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La vie continue : La piscine | 30 mai 2008

Voici la suite des récits intitulés "prologue" et "La promesse". Je devrais peut-être créer un thème "La vie continue". Ce serait plus simple pour trouver ce qui précède. J'y penserai.

Avertissement : ce récit a été écrit quand j'étais adolescente, le style est donc celui d'une adolescente. De plus, malgré mes relectrues, il n'est pas impossible qu'il reste des fautes. Le contraire m'étonnerait même. Vous savez donc à quoi vous en tenir si vous lisez ce texte. Sur ce, bonne lecture.

Mes frères étaient morts depuis déjà deux mois mais je ne passais plus mes journées à pleurer et à déplorer leurs absences. Non pas que je les ai oubliés mais comme le disait Cyril, il fallait vivre. Peu à peu, grâce à l'aide de mon ami et de ma tante, j'avais retrouvé un rythme de vie normal. Je parvenais à sourire et à rire. Je n'aurais jamais cru y arriver à nouveau. Et pourtant...
Ce jour-là, j'étais très contente car j'étais enfin en vacances. J'étais libre de m'amuser jusqu'à la rentrée. Malheureusement, ma tante voulait que je travaille cet été. Mais j'étais bien décidée à me défiler à chaque occasion. Ma tante et moi passerions un mois à la campagne. Des amis de ma tante nous prêtaient leur maison pour l'occasion. Clothilde, la mère de mon ami, s'était liée d'amitié avec ma tutrice et nous accompagnait également. J'étais très contente qu'ils nous accompagnent. Le seul problème, c'est qu'il y avait aussi une piscine. Or, je ne savais pas nager car j'avais très peur de l'eau. L'année précédente, j'avais failli me noyer dans un lac et je devais la vie à mes frères. Corentin et Matthieu qui nous avaient tirés de l'eau, Cyril et moi, alors que nous coulions... Des larmes me montèrent aux yeux à ce souvenir. Ma main tâta le pendentif que mon ami m'avait donné et me sentis tout de suite beaucoup mieux. Ma tante m'avait autorisée à me baigner à condition que je fasse très attention. Recommandations inutiles car jamais je ne me baignerais même si je devais mourir de chaud ! Et même si j'osais entrer dans l'eau, je ne serais pas assez stupide pour m'aventurer là où je n'avais pas pied alors que je ne savais pas nager.
Cyril et moi avions attendu le jour du départ avec une impatience grandissante et il était enfin arrivé. Mon ami et moi avions pleins d'idées de jeux. Cyril avait même préparé une liste des objets que je devais apporter. Bien évidemment, le petit synthétiseur que j'avais eu pour mes huit ans en faisait partie. Ma tante avait failli faire une crise cardiaque à la vue de mes bagages.
Quand Clothilde avait aperçu le nombre de mes sacs, elle avait poussé une exclamation de surprise et s'était écriée :
- Je ne sais pas ce qu'ils ont dans la tête ces enfants ! Cyril a absolument tenu à prendre la moitié de sa chambre avec lui ! Et pas possible de lui faire changer d'avis !
- Rassure-toi. Flo, c'est la même chose.
Cyril et moi riâmes sous cape en entendant cela. Si elles pouvaient se douter de tous nos projets ! Malgré nos préparatifs, je faillis oublier une chose très importante : la photo de mes parents, Corentin, Matthieu et moi. J'en avais absolument besoin. Cyril sourit d'un air attendri quand je fourrai la photo dans mon petit sac de voyage. Nous partîmes enfin dans une voiture pleine à craquer vers des vacances que nous serions tous pas prêts d'oublier.
Ma tante m'avait bien dit que la piscine était grande mais je fus tout de même très impressionnée à la vue de l'eau claire et profonde sur laquelle se reflétait le soleil. Des vaguelettes dorées se formaient. De hauts pins surplombaient l'eau si bien qu'une multitude d'épines nappait la surface de l'eau.
- Si vous voulez vous baigner, dit la mère de Cyril, il faudra d'abord tout nettoyer.
