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Laissez-vous entraîner par ce lieu de songes, de poésies et de réflexions personnelles... Le tout mélangé d'une pointe d'ironie et de gourmandise...

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Sons français | 29 juin 2008

Bon, je vous préviens tout de suite : je suis allée manger au restaurant chinois ce soir et entre l'apéritif, le vin à table et le saké cul sec, je vous laisse imaginer l'état dans lequel je suis actuellement. Il n'est donc pas impossible que mon message soit sans queue ni tête malgré mes efforts.

Il y a peu de temps, j'ai entendu une chanson composée uniquement avec des rimes en "on". Assez amusante la chanson. Mon esprit galopait en me couchant ce soir-là et j'essayais de trouver des rimes en "on". Pas évident. C'est là que je me suis aperçue que le son "on", ou plutôt la voyelle "on" car en phonétique, les voyelles ne s'arrêtent pas à "a", "e", "i", "o" et "u" : il faut aussi prendre en compte toutes les voyelles que nous entendons à l'oral comme "on", "in", "un", "an", "é", "è","oeu", "ou", "eu" (je n'ai jamais compris la différence entre ce phonème comme dans "bleu" et le phonème "e" comme dans "petit" mais il parait qu'il y en a une) . J'espère que je n'oublie aucune voyelle. Je me suis donc amusée à associer toutes les voyelles orales à toutes les consonnes orales (pas seulement celles de l'alphabet).

Voilà ce que ça donne avec la voyelle "on" par exemple :

b => bon
c => con, vulgaire certes mais le terme existe
ch => chon, ça ne marche pas cette fois-là
d => don
f => fond
g => gond
j => jonc
l => long
m => mon
n => non
p => pont
r => rond
s => son
t => ton
v => vont
x => xon, ça ne marche pas
z => zon, ça ne marche pas non plus

Voyons voir avec les demi-consonnes (ou demi-voyelles)

y => yon (prononcer comme "yeux") ça ne marche pas
w => won là non plus ça ne marche pas

Nous pouvons donc constater qu'à partir du même phonème "on", on peut constituer plusieurs mots en l'associant aux consonnes orales de l'alphabet français. Essayez avec d'autres voyelles comme "a", ce sera encore plus flagrant. Alors, spécialité de la langue française ? Ma foi, il faudrait essayer avec plusieurs langues pour voir. 

Cette année, à l'IUFM, j'ai appris que cela pouvait être la cause d'erreurs de la part des élèves. En effet, prenons le son "g de garçon" et "k". Il s'agit d'occlusives (mode d'articulation) palatales (lieu d'articulation, le palais dans le cas présent). La seule différence : "g" est un son voisé (prononcé avec la voix) et "k" un son non voisé. Prononcez ces deux sons à haute voix en vous bouchant les oreilles et vous remarquez "g" résonne contrairement à "k". Ainsi, des élèves ont tendance à confondre ces deux sons parce que la différence est assez subtile.

J'aime bien la linguistique. Je trouve qu'étudier le fonctionnement de langue française est une étude passionante.

 


 

 

Publié par Sen à 22:28:44 dans Rêveries | Commentaires (7) |

Au bout du monde | 28 juin 2008

Malheureusement, je ne suis pas partie aussi loin : j'ai juste quitté Amiens (sans regrets) pour Bordeaux. Banal en fait. Quoique... imaginez deux chaises non démontables, un meuble de cuisine et un meuble pour l'ordinateur (démontables cette fois-ci), 6 cartons de 40 cm de longueur et 30 de largeur et de profondeur, un sac de voyage qui fait deux cartons en volume, deux tabourets pliables, un fer à repasser, trois sacs de vêtements, la tour de mon PC (je suis allergique aux portables), l'écran, l'imprimante, le sac des fils (avec des gomettes pour savoir ensuite où je dois les brancher. A final, je ne m'en sers pas mais ça me rassure), télé, lecteur DVD, modem, chaîne hi-fi, grille-pain, manteaux, couettes, coussins, les plaids, mes deux peluches (on ne rigole pas, j'y tiens) et je ne sais plus quoi d'autres. Le vrai défi a été : comment faire rentrer tout cela dans la voiture ? Même en rabattant la banquette arrière, tout cela prend du volume. Mon compagnon avoue encore qu'il ignore comment il a réussi à causer tout cela. Je me le demande moi-aussi d'ailleurs. Je me demande également comment j'ai pu caser tant de choses dans mon sac de voyage. Je voulais aussi prendre le BZ mais bon... je crois que nous ne serions jamais parvenus à Bordeaux dans ces conditions-là.

