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Passe-Passe

.Notre vie est un roman qui s'écrit tout seul. Nous sommes les personnages et nous ne comprennons pas toujours bien ce que veut l'auteur. [GREEN]

.Take It All Away. Cake. | 06 octobre 2007


(.Parcqu'elle ne me sort plus de la tête.)

You keep pushing me away
In spite of what you say
I found out yesterday
That I've been wasting all my time
Trying to make you smile
Trying to make this seem worth...

While you've been pushing me around
In spite of what I do
Trying to make things good for...
You take your economy car and your suitcase
Take your psycho little dogs
Take it all away

You've been racing through my mind
You're picking up in speed
You're driving recklessly
It's like a car crash happening on my street
Broken bodies at my feet
And sirens on the way
They're too late
'Cause nobody's going to save us
We're a rubbernecker's dream
We're burning gasoline

Go take your economy car and your suitcase
Take your psycho little dogs
Take it all away

And go
Go ahead and destroy this
Better come with an army
Are you feeling feeling okay baby?

Take your economy car and your suitcase
Take your psycho little dogs
Take it all away.

Publié par Jaya à 21:42:06 dans Trame | Commentaires (0) |

.Je ne suis jamais bien seule.. avec ma solitude. | 06 octobre 2007


Bande son
: Sophie Zelmani - People.


J'ai été au lycée ce matin. A mon « ancien » lycée, récupérer mon diplôme du baccalauréat.


Je suis partie de chez moi à 10h14.
J'ai mis Rose et les Cardigans dans mes oreilles et j'ai attendu le train sur le quai.
Je frissonnais.
Il n'y avait pas grand monde, et le peu de gens qui étaient là étaient tout seul.
Le train est entré en gare.
Je suis montée, me suis terrée dans un coin, contre une fenêtre.
Dans le carré d'à côté, il y avait un monsieur, plutôt jeune, avec ses deux enfants sur les genoux, ils m'ont fait sourire.
J'ai sorti mon livre. Et me suis plongée dedans.
De temps en temps, je relevais la tête pour voir qui montait et qui descendait.
Et puis le train est arrivée gare du nord. 10h30.

Je suis descendu dans la gare.
Et j'ai repris Ce chemin. Ce chemin pris et repris pendant un an.
Les jours de froid, de soleil, de pluie, de tristesse ou de joie.
Ce chemin pas empreinté depuis près de trois mois.
Ca fait tout drôle, on retrouve les même pas, les même couloirs, le même portique où passer sa carte, les même escalators. Le même quai de métro, et les même pigeons dessus.
J'ai regardé le panneau qui affiche le temps d'attentes pour le prochain métro, il disait « 3 minutes ».
J'ai attendu, au bout du quai, comme à l'habitude, je me suis sentie toute drôle là.
Je me suis souvenue.

Le métro est arrivé, et je suis montée.

J'ai regardé la gare du nord, puis l'hôpital Lariboisière défiler.
Après il y a eu Tati.
Et le métro est rentré sous la terre.
Alors je me suis vue, dans les vitres des portes, j'avais un air triste, avec ma frange, mon écharpe et mes écouteurs. Je ne me suis trouvée ni jolie ni laide. Je me suis vu, c'est tout.
Un monsieur s'est levé pour descendre, alors je me suis assise à sa place, sur un strapontin.
Je me suis mise du baume à lèvre.
Arrivée Place de Clichy, je me suis levée, et je suis descendue, j'ai passé les portiques, et remonté Ces marches.
J'y étais.

J'ai marché, revu le grand cinéma, et le MacDo en face.
J'ai traversé alors que le ptit bonhomme était rouge.
Il n'y avait personne devant les grandes portes en fer.
J'ai poussé une porte, et enlevé en même temps mes écouteurs. Je me suis avancé dans le hall, et j'ai dit au gardien
« Bonjour, c'est pour mon diplôme du bac »
« Oui, vous savez où s'est ? »
« Oui, oui, c'est bon »,
« Très bien, je vous ouvre ».
Il a appuyé sur un bouton, et je suis rentrée dans le grand hall qui donne sur la cour.

