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Dans la foret lointaine...

Journal d'une jeune étudiante païenne, écolo et parfois un brin tordue.

Déodorants, antitranspirants and Cie. | 06 juillet 2007


Du danger de l'aluminium
Présents en particulier dans les antitranspirants -certains en contiennent jusqu'à 25%- les chlorures d'aluminium seraient, même si peu d'études ont été publiées à ce jour, particulièrement dangereux pour l'homme.
Il y a plusieurs années déjà, une étude américaine a démontré que l'application quotidienne d'aluminium, pendant au moins six mois, sur des personnes souffrant d'une transpiration excessive, provoquait une dégradation des glandes sudoripares, même celles qui n'ont pas été en contact avec le produit. Cette étude a été corroborée par une étude menée en 1999 par le professeur Edmond Creppy, chef du laboratoire de toxicologie et d'hygiène appliquée de la faculté de pharmacie de Bordeaux et le seul chercheur sur le sujet en France.
L'étude consistait à appliquer du chlorure d'aluminium sur le dos rasé de plusieurs souris, pendant environ deux mois. A l'issue de cette période, la quantité d'aluminium dans le cerveau des souris avait augmenté de manière significative. "Ce dont on est sûr, c'est que l'aluminium traverse la barrière cutanée, comme de nombreux autres métaux. Plus récemment, on a aussi découvert que l'aluminium traversait la barrière placentaire puisqu'il a été retrouvé en grande quantité dans les organes des foetus de souris dont la mère avait reçu de l'aluminium sur la peau. Les dangers d'une utilisation prolongée de l'aluminium sont réels. On pense notamment à des lésions du système nerveux central et à des dégénérescences de plusieurs types", s'inquiète le Pr Edmont Creppy (extrait du magasine Quelle Santé).

Le principe même des antitranspirants dangereux pour notre santé
A moins d'une occasion particulière, je vous conseille de réduire la quantité de déodorant que vous utilisez et de ne plus user du tout d'antitranspirant. En effet, la transpiration permet l'élimination des toxines, et les glandes lymphatiques des aisselles sont liées à nos seins. Si l'on bloque le flux de transpiration naturelle, on empêche notre corps d'éliminer les toxines, ce qui favorise l'accumulation de toxines dans nos seins, augmentant ainsi le risque de cancer, étant donné que la plupart des cancers du sein sont susceptibles de se développer dans cette région supérieure du sein.

Les alternatives
Je connaissais déjà le danger que peut représenter l'utilisation de déo et d'antitranspirant grâce à mon père, qui m'a tout appris sur l'art de prendre autrement soin de soi et de sa santé. Jusqu'à aujourd'hui, je n'utilisais pas de déo en hiver, j'ai la chance d'être une "petite transpireuse" donc en cette saison là je n'en ai pas vraiment besoin. Dès qu'il recommence à faire chaud, j'achète des déo naturels en magasin bio, ils me permettent de rester fraîche toute la journée sans bloquer le travail des glandes sudoripares ni intoxiquer mon organisme avec les ingrédients chimiques contenus dans les déos "habituels". Quant à ma mère, elle, elle utilise la très efficace (vraie) pierre d'alun, qui contient des sels d'ammonium et pas d'aluminium. Cette petite merveille ne bloque pas la transpiration (donc ne permet pas l'accumulation de toxine dans le corps) mais détruit les bactéries à l'origine de la mauvaise odeur de la transpiration, et tout ça, sans aucun produit chimique! Etant de plus en plus attirée par la fabrication de mes propres cosmetos naturels, je suis déjà tombée sur des recette de déos maisons, mais je les ayant pas encore essayé, je préfères les tester avant de vous en donner la recette.

A venir: un article sur les produits chimiques contenus dans les déos "habituels".

 

Publié par Isaïàenchemin à 15:13:40 dans Être Femme | Commentaires (2) |

Le conte de Regula | 03 juin 2007

J'ai trouvé interessant d'introduire cette partie consacrée à la Femme et à la feminitude par ce conte sur les menstruations . Peu de femmes acceptent leurs régles avec "joie" et beaucoup les considérent encore comme quelque chose de sale et/ou de honteux,  et c'est encore un sujet tabou dont certains hommes se servent pour rire ouvertement des femmes, des differentes phases de leur cycle et des changements que ça entraine dans leur état d'esprit. Pourtant, les régles sont primordiales dans notre decouverte de notre Feminin Sacré et c'est un maginfique cadeau que nous fait la Déesse chaque mois. Bonne lecture...