Voilà le premier problème rencontré durant le voyage, ce voyage avec des allures d'expédition au bout du monde d'où le titre. 
- second problème : je n'ai pas eu le temps de manger avant de partir et j'ai dû patienter jusqu'à 13h30, l'estomac creux.
- troisième problème : la clim ou plutôt l'absence de clim. Avec la température extérieure, je regrettais presque le climat picard. J'ai dit "presque".
- quatrième problème : la musique. Monsieur a fini par me demander d'ôter mon CD parce que cela le fatiguait.
- cinquième problème : ne pas se perdre à Paris. Je ne conduisais pas mais j'étais stressée pour lui.
- sixième problème : toutes les affaires que j'ai citées plus haut, il faut les transporter chez mon compagnon à l'arrivée. Au quinzième étage bien sûr, sans ascenceur. Non je plaisante, il y en a un.

Prochaine étape : emménagement dans mon nouveau studio mais ce sera dans deux mois...

 

 

Publié par Sen à 21:28:05 dans Anecdotes | Commentaires (13) |

Pâte de coings | 27 juin 2008

Il paraît que cette recette est typique de noël mais j'en mange à n'importe quelle période de l'année : je vous la propose donc ce soir. Attention, la recette nécessite du temps.

 

Ingrédients :

- 2 à 3 kilos de coings.

- 2 kilos de sucre.

- 1 bâton de vanille.

- de d'eau.

 

1) Faire bouillir de l'eau dans une casserole.

2) Eplucher les coings (opération délicate !)

3) Couper les coings en quartier, les nettoyer et les plonger immédiatement dans l'eau pour qu'ils restent blancs.

4) Laisser cuire 30 minutes.

5) Passer les coings dans une moulinette à légumes.

6) Remettre la purée de coings dans la casserole avec la vanille et le sucre.

7) Mélanger la mixture.

8) Dès que la mixture bout, la ôter du feu (elle doit rester transparente).

9) Placer la mixture dans des plats creux recouverts de papier sulfurisé ( 2 cm de mixture dans un plat, utiliser plusieurs plats si nécessaire.)

10) Laisser sécher plusieurs jours.

11) Recouvrir la pâte de papier sulfurisé et retourner la pâte afin de faciliter le séchage.

12) Découper la pâte de coings en carrés ou en losanges.

13) Les saupoudrer de sucre.

14) Remettre les carrés ou losanges à sécher toujours dans des plats avec du papier sulfurisé.


A déguster quand ils sont biens secs.

Bon appétit !

Publié par Sen à 20:57:03 dans Recettes | Commentaires (7) |

Quand la foudre s'abat... | 26 juin 2008

Ce soir, je suis fatiguée, j'ai juste envie de vous montrer un orage à Bordeaux (photo prise par mon compagnon) :

 

                                 

 

Je n'ai pas spécialement peur de l'orage mais quand on voit ça, ça doit quand même être impressionnant.  

 

Publié par Sen à 21:22:31 dans Coups de coeur | Commentaires (6) |

Monde cruel des étudiants | 25 juin 2008

Je ne le pense pas vraiment bien sûr puisque j'aime être étudiante. Disons qu'il y a des points positifs et négatifs.

 

Points positifs :

- Pas encore de vraies responsabilités.

- Une vie un peu bohême.

- On peut partir voir des amis à l'autre bout de la France sur un coup de tête.

-On peut passer sa vie avec nos amis si on peut le concilier avec les études.

- On ne vit plus chez les parents sans avoir le stress de la vie active.

- Pour peu qu'on aime nos études (comme ça a été mon cas en lettres), c'est le paradis.

- Les villes étudiantes sont généralement assez dynamiques. Bon ok, Amiens est une exception.

- Nous ne sommes pas imposables.

 

 

Maintenant les points négatifs :

- Pas beaucoup d'argent, il faut toujours compter.

- Si les parents ne peuvent ou ne veulent pas payer les études, il faut concilier job et études.

- Le stress des exams et des concours.

- La peur de ne pas trouver de travail après les études.

- Les résidences étudiantes, les immeubles habités que par des étudiants aussi en fait (les voisins sont un cauchemar quand on aspire au calme et quand on veut dormir avant minuit).

- Les parents sont toujours sur notre dos parce qu'ils ont peur qu'on échoue.

Et enfin le dernier point négatif :

- Il faut trouver un job d'été !

 

D'habitude, cela ne me cause pas de problèmes : tous les étés, je travaillais pour la mairie de Toulon. Seulement voilà : cette année, la mairie n'embauche pas de saisonniers et j'ai été prévenue aujourd'hui. Et je fais comment maintenant pour trouver un job pour juillet ?
Monde cruel des étudiants...

 

 

 

Publié par Sen à 22:29:15 dans Anecdotes | Commentaires (10) |

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