Il y a des gens. Pleins. Promos de 132.
Des cours en Amphithéâtre. Des bancs en bois qui font mal au derrière.
Et qui claquent lorsque tout le monde se lève.
Des grands tableaux noirs qui pivotent.
Une cafétéria.
Un resto-U.
Une bibliothèque.
Des profs. Petits. Grands. Blond. Bruns. Jeunes. Agés. Pleins. Plusieurs.
Des Travaux dirigés. Des Travaux pratiques.
Des bosseurs. Des pipelettes.
Des bus. Qu'on loupe des fois.
De l'auto-stop. Que l'on fait alors parfois.
Quelques fous rires. Déjà.
Des envies. De sport. De permis. Des ambitions aussi.
Pas (encore) de soirées étudiantes. De boissons. Et autres. Folies de jeunesse.
Une chambre. Un 12m². Trois colocataires. Trois garçons. Un micro onde. Un frigo.
Une douche. Une toilette.
De la solitude. Des pleurs. De la peur. Du stress. De l'angoisse. Des angoisses.
Du boulot à faire.
Des dates de partiels déjà données.
Et puis. Là. Tout au fond. Un manque d'eux.
De ce lycée d'un an. Et pourtant de toujours.
De ces gens connus si peu. Et qui m'ont vu renaître. Sans même le savoir.
De ces profs. Aussi hargneux et insupportables soient-ils.
Manque de ce métro aérien. De ces escaliers si raides pour en sortir.
Manque d'elle. Et d'elles. Et de lui. Et d'eux.
Ma vie d'étudiante a commencé. Ca change en fait si peu.
Mais finalement, ça change tout.
Nous ne sommes plus couvés. Et c'est ce qui reste sans doute le plus effrayant.
Et ce doute constant de savoir si cette voie est la bonne. Il y avait pourtant tant de choix.
Pourquoi ne pas être aller ailleurs ? Alors on se demande.
Et on ne saura sans doute jamais.
Et puis manque. Et envie. De vacances. Et de breton(s). Encore et toujours.
Elle ne me lâchera pas cette obsession là.
Ça non.
Mais il va (malheureusement) falloir attendre. Plusieurs mois. Pour pouvoir s'évader à nouveau.
Cheveux aux vents. Sourire aux lèvres. Cerveau sur pause.
Attendre. Tenir. Etre patiente. Lutter. Sourire.
Et avancer.
Publié par Jaya à 11:13:16 dans Trame | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Jaya à 22:21:35 dans Trame | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y'est. Boulot touche à sa fin.
Je raconterai ça. Si je survie.
Publié par Jaya à 18:30:32 dans Trame | Commentaires (0) | Permaliens
Bande son : Rose - A l'envers.
J'ai toujours rêvé de m'inventer. De dire aux gens que j'étais quelqu'un. Qu'en fait je n'étais pas.
Cette année. Ironie du sort. Le destin a fait que. J'ai du. En quelque sorte. Faire de moi quelqu'un autre.
Renier les dernières années. M'inventer un passé. Je viens de tel endroit.
Ca aurait pu (et dû) s'arrêter là.
Mais. Je me suis prêtée au jeu. Un peu trop.
Et ma vie devint mensonges.
Envers certaines personnes. Ca passe. Je ne les reverrai pas de toute façon.
Mais voilà. Pour d'autres. Les mensonges font plus mal. Et doivent encore rester secrets.
Au risque de les perdre.
Alors. Pour certains amis. Comme ceux rencontrés cette année. Je ne suis qu'une toile de bobards.
Bribes de mon imposture.
Mon célibat. Est en fait un couple. Je suis avec un Lui. Depuis deux ans.
Rencontré dans mon lycée imaginaire. C'est une relation compliquée.
Vais chez lui quand déprime il y a. Quand envie de sexe il y a.
Mes week-ends thérapie. Sont en fait des week-ends méga-fiesta. Entre potes.
Mes journées de glande déprimantes. Sont en fait des journées de délires. Entre amis.