Et là, au loin, je les ai aperçu, ils étaient tous les deux. Un ami, et une amie.
Ils m'ont vu, et m'ont sourit.
Une espèce d'immense chaleur m'a alors parcouru tout le corps, et je leur ai souri en retour.
J'ai marché jusque dans la cour.
Et Elle à ouvert les bras en grands. Alors j'ai sourit encore plus.
Arrivée à leur hauteur, je me sentais toute chose, ne savais pas trop quoi dire.
On s'est fait la bise et on a discuté.
C'était drôle d'être là, tous les trois. Au milieu de cette cours vide que l'on connait si bien.
J'ai été cherché mon diplôme.
On est ressorti ensemble.
On s'est refait la bise et dit « à bientôt, bon courage. »

Et avec un (gros) pincement au cœur, je me suis ré-engouffrée seule dans la bouche du métro.
J'ai pensé à eux sur le chemin du retour. A eux qui étaient là, et à eux qui n'y étaient pas.
J'ai pensé qu'ils me manquaient tous. Leur voix, leurs mimiques, leurs attitudes. Que même ceux que je supportai pas me manquaient.

J'ai repris le train gare du nord et je me suis alors sentie seule. Très seule.
Comme si je prenais conscience que la vie, ça n'était que ça.
Etre seule, rencontrer des gens. Et continuer à vivre, en ne les voyant plus. En les oubliant parfois.
Et tout ça en étant juste tout seul.
Alors j'ai ressorti mon livre, parcque ça ma foutu le cafard de penser à ça.

Publié par Jaya à 14:15:38 dans Trame | Commentaires (0) |

132. Nouveauté. Et nostalgie. | 16 septembre 2007

 

Il y a des gens. Pleins. Promos de 132.

Des cours en Amphithéâtre. Des bancs en bois qui font mal au derrière.
Et qui claquent lorsque tout le monde se lève.
Des grands tableaux noirs qui pivotent.

 

Une cafétéria.

Un resto-U.

Une bibliothèque.

 

Des profs. Petits. Grands. Blond. Bruns. Jeunes. Agés. Pleins. Plusieurs.

Des Travaux dirigés. Des Travaux pratiques.

 

Des bosseurs. Des pipelettes.

 

Des bus. Qu'on loupe des fois.

De l'auto-stop. Que l'on fait alors parfois.

Quelques fous rires. Déjà.

 

Des envies. De sport. De permis. Des ambitions aussi.

 

Pas (encore) de soirées étudiantes. De boissons. Et autres. Folies de jeunesse.

 

Une chambre. Un 12m². Trois colocataires. Trois garçons. Un micro onde. Un frigo.

Une douche. Une toilette.

 

De la solitude. Des pleurs. De la peur. Du stress. De l'angoisse. Des angoisses.

 

Du boulot à faire.

Des dates de partiels déjà données.

 

Et puis. Là. Tout au fond. Un manque d'eux.

De ce lycée d'un an. Et pourtant de toujours.

De ces gens connus si peu. Et qui m'ont vu renaître. Sans même le savoir.

De ces profs. Aussi hargneux et insupportables soient-ils.

 

Manque de ce métro aérien. De ces escaliers si raides pour en sortir.

Manque d'elle. Et d'elles. Et de lui. Et d'eux.

 

Ma vie d'étudiante a commencé. Ca change en fait si peu.

Mais finalement, ça change tout.

Nous ne sommes plus couvés. Et c'est ce qui reste sans doute le plus effrayant.

Et ce doute constant de savoir si cette voie est la bonne. Il y avait pourtant tant de choix.
Pourquoi ne pas être aller ailleurs ? Alors on se demande.
Et on ne saura sans doute jamais.

 

Et puis manque. Et envie. De vacances. Et de breton(s). Encore et toujours.
Elle ne me lâchera pas cette obsession là.
Ça non.

Mais il va (malheureusement) falloir attendre. Plusieurs mois. Pour pouvoir s'évader à nouveau.

Cheveux aux vents. Sourire aux lèvres. Cerveau sur pause.

 

Attendre. Tenir. Etre patiente. Lutter. Sourire.

Et avancer.

Publié par Jaya à 11:13:16 dans Trame | Commentaires (3) |

Il était une fois. | 28 août 2007


Bande son
: Raphaël & Luz Casal - En un siglo veras.


Une grande maison. A la campagne. Non, en Bretagne.

Un bel appart'. Dans le Marais.

Un homme. Brun. Frisé. Ou châtain. Class. Beau dedans. Et dehors. Tendre. Là.

Un. Deux. Trois enfants.
Une modèle. Un dissipé. Une chouchoute.
Une commerciale. Un artiste. Une ingénieure.

