Un besoin d'exprimer ce qui se passe en moi.
De mettre des mots sur mes émotions, mes sentiments...
Apprendre à mieux me connaître,
Et surtout continuer à évoluer ...
Tout simplement !
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J'ai passé une excellente soirée en compagnie d'un homme adorable !
Nous sommes allés à un pub à la Marina, il y avait un groupe de jazz qui reprenait le répertoire de Miles Davies.
Durant toute la soirée, j'étais perdue dans son regard profond et captivant. Je me suis laissée transporter par son sourire à la fois franc et généreux... J'ai aimé notre discussion légère et qui mettait en lumière un peu plus de nous-mêmes, j'ai aimé nos rires et la joie qui était entre nous...
Et puis, j'ai aimé cette main posée légèrement sur ma joue quand nous nous sommes dit aurevoir... Il a trouvé que ma compagnie était agréable (Yesss !) et il m'a affirmé avoir très envie très vite d'un autre rendez-vous avec moi (Double Yessss !)
Peut-être a-t-il devinait mes craintes et mes interrogations... Car, lorsqu'il a su de quelle île je venais il m'a dit : "J'avais une ex qui habitait aussi là-bas... Nous étions engagés ensemble, pas encore mariés, mais je me suis installé aussi là-bas... Malheureusement, il s'est avéré qu'elle était trop nerveuse alors, j'ai mis un terme à la relation... Toi tu n'es pas nerveuse, n'est-ce pas ?"
J'ai souri, non, je ne suis pas nerveuse... En fait, je souriais parce que mon décripteur intérieur était entièrement absorbé par ces quelques révélations qui en disaient long sur lui... Premièrement, la distance n'est pas un obstacle pour lui, deuxièmement, c'est un homme qui peut envisager l'engagement... Pendue à ses lèvres, je sentais les anges autour de moi entonner l'hymne au bonheur ! "
Et, comme pour confirmer mes impressions, il a continué : "D'ailleurs, je serais amené à venir dans ta région vers le mois de novembre, avec mon groupe nous allons donner un spectacle chez vous... Tu seras déjà rentrée ?"
Il exprimait ainsi le désir et surtout la possibilité que nous puissions nous revoir mais aussi celui de garder le lien...
Il me plait...
Ai-je besoin de le précier ? Seulement, je crois surtout que je suis dans un certain état d'esprit où j'ai envie de vivre l'amour, d'être amoureuse... Est-ce que ce désir qui me vient du plus profond de mes entrailles ne m'expose pas plus facilement au baiser baveux du crapaud ?
Je ne dis pas qu'il est un crapaud, loin de là, c'est un homme plaisant et avenant (sourire)... Je me demande simplement si je saurai faire le dicernement entre un prince charmant et un crapaud...
Vu que je suis sous l'emprise de la pleine lune et de mes pulsions...
Publié par Katchopine à 15:48:02 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (3) | Permaliens
J'ai vu Nck hier. J'appréhendais ce moment où nous nous serions retrouvés. Ces derniers temps j'étais en mode cogitation intensive le concernant. Mais surtout me concernant, ma vie, ma façon de gérer mes relations amoureuses... Et puis lui. Pourquoi lui ai-je donné tant d'importance dans ma vie ? Pourquoi, malgré ma décision de réellement m'éloigner de lui je me sens si intimement liée à lui ? Pourquoi malgré son indifférence je sens mon coeur brûler pour lui ?
Bref, ces questions me turlupine et mine de rien ronge mon énergie. Nous nous sommes retrouvés et au fond de moi je ressentais une certaine rancoeur vis-à-vis de lui. Je ne sais comment expliquer ce sentiment... Mais je lui en voulais. Au début de nos retrouvailles, je me suis efforcée un peu pour paraître joviale, heureuse... Nous avions décidés d'aller à la plage. Il conduisait et, assise auprès de lui, j'évitais de trop le regarder. Nous étions tous les deux un peu calme, un peu dans nos pensées. Je ne sais si lui aussi feignais le grand bonheur de me retrouver...
Et puis, je ne sais plus de quoi nous
parlions, je lui ai dis à brûle pourpoint, un peu comme une boutade : "...Peut-être est-ce pour
cette raison que tu évites les relations amoureuses?"
Il n'a même pas été surpris par ma phrase. Il n'a même pas été surpris
par le fait que je ne semblais plus considérer que nous étions
ensemble...