Régula est un drôle de phénomène, avec un caractère imprévisible. Je dirai même lunatique.
Elle menait une vie très curieuse ; quatre à cinq jours par mois à peine, elle se montrait au grand jour, avec hésitation ou parfois de façon intempestive, et d'autres fois encore de façon abondante- ce qui serait le mot le plus juste.
Le reste du mois Régula ne se manifestait pas. Rien. Pas un signe de vie. Le silence le plus complet. Elle restait à l'intérieur.
Régula avait tout entendu sur elle. On la traitait avec beaucoup de mépris, de honte... Le comportement des autres, des femmes en particulier, était ambivalent.
On se souhaitait pas réellement sa venue et on s'inquétait ou on se réjouissait fort dans certains cas de son absence.
Vous l'avez deviné, la vie de Régula était un vrai casse-tête. D'abord sa naissance. Elle arrivait sans prévenir, un dimanche ou un lundi, n'importe quel jour, à n'importe quelle heure. Et quand elle surgissait pour la première fois, il y avait beaucoup d'émotion chez la petite fille qui l'accueillait. Car Régula ne naissait que chez les petites filles dont l'âge variait entre onze ans et parfois seize, dix-sept ans.
Je vous l'ai dit. Elle arrivait sans crier gare, s'installait, se répandait durant trois, quatre, cinq jours. Sa couleur préférée était le rouge- rouge sang- pour tout dire.
Autrefois on l'accueillait dans des serviettes. A cette époque là, elle avait de la place.
Aujourd'hui, la plupart des femmes tentèrent de coincer Régula avec des petits tampons qui la comprimaient, la compressaient et l'absorbaient tout à la fois.
Je peux vous dire, elle aurait aimé couler librement sans retenue, au grand air. Régula ne comprenait ni le mystère, ni la honte, ni les sentiments très contradictoires qui l'entouraient.
Elle aurait aimé être acceptée pour ce qu'elle était, une honnête travailleuse, faisant ou accomplissant son boulot de nettoyage avec courage, ponctualité et rigueur. Régula savait son rôle essentiel à la vie des femmes.
La plupart lui devaient beaucoup sans le savoir, bon sang.
Régula aurait mérité d'avoir une fête... un témoignage de reconnaissance qui montre enfin au grand jour le rôle essentiel qui était le sien.
A la fin de sa vie, quand Régula disparaissait définitivement, beaucoup de femmes se disaient soulagées, et plus encore disaient la regretter. Le rêve de Régula aurait été de trouver un corps de femme qui l'accueille inconditionnellement, sans réticence, sans cachotterie, sans ambiguïté.
Oh ! Ne croyez pas qu'elle ait espéré un jour être aimée, cela, elle n'avait jamais pu se l'avouer, au plus profond de son silence, au plus secret de sa détresse.
Si vous m'avez vraiment entendu, vous devez entendre que l'existence de Régula est le symbole de la solitude la plus poignante, celle de ne pas avoir donné la vie.
Quand une femme porte la vie en elle, Régula disparaît pour de longs mois sans hésiter, sans revendiquer, elle se cache alors derrière la Voie lactée. Quand elle revient triomphalement et que le cycle de sa propre existence reprend, elle bouillonne d'impatience d'être respectée, reconnue et pourquoi pas glorifiée !
J'aimerais pour ma part que Régula soit appelée par un nom personnalisé. J'inviterais chaque petite fille, dans les trois mois qui suivent son arrivée au monde, à lui donner un prénom, un petit nom familier qui l'identifie comme un personnage important, unique et respectable.
Je connais une petite fille qui disait : « Thérèse est revenue » ou encore « Thérèse ne va pas tarder ». Il y avait beaucoup d'affection entre Thérèse et elle ! Car le dévouement de Régula sera sans limites durant quarante ans de la vie d'une femme.
Ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que Régula est un véritable baromètre pour les états d'âme. Elle est capable de faire mal, très mal au ventre le jour de son retour, quand elle sent que la femme qui la porte se vit mal comme femme ou s'accepte difficilement dans sa féminitude. Elle est comme ça , Régula.


Par Jacques Salomé

Publié par Isaïàenchemin à 17:43:37 dans Être Femme | Commentaires (0) |

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