Un chat. Deux lapins. Un cheval.

Lui. Cadre supérieur. Pleins de tunes.
Moi. Dans mon labo. A élucider les meurtres. Salaire de merde. Mais heureuse.

Une psy. Vu de temps à autre. Pour vider. Cœur et âme. Et oublier.

Des souries. Sur toutes les bouches.
Des vacances. Au ski. A la mer. A la campagne.

Pas de filles anorexiques. Ni boulimiques. Pas de folles.
Pas de drogués. Pas de violents.

Pas de peines. Pas de douleurs. Pas de souffrances. Pas de morts.

En bref, mon avenir n'est qu'une triste Utopie.

Youpi.

 

 

Publié par Jaya à 19:38:48 dans Au loin | Commentaires (0) |

Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq. Zéro. Histoires de coeur. | 20 août 2007


Bande son
: Aaron - Le Tunnel d'Or.


Tout d'abord. Il y eu lui. T.
Le premier qui a obsédé plus d'un mois. Le premier dont je me souvienne.
En sixième. Il m'a fait rougir.
En cinquième. Il m'a dit jolie. Le premier.
J'ai pensé à lui jour et nuit. On jouait ensemble. Il me laisser gagner.
Puis. Il a déménagé. Loin.


Ensuite. En quatrième. Il y eu un autre T.
Han. Beau comme un dieu. J'en étais folle.
Là je suis partie. Quelques temps chez les fous. Alors ma tête s'est vidée.
Pendant quelques années.

Revenue à la surface quelques temps en seconde. Il était toujours là.
Plus grand. Et plus beau.
C'est là qu'il m'a dit. Il m'a dit que c'était réciproque.
Comme je me souviendrais. De ses longues soirées MSNiennes.
A hurler. Taper plus vite que mon ombre.
Et. D'un coup. Me revoilà partie. Chez d'autres fous.
Et Tête qui se vide à nouveau.


Après. Reprise d'air un an et demi plus tard. P était là. Plus qu'un dieu celui là.
Alors. Première. Vraie histoire.
Avec baisers langoureux. Et confidences sur les sofas.
Un amour.
Mais vint alors mon époque. Où la mort m'obsédait plus que mon Lui.
Alors je l'ai jeté. Comme ça. Sans explication.
Salope. Comme par habitude.
Il s'est accroché. Le pauvre.
J'ai piétiné son cœur je crois. Pour pouvoir arrêter le mien.
Une fois l'épisode suicidaire passé La tête s'éclaircie. Lui était plus ou moins parti.
Mais de toute manière. Le revoir était trop douloureux.


Il y eu alors. Un autre. T.
Ce fut alors la plus obsédante. De toutes les obsessions.
Peut-être parcque Tête était fin prête. Reposée. Apaisée.
Longues soirées MSNiennes également.
RER ensemble. Matin. Et soir.
Je le voyais le jour. Rêvais de lui la nuit.
Neuf mois. De rêves. De pleurs. De yeux doux. De rires forcés. De papillonnages au ventre. D'espérance.
De désespoir.
Et puis. Une sortie. Cinéma. Verre. Un texto.
Et l'écroulement.
Il n'allait rien se passer. Jamais. Réveille toi petite sotte.
Le poignard est resté là. Des mois. A ne penser qu'à lui. A prier pour pouvoir l'oublier.
Mais tellement je souhaitais qu'il soit là. Que j'ai fait croire à d'autre qu'il existait vraiment.


Près d'un an après le Cinéma. D était là.
Un soir. Le long de la plage. Moi. Et une amie. Lui. Et des amis.
Au début. Il n'était q'un parmi les autres.
Et puis. Il est devenu Un avec d'autres.
Douloureux retour dans la capitale.
Oh.
Obsession. Folle la fille. Déniche son numéro.
Le revoit. Six mois plus tard. Toujours là. Toujours aussi inatteignable. Mystérieux. Beau.
Moi. Toujours aussi petite. Laide. Grosse. Mal. Invisible.
Retour. Dur. Toujours.
Voilà. Et maintenant.
Toujours dans ma tête. Toujours le cœur qui s'émiette. En pensant à lui.



Il est où? Le prochain? Qui me déchaînera de l'actuel? Me fera souhaiter un futur?
Et l'autre? Celui qui me sortira de ma folie?
Chut. Il n'existe pas chérie.

 

Publié par Jaya à 22:21:35 dans Trame | Commentaires (0) |

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