Mon ami grommela quelque chose d'incompréhensible mais il s'exécuta. L'après-midi était déjà fort avancé lorsqu'il finit le nettoyage. Il s'écroula sur la pelouse en poussant un soupir de soulagement.
- On va pouvoir se baigner.
- Ne compte pas trop sur moi pour ça !
Quand Cyril avait des projets en tête, il ne fallait pas longtemps pour les réaliser. C'est ainsi que quelques minutes avant de passer à table, mon ami piqua une tête tandis que je le regardais nager. J'avais tout de même enfilé un maillot mais pas question que j'entre dans l'eau ! Ca me faisait trop peur. Je me conduisais peut-être comme une lâche et une peureuse mais j'appréhendais vraiment les activités aquatiques. Cyril avait lui-aussi eu une mésaventure au bord d'un lac. Pourtant, ça ne l'empêchait pas de sauter dans la piscine et de s'y amuser. Etrange... Mais il y avait tout de même une différence entre lui et moi : il nageait comme un poisson tandis que je ne savais même pas faire la planche !
Mes jambes pendaient dans l'eau si bien que j'étais trempée jusqu'aux mollets. Encouragée et excitée par les allés venues de mon ami, je battai des pieds ce qui m'éclaboussait. Cyril m'interpella tout à coup :
- Allez, viens ! Ce n'est pas amusant de se baigner seul ! Tu ne risques rien tant que tu ne t'aventures pas là où tu n'as pas pied. Puis je suis là.
- C'est hors de question et n'insiste pas !
Cyril haussa les épaules, visiblement déçu, et continua de nager. Il quitta la piscine lorsque sa mère lui ordonna de ranger ses affaires.
- Ah ! s'écria mon ami, c'est l'heure de monter la tente pour cette nuit.
C'était l'un de nos projets. Cyril se dépêcha de s'habiller, prit ses bagages ainsi que les miens et les transporta dans un coin retiré du jardin entouré d'arbres.
- Tu as bien emporté tout ce que je t'ai demandé ?
- Ne t'inquiète pas, il ne manque rien.
Je n'aidais pas mon ami à planter les piquets étant donné que j'en étais incapable. En revanche, je lui passais tous les accessoires qu'il réclamait. Bientôt, tout était installé. C'est vrai, la tente était un peu de travers et nous avions intérêt à ne pas trop bouger si nous ne voulions pas que notre chef-d'œuvre s'écroule mais nous nous en déclarâmes enchantés. A présent, il fallait agrémenter tout cela. Grâce à quelques planches et quatre bûches que nous trouvâmes dans le hangar, nous construivîmes une petite table. Deux grosses pierres servaient de sièges.
- Tu as bien pris les coussins et les couvertures au moins, me demanda mon ami ?
Je les lui apportai en guise de réponses. Cyril sourit jusqu'aux oreilles à la vue d'un sac entier rempli de draps et même de peluches. Nous rangeâmes le tout dans la tente. J'installai devant notre cabane un petit tapis que j'avais subtilisé à ma tante. Il devait nous servir de paillasson. Finalement, Cyril et moi présentâmes notre logement aux adultes. Elles s'exclamèrent en riant que nous avions fait un vrai travail d'architecte. Notre idée de camping les enthousiasmait même si ma tente avait fait une drôle de tête à la vue de son tapis qui traînait par terre. Cyril et moi abandonnâmes notre besogne pour passer à table. Le repas fut assez simple car nous venions d'arriver et nous n'avions pas encore fait les courses. Mais cela importait peu. De toute manière, comme j'avais eu mal au cœur pendant tout le trajet en voiture, j'étais pratiquement incapable d'avaler quoi que ce soit. A vrai dire, je n'avais faim que pour les boules de glaces !