Il m'a répondu : "C'est vrai... En ce moment je fuis... je le
reconnais... Peut-être ai-je besoin d'une thérapie..." Il parlait un
peu sur le ton de la provocation, il observait mes réactions. Mais je
restais silencieuse. Immobile. Les yeux fixés sur la route. Alors il a
rajoutait, cette fois-ci je le sentais sérieux : "C'est vrai, je crois
que j'ai vraiment besoin de consulter, de faire une thérapie...". Alors
je lui ai parlé de ma décision d'aller consulter aussi un thérapeute.
Je lui ai parlé de ce mal-être que je ressens en particulier dans le
domaine affectif. Je lui ai exprimé ma difficulté à avoir des
relations épanouissantes et enrichissantes avec les hommes... Je lui
parlais comme à un confident. J'occultais totalement le fait que nous
étions justement intime et qu'il faisait parti par conséquent de ces
hommes avec lesquels j'avais des relations peu épanouissantes. Je le
sentais captivé et réceptif à ce que je disais...
Il m'a confié que lui il sait qu'il a un "problème". Il en ignore la profondeur et la véritable cause mais il en a eu la confirmation à plusieurs reprises par sa mère. Cette dernière lui a avoué que durant sa grossesse elle a dû gérer un violent choc émotionnel avec son mari - le père de Nck - . Une histoire d'infidélité et de rivalité. Elle a très mal vécu cette période de sa vie et elle reconnait que certains traits de caractère de Nck, ses comportements peuvent s'expliquer par cette période sombre de sa vie...
Depuis toutes ces années que nous nous connaissons c'est la première fois qu'il me parle de cette partie de sa vie...
Ensuite, nous avons parlé de la vie de nos parents et de nos
grands-parents, de ce que nous en savons... De cet héritage, composé de
leurs peurs et de leurs attentes, qu'ils nous ont transmis
inconsciemment... Et les conséquences sur nos propres vies...
Nous sommes restés très tard dans la mer. Elle était chaude et
calme. Je me suis sentie très proche de lui. Comme si nous étions
connectés et que par delà les mots nous comprenions nos douleurs... Comme si nous avions dénudés nos âmes et qu'elles s'étaient rapprochées pour se réchauffer...
Nous étions comme deux âmes esseulées, abandonnées, perdues à la
recherche de la Source qui leur permettrait de retrouver le véritable
sens de leur vie... Deux âmes prêtes à s'épauler pour traverser ce
tunnel si sombre...
Nous n'avons pas directement parlé de nous en tant que couple, entité... Mais, lui et moi avions compris que le vrai problème ne se situe pas là...
Publié par Katchopine à 22:09:06 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (1) | Permaliens
Je disais que je continuerais à voir Nck mais je me rends compte que je réponds très rarement au téléphone lorsque je vois que c'est lui qui m'appelle. Les fois où je réponds, et qu'il me propose que nous nous voyions je décline poliment l'invitation... Là, il va partir deux jours sur une île voisine...
Ce matin, je me gare. Au moment où je vais pour faire ma manœuvre je vois un homme qui semble convoiter la même place que moi. Alors, je lui fais des signes pour lui faire comprendre que j'ai l'intention de prendre cette place de parking donc qu'il peut continuer à chercher une autre pour lui. Il me sourit et me dit : « Hey ! Comment vas-tu Katchopine ? ». Je lui souris en retour. C'est un ami que je n'avais pas revu et, sur le coup, je ne l'avais pas reconnu. Et comme un bonheur n'est jamais seul, on se rend compte que la place est assez grande pour nos deux voitures...
Une fois garée, je lui dis enthousiaste, toute heureuse de le rencontrer : « Alors, comment vas-tu Will ? » Il me répond, d'une voix pitoyable : « ça ne va pas, mais alors pas du tout ! » j'attends quelques secondes mais, ne voyant pas de suite à cette plainte je continue toujours sur le même ton jovial : « Mais, maintenant, tu dois aller mieux : Tu me vois ! » Il me fait un faible sourire... « Oui... » Me répond-il, sans conviction. Alors, il commence à me raconter que son amie est partie avec un autre homme, ils sont partis vivre ailleurs... « Oui, c'est vrai, ce n'est pas facile les histoires de cœur... » Je pense à ma propre vie sentimentale. Au désert que j'aie traversé ces dernières années et là ma relation avec Nck qui ne sera bientôt qu'une histoire au passé. J'aurai eu de quoi aussi nourrir une triste litanie... Mais, au lieu de ça, je lui montrais que la vie n'est souvent qu'une question d'attitude, une façon de voir... « Peut-être n'était-elle là que pour t'accompagner un instant de ta vie... Et aujourd'hui, elle a laissé la place pour quelque chose d'autre ou quelqu'un d'autre de meilleur qui t'attend... » « Oh ! Changeons de sujet, veux-tu ? » « Oui, je te comprends, ce n'est pas ce qu'on a envie d'entendre dans ce genre de moment... »...
