés : une immense entreprise de régulation tente ainsi de s'imposer.
Nous assistons alors impuissant à l'élaboration de règles visant à organiser le « Parc humain » - pour reprendre l'expression du philosophe allemand Peter Sloterdijk - aux conséquences immenses.
L'ère industrielle a produit Auschwitz.
Que produira la nouvelle ère de contrôle bio-technologique ?
La mise en œuvre de cette société de contrôle - annoncée par Michel Foucault - a déjà ses cobayes tout désignés - d'abord le faible.
Et le faible, c'est aujourd'hui cet autre, l'immigré, l'étranger.
Ainsi, les modalités de tri que nous imposons - et qui font injure à deux siècles d'émancipation de l'Homme portée par la pensée des Lumières - ne sont que la phase première de ce contrôle généralisé.
Aussi, pouvons-nous remarquer que ce glissement général n'est pas à proprement parlé un glissement « xénophobe » mais bel et bien un glissement anti-humaniste.
Nous sommes - à très court terme - tous visés.
Ne sommes-nous pas d'ailleurs d'ores et déjà cernés par un maillage technologique inquiétant ?
Ne manque plus que le basculement collectif.
Or, si le contrôle par l'Etat est une garantie de l'ordre, en revanche,
Publié par Asulon à 10:05:16 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
C'est un lieu commun de dire que nous vivons dans un village mondial. On perçoit moins bien que la mondialisation s'effectue par étapes. Nous en sommes à la deuxième étape : l'âge de la mobilité.
Durant la première étape, avec la libération des flux de capitaux et de biens, les bienfaits de la mondialisation allaient essentiellement au monde développé et à ses principaux partenaires commerciaux, entre autres le Brésil,
Publié par Asulon à 18:41:26 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
« L'Asile à la lumière d'une pratique de l'Etat » Jean-Luc Pujo
article paru dans la revue "Le Croquant" N°51-52 - Hivers 2006.
Lire le texte : http://www.asulon.eu/textes.html
Publié par Asulon à 16:42:37 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
Les politiques d'asile et d'immigration menées en France durant les cinq dernières années ont
généré des dysfonctionnements généralisés.
Dénoncées - dans une unanimité à saluer - par l'ensemble du monde associatif, cette
politique a entraîné des drames humains considérables souvent mésestimés.
Il n'est pas même jusqu'aux Eglises - catholiques et protestantes - qui ne se soient
mobilisées.
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Publié par Asulon à 15:00:32 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
La journée internationale du Réfugié - instaurée le 4 décembre 2000 par une résolution de
l'assemblée générale des Nations unies - a pour but de rappeler le rôle exceptionnel du HCR
dans la promotion des valeurs des Nations Unies précise la résolution N°55176.
Pour le secrétaire Général des Nations Unies, cette célébration doit permettre de prendre
conscience « qu'un jour, n'importe lequel d'entre nous peut être contraint de frapper à la porte
d'un autre pour demander secours ». Ruud Lubbers, ancien haut commissaire aux réfugiés
rappelle quant à lui que « les réfugiés ne sont pas seulement les bénéficiaires de l'aide
humanitaire. Ils sont également des contributeurs potentiels aux développements de leur pays
d'accueil comme de leur pays d'origine une fois rentrés chez eux. »
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Publié par Asulon à 14:58:30 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
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