Après le dîner, ce fut enfin le moment de tester notre nouvelle demeure. Nous nous rendîmes vers la tente armés de lampes de poche. Nous nous glissâmes en chuchotant dans la toile. Dieu, qu'est-ce qu'il faisait chaud ! Surtout que nous ne pouvions pas ouvrir sans quoi les moustiques seraient attirés par la lumière. Je me serrai instinctivement contre Cyril. Nous nous couchâmes l'un contre l'autre au milieu des coussins, calâmes les lampes de poche et nous reposâmes cinq minutes sans rien dire. Ce fut mon ami qui rompit le silence :
- Et si on se racontait des histoires de fantômes ? Ce serait marrant !
Sans le faire exprès, Cyril me fit de la peine car il me rappelait des souvenirs: Corentin et Matthieu m'avaient raconté une histoire effrayante. A l'époque, mes parents étaient encore en vie. Mes frères avaient cherché à me faire peur ce soir-là et avaient réussi. Ce souvenir en éveilla un autre. Cette fois-ci, mes parents étaient morts mais Corentin et Matthieu étaient toujours là. Il était plus de minuit et j'étais en pyjama dans les escaliers sombres chez ma tante. J'avais peur qu'un esprit ne m'attrape à cause de l'histoire de mes frères. Cette nuit-là, je souhaitais ramasser les restes d'une photo que ma tante avait réduite en miettes par mégarde et la reconstituer. Mais mes frères m'avaient entendue et s'étaient levés. Quand ils avaient allumé la lumière, j'avais tout de suite songé à un revenant. Que j'étais bête à cette époque ! Pourtant, moins d'un an s'était écoulé depuis ce temps-là. Dehors, on entendait des hurlements aigus mais je n'avais pas peur car je savais que ce n'était que le vent. Il n'y pas si longtemps, j'aurais été morte d'épouvante. En fait, depuis la mort de mes frères, j'avais perdu une certaine candeur. Finalement avais-je vraiment huit ans ? Je me sentais plus âgée. D'ailleurs, je ne souriais et ne riais presque plus. Sauf en la présence de Cyril, bien entendu ! Mais c'était différent. Je le considérais un peu comme mon grand frère. Mais grandir signifie-t-il ne plus rire ? N'a-t-on pas le droit de s'amuser quand on prend de l'âge ? Finalement, avais-je vraiment grandi trop vite ? Peut-être qu'il s'agissait juste d'une petite lueur au fond de moi qui s'était éteinte à la mort de mes frères. Heureusement que Cyril était là ! Lui savait me réconforter. Au fait, il attendait certainement que je lui raconte une histoire bien horrible qui nous ferait frissonner tous les deux. Je me tournai vers mon ami et là, surprise ! Il était toujours allongé au milieu des coussins et des peluches. Sa respiration était plus bruyante, plus lente et plus régulière que précédemment. Son bras droit pendait mollement tandis que le gauche était délicatement posé sur sa poitrine. Bref, il s'était endormi pendant que je réfléchissais. Je me penchai sur lui et le regardai pendant cinq bonnes minutes. Dieu, ce qu'il ressemblait à Matthieu, c'était effrayant ! Je jetai un coup d'œil à la photo de mes frères que j'avais posée dans un coin de la tente. Mon regard se posa à nouveau sur Cyril. Tout à coup, une petite brise s'infiltra dans la tente. Mon ami, totalement découvert, frissonna. Je rabattus une couverture sur lui, m'allongeai puis m'endormis profondément en compagnie de mes frères qui, je le sentais, veillaient à ce moment-là sur moi.
Nous nous réveillâmes tous les deux en même temps dans un hurlement de terreur sans comprendre ce qui nous arrivait. Cyril tendit la main pour prendre la lampe de poche mais ne la trouva pas. Nous nous glissâmes hors de la tente. Heureusement, la lune était pleine si bien que nous avions la consolation de ne pas nous retrouver dans l'obscurité complète. Mon ami et moi étions tout d'abord affolés, égarés puis franchement embêtés à la vue de notre de tente qui s'était écroulée pendant notre sommeil.
- Et maintenant, dis-je, qu'est-ce qu'on fait ? On va dans la maison ?