Et pourtant, moi aussi, j'aurai pu pleurer sur mon sort. Mais, de le voir ainsi, j'ai compris que ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux. La vie est belle ! C'était, c'est une évidence pour moi. J'ai essayé de le lui faire comprendre dans ces quelques mots échangés mais il ne pouvait m'entendre... Il avait encore besoin de sa douleur...
Je suis heureuse. Je réalise que même au fond du gouffre, j'arrive toujours à voir un morceau de ciel bleu... Il a dû croire que mes paroles étaient justes de circonstance, que je ne pouvais comprendre ce qu'il ressentait. Mais, ces mots ne lui étaient pas seulement destinés. Ils étaient là aussi pour moi. Je les ai sentis vibrer en moi, j'ai entendu leur accent de vérité, de MA vérité.
Finalement, il a réagit. Il est revenu dans ce moment présent. Il a réalisé que nous nous retrouvions après tout ce temps. Il m'a dit à plusieurs reprises : « Je suis vraiment très heureux de te voir, tu ne sais pas à quel point ! » il m'a même fait des compliments : il trouvait que j'avais un « port altier » waouwww !!!
Je lui ai donné mon nouveau numéro de téléphone. J'aurai bien aimé que nous nous revoyions... J'espère qu'il ne va pas choisir de se morfondre, que dis-je, de se complaire dans son malheur !
Publié par Katchopine à 15:19:50 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (2) | Permaliens
Je ne lui dirais
rien.
Bien sûr qu'il me trouvera étrange, bien sûr qu'il me posera des questions,
bien sûr qu'il me trouvera distante, voire fuyante... Mais je ne lui dirais rien.
Je me sens incapable de lui prononcer les mots, de lui dire que j'arrête tout.
Rien qu'à l'idée, je sens que mon cœur s'effrite en mille morceaux, je sens les
larmes me monter aux yeux, je sens une boule gonflée dans ma gorge... Jamais une
rupture ne m'aura été si douloureuse...
L'idée de mettre un terme à cette relation me rend folle... Alors je ne lui dirais rien. Aucun mot de rupture. Juste une absence de mon âme en apparence... Un silence, seulement en apparence, puisqu'il ne sera même pas chargé de sens... Car, en réalité, mon désir le plus cher est d'être avec lui.
C'est une manière un peu lâche de partir. J'en parlais avec Miouss. Mais il m'a répondu : « Non, tu n'es pas lâche, tu te protèges ! ». Et il a raison. Je me protège. Je me protège de cet être en moi, que dis-je, de ce monstre en moi qui est prêt à briser ce qu'il chérit le plus... Je me protège de mes émotions que je ne sais contrôler...
Je ne lui dirais rien.
C'est une façon symbolique pour moi de ne pas fermer la porte, de ne pas vraiment partir. Et si, avant que l'horizon ne disparaisse je me rends compte de l'ampleur des dégâts, de l'immensité de mon erreur, je pourrais toujours revenir sur mes pas et me blottir dans la douceur de ses bras. O combien aimés !
Je me sens dans une impasse.
Je n'ai aucune envie de le quitter. Cette décision, je le sais, est hâtive, pas vraiment réfléchie. Elle ne correspond pas à mon souhait le plus profond, je ne suis pas en accord avec moi-même...
Pourtant...
Je sais aussi que j'ai du mal à continuer avec lui sur cette base. Il se protège trop bien derrière une armure de froideur. Il ne peut satisfaire mon besoin insatiable de preuves d'amour...
Pourtant...
Quand nous nous retrouvons, il y a une magie indescriptible, chaque instant devient précieux. Parfois, quand il ne me regarde pas, je l'admire et je me dit éblouie : « Quel homme extraordinaire ! Qu'il est beau ! ». Je le trouve parfait aussi bien physiquement qu'intérieurement. L'oeil perdu dans le vague, le sourire béat, je fonds littéralement...
Je ne lui dirais rien.
Parce que je ne sais pas quoi lui dire. Les seuls mots que j'aie envie de lui murmurer sont : « Je t'aime, Nck ! ». Pourtant, à la place, la logique voudrait que je lui crie un : « Adieu !» implacable.
Je ne lui dirais rien...
Concrètement, quand nous nous verrons... Euh... oui... on continuera à se voir... Je disais donc, quand nous nous verrons je serais comme d'habitude mais dans ma tête je me répèterais en boucle : « Je renonce, je renonce, je renonce... »... Je vais ainsi me préparer tout doucement à l'idée que j'aie choisie de renoncer... Le temps, de prendre soin de moi, de me faire aider dans cette démarche par un professionnel, de régler ces problèmes qui m'empêchent d'être heureuse dans une relation d'amour... Et ensuite... Ensuite...