Et tant d'autres.
Je ne suis que fantôme. Faux de tout et de partout. Je suis à vomir.
Je pu le mensonge.
Et j'ose. Encore. Les regarder en face. Leur sourire. Et leur parler.
Publié par Jaya à 15:53:19 dans Trame | Commentaires (0) | Permaliens
Bande son : Les Fatals Picards - L'Amour à la Française.
Quinze jours. Une éternité passée en un clin d'oeil.
Des fous rires. De l'air. Du vent dans les cheveux. Dans les poumons.
Des disputes. Boudage. Envie de rentrer. Vite premier train pour la capitale.
Réconciliation. Rester là. Pour la vie. Nous deux. Inséparables et folles alliées. On s'aime.
10h. Debout.
12h. A la douche.
13h. Sur la plage.
La plage. Première fois en maillot depuis cinq ans. C'est dur la plage. Les regards. Les formes. Les filles. Les femmes. Belles. Bien plus belles. Les hommes. Musclés. Qui dévisagent. Se sentir touché. Dans son intimité. Son soit.
Dur. J'ai surpassé.
Baignade. Fraîche. Mais enivrante.
15h. BN. En guise de déjeuné.
18h. Douche. Pour enlever le sable. Et la crème solaire. Maquillage.
20h. Sur la plage. A admirer la mer. Le soleil qui se couche. Les jeunes. A la guitare. Autour du feu.
23h. Tente.
Et puis y'a des soirs comme ça. Où rien n'est pareil. Où l'on se sent dans un rêve. Eveillé.
"Il est là. Derrière. Je crois qu'c'est lui" "Arêtes, c'est la douzième fois de la journée que tu m'sort ça". Sauf que cette fois. C'était la bonne.
Il se tient là. Debout. Dans la nuit. Moi et Elle. Sur la plage. A le regarder. Il s'en va. Elle l'appelle. Mon coeur sort de ma poitrine. Il se retourne. Avance vers nous.
Il n'a pas changé. Je l'ai rencontré il y a six mois. Un soir. Sur une plage de St Malo. Il m'a fait fondre le coeur. Mystérieusement.
Il reviendra. Le lendemain. Et le surlendemain. On sortira. Boire un verre. Fiare un billard. Rire. Il est beau. Tout le temps. Le moindre de ses gestes le rend irrésistible. Mais il rit avec elle aussi. Ca me fend le coeur. Quelle conne. Comment je pourrai imaginer. Que lui. Et moi.
Il dort dans la tente. Avec nous. Epique.
10h. Il doit partir. Bise. Nous sommes jeudi matin.
Vendredi. J'apprends qu'il est parti. A son festival à la con. Je prie pour qu'il ait mauvais temps.
Dimanche. Nous partons. Deux jours ailleurs. Mardi. Le camping nous manque. Départ vers une autre région de la côte.
Plantage de tente. Plage nous revoilà.
Texto. J'ai l'air de lui manquer. Il est fou. Ou je rêve.
Jeudi. Il passe me nous voir. Verre. Blabla.
Samedi. 16h05. J'attends sur le quai. Encore une fois. C'est drôle. J'ai vécu ça. Déjà. Six mois plus tôt.
Elle me regarde. Sait à quoi je pense. Mais ne dit rien. Il ne viendra pas. On le sait. Elle. Et moi aussi. Mais l'espoir fait vivre parait-il.
16h13. Le train quitte la gare. Regard dans le vide. Je ne veux pas revoir Paris.
20h00. Montparnasse nous voilà. Papa est là. Je la quitte.
Boule dans la gorge. Pleurs en silence sur le chemin du retour.
1h00. Texto "bien rentré?" Je ne lui répondrais pas. Petit coeur ne supporte pas.
Bref. Pourquoi mon résumé tourne autour de lui?
Mes vacances étaient belles. Douces. Et belles. Aérantes. Légères.
Mais elles sont finies.
Publié par Jaya à 11:16:17 dans Trame | Commentaires (0) | Permaliens