- Non ! Nous avons décidé de dormir dans la tente, eh bien ,nous dormirons dans la tente ! Mais il va falloir la redresser. Aussi, reprit-il après quelques minutes de silence, nous avons été idiots tout à l'heure. Nous avions bien vu qu'elle tenait mal. C'est à ce moment-là que nous aurions dû la remonter.
Nous nous mîmes au travail, tels des lutins silencieux, et nous eûmes bientôt fini à notre grand soulagement. Epuisés, nous nous recouchâmes et nous nous endormîmes immédiatement. Nous nous levâmes tard le lendemain matin car nous avions eu une journée épuisante la veille. Notre mésaventure nocturne n'avait rien arrangé non plus. De plus, en dormant, nous avions déplacé les peluches et les coussins si bien que nos dos s'étaient vite retrouvés sur le sol dur. C'est pourquoi nous faisions des têtes de trois kilomètres de longs et nos yeux n'étaient qu'à moitié ouverts. C'est bien simple : nous dormions tous les deux sur place au petit déjeuner. Cyril et moi étions donc de très mauvaise humeur comme toutes les personnes ayant passé une mauvaise nuit. Tout cela me rendait agressive et Cyril avait tendance à être légèrement impulsif. Une dispute se déclencha. La raison était absurde mais nous n'étions pas d'humeur à nous supporter. La querelle devint vraiment sérieuse. Je finis par lui reprocher de m'avoir fait dormir à la belle étoile alors qu'il était incapable de monter une tente correctement. Le visage de mon ami vira au rouge puis il s'exclama :
- Peut-être que je l'ai mal montée mais au moins je sais nager et je n'ai pas peur de rentrer dans une piscine. Pas comme certaine ! ajouta-t-il en me lançant un regard dédaigneux !
A cette phrase, j'avalai ma salive de travers. Sa réplique me laissa stupéfaite. Certes j'étais allée trop loin. Mais tout de même, un peu de considération pour moi ! Je n'y pouvais rien si j'étais aquaphobe. Aquaphobe est un terme un peu fort. Disons que je ne me sentais pas très à l'aise dans l'eau. Mais me le reprocher ! Quel toupet ! Tiens ! Je vais lui prouver qu'il a tort. Je vais... me baigner ! Et immédiatement.
Cyril regrettait déjà ses paroles :
- Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça !
Au lieu de m'apaiser, ses excuses eurent le don de m'exaspérer. Mon visage s'empourpra.
- Je suis vraiment désolé, répéta mon ami, je ne voulais pas ! Je te jure. Allez, viens, allons jouer maintenant.
Mais je ne l'écoutais pas. Je courus vers ma chambre, m'enfermai à clé, me déshabillai à toute allure et enfilai en maillot tandis que Cyril tambourinait à la porte. Puis je l'ouvris brusquement.
- Flo, dit-il vaguement mal à l'aise, que t'apprêtes-tu à faire ? Ne fais pas l'idiote. Allez, va vite te rhabiller. D'accord ?
Mais je ne lui obéis pas et me précipitai vers le jardin. Ah, j'avais peur de l'eau ! Il allait voir ! Mon ami, qui devinait mes intentions, me poursuivit mais il ne me rejoignit pas.
- Arrête ! C'est de la folie ! Tu ne sais pas nager !
Il m'attrapa par le poignet mais je me dégageai sans difficultés et m'éloignai de lui.
- Non, ne fais pas ça ! cria Cyril au loin.
Mais je n'étais pas stupide. Je n'allais pas sauter là où je n'avais pas pied. L'eau miroitante renvoyait mon image. J'observai mon visage endurci par la colère. Mes yeux bleus pétillaient d'une rage froide et contenue. Des gouttes de sueurs perlaient sur mon front. A travers mon reflet, j'apercevais le fond de la piscine. Non, ce n'était pas si profond. Aucun danger ! Et puis, je n'avais pas peur de l'eau même si mon cœur et le peu de conscience qui me restait me soufflaient le contraire. Mais je n'allais pas m'arrêter à cause d'un détail aussi minime. Je voulais prouver à Cyril que j'étais capable de surmonter ma phobie.