Retrouver l'espace de ses bras... Dont j'aime tant leur douceur...
Publié par Katchopine à 13:39:10 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (4) | Permaliens
Je renonce.
Je ne dis pas que je décide d'arrêter ma relation avec Nck parce que je suis
consciente que je suis en train de me détruire en continuant...
Je ne dis pas non plus être
consciente d'avoir fait un mauvais choix...
Je ne dis pas que je pense que je mérite quelqu'un de mieux...
Je ne dis pas non plus que
pour mon harmonie et mon équilibre intérieur c'est ce qu'il y a de meilleur
pour moi...
Je dis encore moins que je ne l'aime plus...
Je dis que je renonce dans le sens où je ne sens pas assez de force en moi pour poursuivre... Un peu comme celui qui c'était fixé comme but d'escalader une montagne jusqu'à son sommet et qui renonce en cours de chemin sentant ses forces le déserter...
Ressent-il de la fierté, de la délivrance par cette décision ?
Je n'en suis pas si sûre !
Hier, nous avons discuté longuement. Je lui ai dis à nouveau ce sentiment d'insatisfaction, ce sentiment que j'aie de me donner beaucoup plus que lui dans cette relation... Je ne parlais pas beaucoup mais je ne l'écoutais pas non plus. Un vrai dialogue de sourd...
Pour lui, j'étais en mode conflictuel. Prête à déverser ce que j'aie sur le cœur en refusant d'entendre sa version de la réalité, le condamnant sans qu'il ne puisse s'exprimer... Certainement, c'était vrai. Je me sentais fermée, fermée jusqu'au plus profond de mon âme...
Je renonce.
Et ce n'est même pas le signe d'un premier pas vers le mieux être. C'est plutôt le signe d'une forme de lâcheté, d'une manière de me fuir à moi-même...
Ces deux ans de quasi-célibat, après ma rupture avec Nck, m'ont laissé croire que j'allais mieux, que j'avais progressé, que je maîtrisais ma vie et mes émotions, que j'avais évolué...
Il m'a suffit d'entrevoir la possibilité d'avoir une relation avec un homme que j'aime tout particulièrement pour réaliser que je n'ai pas changé au plus profond de moi, que mon évolution n'était que factice et mon équilibre qu'illusion.
Cet homme a été Nck. Mais il aurait pu être n'importe quel autre homme pour lequel j'éprouverais un sentiment amoureux profond... Je ne suis pas retournée avec Nck pour combler un desert affectif.
Je n'ai pas peur de la solitude.
Je ne ressens pas le besoin d'être avec un homme pour tromper le vide de la solitude.
Il me faut, bien au contraire, apprendre à vivre et à accepter une relation plutôt que de faire de la solitude mon amie, mon alliée...
Nck n'est pas un monstre.
Je sais qu'à travers mes propos il peut apparaître comme tel.
Il réveille de vieux fantômes en moi. Ceux de mon enfance.
Sa froideur ne m'est pas étrangère, elle me rappelle celle de mon père absent émotionnellement.
Déjà à l'époque j'avais une soif d'amour. Déjà à l'époque, j'avais le sentiment de ne pas être aimée... J'aurais voulu entendre des mots comme ceux de « je t'aime, ma fille ! », j'aurai voulu qu'il me prenne dans ses bras pour me montrer à quel point j'étais importante pour lui...
Mon père non plus n'est pas un monstre. Simplement il pensait que donner de l'amour c'était subvenir aux besoins matériels de sa famille. Il n'a pas appris à donner de l'affection à ses enfants, à avoir des gestes de tendresse envers eux. Il a reproduit simplement ce que ses parents ont fait pour lui...
Maintenant, je sais qu'il m'a toujours aimée mais j'en garde malgré tout des séquelles... Avec un homme je suis très avide et je n'ai jamais assez d'affection et de preuves d'amour...
Croyez-moi, Nck n'est vraiment pas un monstre. Et même si sa froideur est réelle, je connais la douceur de son cœur. J'ai connu ces moments rares où il baisse les armes, ces moments où il me laisse rentrer dans cet espace qu'il protège farouchement... ce sont de moments précieux, véritablement merveilleux, que je n'ai connu avec aucun autre homme...
Pourtant, ma décision est prise, je renonce.
Mais tout renoncement n'est pas nécessairement définitif...
Euh... Oui, là je crois que je m'égare...
Publié par Katchopine à 19:36:22 dans SOUS L'AILE DE CUPIDON | Commentaires (5) | Permaliens
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