Tout à coup, le liquide m'apparut très accueillant. Pendant l'espace d'une seconde, j'eus vraiment envie de m'y jeter pour que l'eau m'engouffre. Mon ami s'approchait toujours plus de moi. Il fallait se décider. Alors, je sautai à l'eau d'un petit bond gracieux. Durant l'espace d'un quart de seconde, ma tête fut complètement immergée. L'eau froide m'apaisa si bien que je retrouvais toute ma raison. Mais qu'est-ce que j'avais fait ? J'étais complètement folle ! Je ne savais même pas nager ! Comment allais-je faire à présent ? Mes cheveux flottaient autour de moi et me chatouillaient le visage. J'entrouvris les paupières et le chlore me piqua les yeux. J'aperçus une lumière vive et dorée. Le soleil, là ! Juste au-dessus de moi ! Je relevai vigoureusement le visage et me retrouvai à l'air pur. J'avais pied et l'eau me ceignait la poitrine. J'avais froid mais cela importait peu. A présent, je n'avais plus peur. J'avais même envie de barboter avec mon ami. Qui aurait pu croire cela ? Cyril apparut sur le bord de la piscine. Il était inquiet. Mais lorsqu'il s'aperçut que j'allais parfaitement bien, son angoisse se mua peu à peu en colère. Il vint à ma rencontre et m'apostropha :
- Petite idiote ! Non mais tu te rends compte !
Je me contentais de hausser les épaules pour toutes réponses. Cyril se calma :
- Bon, nous n'allons pas recommencer à nous disputer,demanda-t-il ?
- Tout dépend de toi. Au fait, repris-je après quelques minutes, tu ne voulais pas te baigner avec moi ?
Mon ami sourit et plongea. Nous inventâmes une multitude de jeux aquatiques. Nous oublions notre dispute, notre mauvaise humeur, notre colère et toutes nos mésaventures de la nuit précédente. C'est incroyable comme l'eau lave l'esprit et nous vide de toutes nos pensées négatives ! A midi, nous quittâmes la piscine pour passer à table. Je grelottai de froid en sortant de l'eau. Mes lèvres devenaient bleues. Pendant l'espace d'une seconde, j'eus envie de replonger dans la piscine mais je m'abstins. Cyril jeta une grande serviette de bain sur mes épaules dans laquelle je me pelotonnai. J'arrivai auprès des adultes trempée de la tête au pieds en frissonnant. Ma tante ouvrit des yeux grands comme des soucoupes volantes. Je crus même qu'elle allait tomber de sa chaise et faire une crise cardiaque. Elle se contenta de laisser tomber son verre d'eau qui se brisa en mille morceaux sur le sol.
- Flo, je ne comprends pas.
- C'est pourtant simple, s'écria mon ami d'une voix joyeuse. Elle s'est enfin décidée à affronter sa peur.
Ma tante se remit de ses émotions et s'exclama :
- J'en suis tellement heureuse !
Je donnai tout à coup libre court à une idée qui me traversait l'esprit :
- Dis, tatie, j'aimerais profiter de cet été pour apprendre à nager. Qu'en penses-tu ?
Cette fois-ci, elle ne lâcha pas son verre étant donné que celui-ci était déjà par terre. Elle resta cependant toute interdite pendant quelques secondes avant de s'enthousiasmer :
- Mais bien sûr ! Et comment donc ! Félicitations Flo, vraiment ! Si tes frères pouvaient te voir, ils seraient vraiment fiers de toi !
- Ca, c'est sûr, me chuchota Cyril à l'oreille.
C'est ainsi que sur un coup de tête et une dispute sans importance, je réussis enfin à surmonter ma peur. Corentin et Matthieu m'avaient bien dit que cela arriverait un jour. Je n'avais qu'un seul regret : c'est qu'ils ne soient pas là pour le voir.

A suivre...

Publié par Sen à 22:50:11 dans La vie continue | Commentaires (3) |